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52,54 euros net par jour: mon édito sur Mediavox

Troisième des quatre éditos que je rédige ce mois-ci pour le site Mediavox. N’oubliez pas également que vous pouvez contribuer financièrement à la réalisation, que je parraine, d’un reportage sur la dyspraxie.

52,54-smic-journalier-dec-2012

 

52,54 euros net

C’est ce que gagne par jour un Smicard dans ce pays. Et Attention je vous parle d’un salarié à temps
complet dans un contrat classique et respecté, le non-amputé horaire,
celui auquel on ne file pas un peu de rab de taf gratuit et pas
rémunéré.

Celui-là (ou plutôt celle-la puisque les femmes sont surreprésentées chez les
smicards) qui boucle ses fins de mois difficiles, dont le salaire n’est
pas toujours facile à trouver dans les chiffres d’affaires des TPE pour
son employeur. Mais qui est aussi allégrement mal rémunéré par des
sociétés qui auraient parfois de quoi le payer un peu plus au vu de ses
mérites.

Celui que parfois, on ose traiter pour certains à droite, à l’UDI comme à
l’UMP, de privilégié parce qu’il a un emploi, un salaire voire qu’il est,
parfois, horreur,  fonctionnaire.

Que ses détracteurs puissent se recruter parfois chez certains médecin
libéraux, méritants certes, mais un peu déplacés dans leurs demandes, de
bénéficier de davantage de financement sécu. Ces mêmes personne, à qui
le Smicard (on le nomme ainsi), souvent démuni pour se payer une
mutuelle et confronté à une sécurité de moins en moins sociale, devrait
consacrer pas moins d’un mois et demi de salaire pour se faire poser une
paire d’implants dentaires.

Oh oui, bien sûr, il est des stagiaires, des créateurs d’entreprises
aussi, des précaires encore qui ne gagnent pas tant. Mais pauvre
Smicard, qui doit s’excuser auprès des faibles d’esprit, à la fois de ne
pas être en pleine misère et à la fois d’être un salarié au plus bas
des critères de normalité : il lui faut une dizaine de jour de travail,
sans rien consacrer à sa nourriture, son logement, son conjoint et ses
enfants pour acquérir ces graals exposés à tous comme la normalité
consuméristes que sont les Ipad, les Jambox, les Galaxy et les Iphones.

Bien sûr, il n’est pas fou, le Smicard il ne s’en achète pas. Ou quasiment
jamais. Quand il le fait c’est souvent au prix de crédits usuriers, de
cartes de magasins tentantes qui ouvrent la voie à un peu d’argent, un
peu de dépenses qu »il paiera bien plus chers que ceux qui ont les
moyens du comptant pour acquérir la télé qui dispense d’aller au ciné ou
le téléphone à cartes rechargeables.

On le soupçonne d’ailleurs tant le Smicard, niveau hifi, gadgets et
dépenses inconsidérées ! Le Smicard, pour la droite, est un pauvre
doublé d’un enfant ! A peine le gouvernement revalorise-t-il les
allocations de rentrée pour permettre à ses enfants, au Smicard, d’aller
à l’école, que nombreux, trop nombreux sont dans le FN, l’UDI, les UMPs
ceux qui le soupçonnent de préférer les plasmas aux moufles, goûters
aux chocolats et cahiers de ses petits.

Il est vrai que son champion à la droite,Nicolas Sarkozy, lui, il n’a jamais revalorisé le SMIC. Il s’en fout, au Qatar
comme à New-York, une de ces conférences d’une heure, c’est plus de 21
000 fois le salaire horaire du Smicard. Il est vrai qu’un chef d’Etat à
la retraite, on en a que trois. Alors qu’ils sont un million de fois
plus nombreux à bosser pour 52,54 euros nets chaque jour…

 Romain Blachier

10 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.


  1. ok. Passé ce constat, que proposez-vous ?
    – SMIC à 1700 euros comme Melenchon voire à 3000 ?
    – salaire unique pour tous ? 650 milliards de masse salariale annuelle en France divisée par 32 millions de travailleurs, ça pourrait donner 20312 euros par personne et par an, soit 1692 euros par mois.
    Qu’en pensez vous ? Combien êtes vous prêt à lacher de votre salaire pour égaliser les salaires dans ce pays ?

