Vote du sénat , manifestants , lycéens de Bellecour, manif du 28 octobre, casseurs médiatiques de Lyon et d’ailleurs : Et la suite ?

Cle Le sénat a voté hier soir la reforme des retraites, sans fondamentalement changer quoi que ce soit au texte de l'assemblée. Logiquement la gauche a voté contre, la droite pour (UMP et Union Centriste, sauf le modem qui s'est abstenu après avoir vote contre a l'assemblée nationale…) Le débat a été plus long que celui scandaleusement escamoté lors du vote des députés. Gerard Larcher est plus respectueux de la démocratie que son collègue de la chambre basse Bernard Accoyer. Mais les discussions n'auront servi a rien. Lundi une commission se reunira pour unifier les textes et puis basta. Alors après ?

Jeudi fut un jour rude pour les lycéens de Lyon présents place Bellecour si on en croit les témoignages dont j'ai ete informé et qui correspondent en bonne partie a certains de ceux établis par le site (certes très partisan mais il y en a d'autres) Rebellyon. Pendants des heures, des jeunes venus manifester ont été encerclés et interdits de sortir. Dommage que la police aie été si dissuasive avec les manifestants pour une autre réforme des retraites et si peu avec les casseurs. Un peu de fermeté qui aurait sans doute évité d'avoir plus de 80 commerces vandalisés d'une façon ou d'un autre ces derniers jours. Il semble qu'enfermer des lycéens sur la place Bellecour soit devenu une triste tradition locale depuis 1994 et le mouvement contre le CIP. Meme si j'en suis d'accord, un mouvement de ce type n'est jamais simple niveau gestion pour les forces de l'ordre, ce qui s'est passé jeudi semble problématique. Reste a espérer que les évènements seront éclairés. Il y va de la transparence la plus simple et du droit de manifester.

Reste aussi que alors que le mouvement de protestation continue ( Les syndicalistes de la raffinerie de Feyzin et les cheminots ainsi que de nombreux secteurs semblent déterminés ) les vacances scolaires vont amener un peu de sérénité et que le mouvement cessera d'être obscurci par des casseurs, souvent bien jeunes. Ne plus avoir de casseurs, ne plus avoir l'actualité remplie de photos de violence, cela ennuierait sans aucun doute ceux qui au gouvernement ou dans l'UMP de Lyon trouvent utile de remplacer le débat sur les retraites par le débat sur les casseurs. Il faudra reparler projet, justice et injustice et non plus voleurs et casseurs, fonctionnement des policiers en manif et autes choses du genre ou cafouillages Ce sera plus sain pour tout le monde.

Que ce soit via l'extreme-droite sauce identitaires, qui cherchent un profit politique dans une action anti casseurs, la droite qui veut faire oublier que le vrai débat est sur les retraites, certains courants de l'extreme-gauche qui voient de nouveaux héros dans ce qui sont surtout des briseurs de mouvement et des auteurs d'actes violents, des journaux, la question des casseurs prend une importance trop grande et les intéressés se sentent d'autant plus forts dans leur violence.

Le 26 octobre les etudiants se mobiliseront et les 28 octobre et 6 novembre ce seront les salariés qui battront le pavé .Aprés ? Si le gouvernement reste sourd il faudra continuer la reflexion pour porter l'alternative et une autre reforme en 2012. Et puis, poussons plus loin, mener un travail sur la question de l'activité, pour la rendre pour certains moins aliénante. Il faut penser la retraite, il faut aussi repenser le travail.

7 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.

  1. Bon billet synthétique, rien à retirer.
    « Il faut penser la retraite, il faut aussi repenser le travail. »
    Le PS, au boulot !

  2. jerome manin

    « Il faut penser la retraite, il faut aussi repenser le travail » Oui ! Les bonnes volontés au boulot !

  3. Henri

    Oui il faudra tout repenser pour l’après 2012, les retraites, le travail mais aussi la politique de la ville, et de l’emploi en parallèle de celle de la sécurité (dur avec le crime et dur avec la cause du crime). Tout ceci avec des moyens financiers rogné après les quinquennats Chirac et Sarkosy. Bref reconstruire sur les ruines laissé par les conservateurs.

  4. Je me permets de penser qu’il n’y avait rien de politique dans l’action anti-casseur des jeunesses identitaires. J’en suis même sûr.

  5. philarete

    J’aime bien ce billet, moi aussi, surtout l’idée énoncée à la fin, «repenser le travail»: ça c’est un vaste programme qui mérite qu’on s’y attelle!
    En attendant, désolé de faire le sale boulot, mais je voudrais défendre un peu la police — en tous cas celle qui a œuvré à Lyon. Le point significatif et décisif pour moi, c’est qu’il n’y a eu (à ma connaissance) aucun blessé grave. Ça c’est le résultat net et brut. Après, on peut épiloguer sur certains choix tactiques (laisser vandaliser un peu plutôt que risquer un affrontement direct, confiner les gens place Bellecour, etc.), mais ça ne peut obscurcir ce succès fondamental.
    Les gens de Rebellyon peuvent bien jouer à se faire peur, écrire qu’on est au bord de la dictature, que des lycéens ont échappé de peu à la gégène et qu’on bascule dans l’Etat policier: mais objectivement, on a eu, je crois, une gestion assez remarquable et responsable des incidents.
    L’équilibre difficile à trouver, c’est entre le respect du droit de manifester et la tranquillité de la population, notamment des commerçants. Il y a forcément un moment où l’intérêt général prime sur le droit individuel d’aller et venir: comme le dit très bien un ancien flic interrogé par Rue89 (

    , la hantise c’est un nouveau «Métro Charonne» (au moment de la guerre d’Algérie, un mouvement de panique qui s’était soldé par plusieurs morts devant les grilles fermées d’une station de métro parisien). On a évité ça, merci M. le Préfet, merci les crs.
    Je pense qu’en disant ça, j’enfonce des portes ouvertes, mais comme l’angoisse semble propice à la propagation des rumeurs et à l’abolition du jugement critique, je préfère dire des platitudes que de laisser planer des équivoques.

  6. vrai visage

    Votre commentaire vient de me faire rigoler Vallenain. Les identitaires rien de politique ?

  7. ChristineH

    Oh que si !
    Le but final étant d’affoler la population pour que celle-ci demande chaque jour qui passe une société d’ordre et de mise au pas du peuple qui cherche à résister même si celui-ci le fait parfois de manière désordonnée.

Follow

Get every new post delivered to your Inbox

Join other followers