Coups de froid

Il fait froid ces temps-ci trouvez pas?Un truc qui fait que lorsque vous sortez vos mains gèlent, vos potes ou vous même attrapez la crève et que vous vous habillez comme un trappeur canadien

Pour d’autres c’est encore moins drôle.Petite revue à froid des problémes de sans-abris, des marchés et des déplacements municipaux et de la grave crise que subit la Tribune de Lyon.Heureusement demain je fais du vin chaud mais ça ne suffit pas toujours.

Chaque hiver le froid tue les sans-abris et les mal-logés, sans compter ceux pour qui se chauffer est un luxe qu’ils ne peuvent se permettre.Pour apporter sa pierre à la lutte contre les inégalités le Comoedia organise samedi aprés-midi une vente d’affiches de ciné au profit du secours populaire.Vous pouvez également, pour la deuxième année consécutive vous rendre à la marmite de l’Armée du Salut au marché Jean Macé.En plus vous pourrez y croiser quelques copains de mon groupe biblique en train de braver le froid.

Prendre froid sur un marché c’est d’ailleurs ce qui a failli m’arriver ce matin à Gerland où je m’étais encore habillé en mi-saison jeune inconscient que je suis.Les tracts partent bien dans les moufles et les gants des gerlandais mais p…. qu’est-ce qu’il fait froid ! En partant nous jetons un oeil au local de la boutique d’en face, où s’étale le portrait du candidat UMP aux cantonales de Gerland, un ex du quartier ayant déménagé depuis pas mal d’années à Décines…Coquet lieu en tout cas, pas aussi coquet évidemment que le Vatican où Perben a été convié au frais de l’Etat par Nicolas Sarkozy faire sa promotion.

Le Président n’aime pourtant guère, en effet, Dominique Perben, qu’il qualifiait « d’énarque mollasson » du temps où ce dernier occupait la place Vendôme, le ministère de la Justice, et lui la place Beauvau, le ministère de l’Intérieur. Les conflits de frontières n’avaient pas manqué, et le chef de l’Etat ne l’a pas repris, malgré ses demandes,au gouvernement.Mais bon, un petit service ne se refuse pas, d’autant qu’une victoire a Lyon permettrait de planquer une déculottée nationale, comme l’avait fait en son temps Lionel Jospin…

Autre coup de froid:Celui qui est tombé sur la Tribune de Lyon.Ce magazine, qui est géré par ses journalistes (ce qui ne peut qu’être approuvé par mon côté autogestionnaire) est dans une mauvaise passe.

Pour faire vivre leur projet de presse indépendant, les annonces judiciaires et légales publiées chaque semaine constituent une ressource financière indispensable.Les revenus de ce type d’annonce sont en effet assez élevés.Il faut pour cela, pour avoir le droit d’en publier un certain nombre de conditions préfectorales et l’avis d’une commission. Le problème c’est que celle-ci est particuliérement intransigeante (la rédaction de la Tribune de Lyon met en avant le fait que certains concurrents y siègent) et que la préfecture est assez intransigeante.Un espoir pour sauver le titre et lui permettre de retrouver un agrément:Trouver 600 nouveaux abonnés dans les 4 jours qui viennent.

Il faut pour aider la pluralité de la presse lyonnaise souscrire avant le 26 décembre des abonnements annuels à 45 euros pour 52 numéros.Vous pouvez envoyer votre chèque d’abonnement de 45 euros pour un an d’abonnement ou venir le déposer à la rédaction de Tribune de Lyon : 11, rue de l’Arbre-Sec (1er arr.) Tél. : 04 72 69 15 15. Une permanence sera assurée demain samedi, lundi 24 et mardi 25 jusqu’à midi.Décidément, je radote certes, mais la presse lyonnaise traverse une période noire…

2 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. bah, un journal de moins (qui plus est vraiment pas indispensable pour la compréhension du monde) ça peut contribuer à sauver la forêt, non ? ^_^v

  2. jm

    La presse va bien c’est les confrères de 20″ qui le dit dans la tribune dans la bouche du progrès :
    « Le Progrès » n’attend rien des moins de 30 ans
    En grande difficulté économique, le quotidien historique de Lyon ne compte pas sur les jeunes pour étoffer son lectorat. « Je ne vais pas perdre mon temps avec les jeunes, confessait hier Gérard Lignac, PDG du Progrès dans Tribune de Lyon. Nous n’en avons jamais eu. Ils lisent plutôt Tintin ou Mickey. On commence à lire la presse vers 30-35 ans. » Le journal, qui vient de fêter ses 148 ans, est sous le coup d’un drastique plan de restructuration.
    F. C. – ©2007 20 minutes – 20 Minutes, éditions du 21/12/2007 – 07h0

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