Cévenol, souvenir interdit ?

Romain-blachier-lyonMes souvenirs personnels sur mes années au collége Cévenol, lieu où s'est déroulé l'horrible drame d'Agnès, rédigés d'abord sur le présent blog, ont été repris par Rue 89. Puis BFMTV ci-dessous, I-Tele ensuite (image), France Inter et Sud Radio m'ont demandé d'évoquer le collège tel que je l'avais connu au début des années 90. Ils ont évoqué d'ailleurs ma fonction d'Adjoint qui n'avait rien à voir avec cette histoire. Ensuite j'ai refusé les autres médias.

J'avais déjà parlé assez de mes souvenirs à moi, qui n'étaient au départ qu'une pensée déclenchée par le drame subi par Agnès. Et c'est surtout aux familles et aux acteurs à prendre la parole.

J'ai évoqué, comme dans mon billet, d'une démarche louable de départ, d'un projet délité aujourd'hui et des fortes tensions que j'avais vu lorsque j'y étais. Il s'agissait bien sûr de mes souvenirs. Au départ personnels, que j'avais couché sur ce présent blog. Ils sont peu agréables et je n'y peut rien. J'aurais préféré qu'il en soit autrement, que tout se soit bien passé, que le projet du collége continue sur ses bases.  Ils sont aussi forcément subjectifs et assumés comme tels. Mais au milieu des encouragements, que de mails et de commentaires virulents, sur Rue 89 comme sur ce site !

Et puis des mails d'insultes souvent, de menaces parfois, des textos de gens qui pensaient que j'en voulaient forcément à leur région, leur établissement. Au point que mon pasteur m'a proposé d'intervenir. Il est visiblement interdit de parler de cet établissement autrement que pour en dire du bien, comme l'ont confirmé d'ailleurs des commentateurs ayant vécu dans l'établissement eux aussi.

Eh messieurs, on ne choisi pas ses souvenirs et les miens sont subjectifs comme ceux des autres. Et je me passerait volontiers de ceux-la, même si les institutions ne sont pas des coupables uniques de difficultés de vie. Curieux pour des gens qui parlent, pour beaucoup d'entre eux, de la mémoire du Chambon sur Lignon (honorable) pour faire oublier le présent plus discutable. Tiens pas de commentaires sur ce billet, il est temps qu'on se reprenne. Et qu'on pense à la petite Agnès.

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