bernie

Dans ma semaine 9

Dimanche: Apéro-dinatoire entre copains chez Laurence, une amie des plus souverainistes de gauche. Il en est comme cela. Le traité européen, l’Europe même tout ça c’est pas bien. La France c’est mieux, c’est bien. On écoute du bon jazz sur son ordinateur et c’est Spotify qui diffuse le son. Paradoxal pour une souverainiste. Une boite anglo-suédois à capitaux US. Un champion du streaming. Mais si on veut du made in France on a deux belles entreprises: Deezer, qui fait partie des leaders mondiaux du domaine. Et Qobuz, qui mise sur une vraie qualité. On peut difficilement trouver toujours des alternatives aux géants US mais en l’occurrence il y a ici le choix. Tout comme, si Google est bien sûr difficilement contournable (Framasoft s’attelle à ce que ce soit possible) , il n’est pas interdit d’aller de temps en temps faire ses recherches sur Qwant, efficace et précis. Mais le digestif, lui il était made in France. Merci à toi pour ton accueil Laurence.

Lundi: rendez-vous avec les boss du Sonic suite à nos envies de travailler ensemble pour faire venir la péniche sur le 7e comme je l’avais proposé. On est tous intéressés pour qu’ils se relocalisent, en plus cela pourrait permettre au lieu de développer son activité pour le plus grand bénéfice des amateurs de musique de la Métropole et de Lyon 7e en particulier. Mais pour le moment il y un vrai mais: aucune licence d’amarrage n’est libre. A suivre. On suit.

Mardi: Après une longue journée, c’est les portes ouvertes de la Funky Fabrik. Un lieu qui rassemble des créatrices pleines de projets et d’envies. Une vraie respiration. De façon générale, c’est d’ailleurs le temps de notre époque que de se regrouper entre indépendants. On le voit dans les co-working, les différents espaces de partage. On veut prendre sa liberté mais on veut aussi de la solidarité, de l’humain.De l’ensemble. Voilà qui est réjouissant. Moins drôle, on apprend que la surveillance des frères Abdelslam avait été classée sans suite faute de moyens. A force de virer des fonctionnaires, plus rien ne marche.

Mercredi: En ce jour de création d’un regroupement des acteurs du sport numérique français, je tente un cours d’aquabiking, en plus de la salle à laquelle je vais. Ca pousse sur les cuisses, c’est fatiguant, très.Mais ca libère une énergie de fou. Et au passage ça grille quelques unes de ces calories en trop que j’ai en excès singulier. J’essaye aussi de faire plus de trajets à vélov. Les beaux jours aident mais il faudrait aussi que je surveille un peu mon alimentation. Pendant ce temps le Danemark envisage une taxe carbone sur la viande rouge. Et Moscou part en guerre contre les kebabs. Avant de renoncer devant le mécontentement populaire.

Jeudi: Fourvière, 6e continent/tous à la Guille, deux festivals qui s’ouvrent bientôt et qui charrient nombre d’énergies. Deux festivals qui font leur soirée d’ouverture dans l’arrondissement où j’ai le plaisir d’œuvrer au niveau culturel (je sais on est pas ici sur mon blog d’élu) Faire un festival n’est pas évident en ces périodes de restrictions budgétaires. Manquent aussi un positionnement clair de la nouvelle région sur nombre de dossiers. Même si la crise des festivals est très répandue en France. Chapeau d’ailleurs à ceux qui se lancent en ce moment : par exemple le Tarn-et-Garonne accueille un tout neuf Reggae Session Festival. Longue vie à eux. Au même moment on apprend que les intermittents ont trouvé un accord.  Un accord qu’une partie du patronat a accepté. Comme quoi la négociation peut payer et les gens raisonnables se mettre autour d’une table.

Mais une autre partie du patronat veut dégommer l’accord. Le contractuel apparement ça marche que quand on fait payer les intermittents pour certains…

Vendredi: Très beau temps de danse avec le Jeune Ballet au Croiseur. Là, réunion avant avec ces derniers, que j’apprécie beaucoup et leurs difficultés de ces temps. J’aurai d’ailleurs le lendemain matin l’occasion d’évoquer de nombreux dossiers culturels sur l’antenne de radio Pluriel. Plus tard dans la soirée, c’est croiser un vieil ami aux hasards des rencontres, bonnes et mauvaises. Un vieil ami qui a viré antisémite, obsédé par le complot. Ennui des temps? C’est triste. J’ai presque l’impression, comme dans The Walking Dead ou  Z Nation, que mon ami a été mordu par quelque chose dans sa vie qui l’a changé.

Samedi: Journée dense avec tout le monde un peu en retard tout le temps dans un peu tout. Même si la journée pleine de travail se fini fort agréablement en compagnie sympa au Petit Salon. Le temps quand même de bouquiner un beau moment de courage: Moi Viyan, combattante contre Daech aux éditions Fayard. Un témoignage plein de force et d’engagement sur une vie de milicienne de la gauche kurde en Syrie, confrontée au danger et à la mort. Loin des postures verbales et des révolutionnaires de salon.

Dans les oreilles: du rock, enfin précisément du post-punk avec Adore Live, des filles de Savages. Et puis de l’électro avec le jeune Superpoze et son Opening. Et enfin de l’électro-pop avec Camp Claude et Swimming Lessons.Bien sûr toujours du reggae, par exemple avec ce joli titre Shout Africade   Sundyata.  Vous pourrez d’ailleurs m’écouter samedi 7 mai à partir de 21h à la Fourmillière. Entrée libre.

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