  2. CHapeau! vous en arrivez à être caricatural (le coup du salaire à 3000 euros), à vous contredire dans ce qui est pourtant votre propre crédo idéologique et à considérer la masse salariale de façon malthusienne (celle-ci n’a pas forcément vocation à être finie et une répartition du pouvoir d’achat un peu plus grande est possible dans nombre d’endroits, par exemple par l’intéressement) le tout en quelques phrases.
    Reprenez vous 🙂

  3. romain blachier

    Je pense surtout que, comme parfois, vous surrentrepretez assez singulièrement mes propos. Ou pas compris comme vous l’admettez avec clairvoyance dans votre commentaire. Que je déplore la vision des smicards qu’à une partie de la droite (alors que certains de ses partisans certes bien moins nombreux que ceux du PS et du FN sont smicards) et la non revalorisation du smic sous sarkozy c’est clair. Mais d’une part le reste de mon billet n’est pas forcément a message politique uniquement, d’autre part vous extrapolez un certain nombre de choses que je ne dis pas mais vous avez envie de lire. C’est un choix.

  4. Thomas

    Bon billet, excepté un taquin dernier paragraphe. Question ouverte : quelles solutions viables ?

  5. Pourtant le dernier paragraphe de ce billet est une réalité, non ? Non?
    Pour les solutions même si mon billet est une peinture d’abord,j’ai évoqué quelques pistes dans un commentaire précédent.
    Mon billet n’est pas un billet de proposition en soit, il ne s’intitule pas « mes solutions pour le smic » mais décrit une vision de situation. Dans un certain nombre de cas il est parfois difficile pour les entreprises (je parle surtout des tpe) de payer beaucoup plus.Dans de nombreux cas les choses pourraient être améliorées.
    il y a notamment la possibilité d’indexer le SMIC sur la croissance en plus de l’inflation.En ce moment c’est faible mais c’est un gain.Il y a aussi la nécessité d’étendre la participation et l’intéressement, ce qui est logique me semble-t-il, peut-être, mais cela doit être un peu réfléchi, de plafonner les écarts de salaire, de faire, cela me semble de bon sens, participer les salariés aux conseils d’administration ou de surveillance. Partout où l’une de ces mesures est appliquée par une entreprise, les petits revenus sont moins petits.

  6. c’est vos propositions qui (sincèrement) m’intéressent.
    Quand à mon ideologie, je ne pense pas, toujours en toute sincérité, que vous la connaissiez.

  7. romain blachier

    J’ai un doute sur la question de vouloir connaitre des propositions après un premier commentaire pour le moins caricatural.
    Pour le reste, outre votre pseudo, vous bloguez ailleurs et vous commentez ici, je cerne donc ce que vous défendez.Et considérer la masse salariale de façon malthusienne n’est pas cohérent avec le libéralisme…bref.
    Mon billet n’est pas un billet de proposition en soit, il ne s’intitule pas « mes solutions pour le smic » mais décrit une vision de situation. Dans un certain nombre de cas il est parfois difficile pour les entreprises (je parle surtout des tpe) de payer beaucoup plus.Dans de nombreux cas les choses pourraient être améliorées.
    Puisque vous me demandez des solutions, il y a notamment la possibilité d’indexer le SMIC sur la croissance en plus de l’inflation.En ce moment c’est faible mais c’est un gain.Il y a aussi la nécessité d’étendre la participation et l’intéressement, ce qui est logique me semble-t-il, peut-être, mais cela doit être un peu réfléchi, de plafonner les écarts de salaire, de faire, cela me semble de bon sens, participer les salariés aux conseils d’administration ou de surveillance. Partout où l’une de ces mesures est appliquée par une entreprise, les petits revenus sont moins petits.

  8. d’indexer le SMIC sur la croissance en plus de l’inflation.En ce moment c’est faible mais c’est un gain.
    ==> ok, vous répondez vous même la limite de l’idée
    Il y a aussi la nécessité d’étendre la participation et l’intéressement,
    ==> ok
    ce qui est logique me semble-t-il, peut-être, mais cela doit être un peu réfléchi, de plafonner les écarts de salaire,
    ==> le problème est que les hauts revenus ne sont pas que des salaires.
    de faire, cela me semble de bon sens, participer les salariés aux conseils d’administration ou de surveillance.
    ==> le veulent ils ? CF l ‘attitude des syndicats dit représentatifs sur le « réformisme » à l’allemande

  9. a Eh oui c’est une limite mais c’est l’un des leviers aux salaires donc ce n’est pas à négliger
    b tant mieux
    c merci je suis au courant. Mais cela est justement intéressant car cela limite l’écart et améne l’échelle des salaires à la hausse tout en limitant les effets pervers de départ de top managers dans un premier temps avant d’aller un bout plus loin. Bien évidemment cela n’abstrait pas de la réforme des stock options également.
    d intéressez vous au syndicats, ils sont prêts et le pratiquent déjà dans nombre de boites.

  10. Intéressant comme article.Merci pour l’information.

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