De l’hypocrisie révolutionnaire

Non ce blog ne se transforme pas en forum de discussion centré uniquement sur l'extrême-gauche mais l'interview récente de Jean-Marc Rouillan, fondateur du groupe armé Action Directe et qui lui a valu la suspension de son régime de semi-liberté est trés éclairant.

Non pas tant sur l'absence de regrets, pas neuve, sur les actes de violences commises par son groupe, alors qu'on le presse de toute part de reconnaitre ses erreurs, mais sur les mots qu'il tient sur la lutte armée.

Deux propos en particulier, celui il estime curieux que Besancenot puisse se dire et guevariste et opposé à la violence révolutionnaire de façon générale et celui dans lequel il estime que la lutte armée est nécessaire à un moment du processus de la révolution, mettent le doigt sur les contradictions des "révolutionnaires" de la LCR en particulier et de toute une frange de l'extrême-gauche en général.

En tant que réformiste opposé au renversement armé dans les pays à cadre démocratique, j'ai toujours trouvé assez amusant et agaçante cette posture chez les militants de la gauche radicale de parler de choses trés dures et de ne pas en assumer les conséquences, d'être en quelque sorte des révolutionnaires de salon.Se dire plus radical que les autres, pour un changement de société tout en restant à fumer un joint dans un canapé en donnant des leçons à ce qui mettent les mains dans le cambouis, ça me semble tenir plus de l'attitude rebelle façon gamine qui dessine un A anarchiste sur sa trousse que d'une réelle volonté de renverser la société.

L'une de mes phrases favorites lorsque je croise un révolutionnaire, c'est de lui demander si il s'entraine à tirer, si il se met en danger physiquement, si il met en actes ses paroles trés dures.
En général, voire même toujours, le type ou la fille est opposé à l'idée même de violence, ce qui est certes trés bien, ce qui est bien plus souhaitable que de mettre des bombes dans le métro mais ce qui n'est pas d'une cohérence trés folle.
En génèral, voire même toujours le type ou la fille me parle de faire une révolution non-violente ce qui est un peu angélique.
En général, voire même toujours, le type ou la fille veut le paradis rouge mais ne veut pas mourrir ce qui est parfaitement normal mais complétement hypocrite au fond.Rebel attitude…

Car oui Rouillan a raison sur ce coup-là, si on choisi de ne pas passer par des élections pour changer le systéme d'Etat, il faut bien contraindre par la force.Ca veut dire aussi en démocratie ne pas respecter l'avis de la majorité de la population….Et là en général voire toujours de voir toujours le gars ou la fille de dire "Oui mais si la majorité des gens sont d'accord ?".Et moi de dire qu'a ce moment là, il y a les élections pour ça et que donc le grand ou la grande révolutionnaire cheveux en vent en face de moi n'est rien d'autre qu'un gentil ou une gentille réformiste comme moi.Mais qui prend une posture plus dure sans que ce ne lui coûte en rien, un inconséquent qui se gave de mots sans en assumer les actes.

Tant mieux pour la démocratie et la sécurité des populations qu'ils n'aient que de la gueule….

PS:j'ai découvert il y a quelques temps que le controversé documentaire de Pierre Carles sur Action Directe était visible gratuitement en version intégrale ici.

26 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. jérôme Manin

    Romain préfère les canons aux canons, les coups aux coups. il préfère tirer plutôt que tirer et les bals aux balles.
    S’il n’était socialiste, il serait tout à fait fréquentable 🙂

  2. jerome manin

    Parce que faire une révolution, ce n’est pas seulement tourner sur soi-même.

  3. Antoine

    Très bien !
    Effectivement, si t’es pas prêt à tuer, la révolution reste une incantation de petit bourgeois planqué.
    C’est pour ça que j’ai abandonné mes rêves romantiques d’adolescent de révolution molle pour un réformisme pur et dur.

  4. Florent

    Rien à rajouter (et c’est bien pour ces mêmes raisons que je joue de l’esthétique révolutionnaire de mon côté)

  5. Jean-Marie Fayette

    Révolutionnaire signifie-t-il « renverser le régime par la lutte armée » ou « changer la société de manière radicale »?
    Lorsque Napoléon était empereur (donc déjà au pouvoir), est-ce abusif de dire qu’il a révolutionné la société française?
    Je conçois ici le mot « révolution », comme il peut l’être utilisé en sciences: Albert Einstein a révolutionné la physique.
    De toute façon, ce n’est qu’une question de sémantique.
    Nous sommes globalement tous d’accord pour préférer le réformisme démocratique à la lutte armée, même si elle semble parfois être la seule issue pour ceux qui s’en servent (résistants face aux nazis, Palestiniens, Irlandais…).

  6. euh on ne peut comparer les résistants face aux nazis aux membres de l’IRA qui tuaient des protestants car incapable d’obtenir une majorité pour l’indépendance de l’Ulster vu que la majorité des habitants du nord de l’Irlande veulent rester britannique…Et pour les palestiniens c’est également plus que trés discutable…Poser des bombes dans une boite de nuit à Tel-Aviv, il y a d’autres moyens pour un état palestinien.

  7. Merci de ce billet copain Romain. Bon weekend

  8. jbdivry

    Moi je suis un homme de gauche et un démocrate. Je suis contre la peine de mort.
    Si demain un mec bute Carlos Ghosn, je sais que je voterai pas pour lui !
    Et l’idée qu’un Malik Oussékine est nécessaire pour faire changer la société m’est insupportable.
    On voit aujourd’hui comment nos libertés peuvent être ébranlées par le 20h de TF1. Si le sang coule, la Démocratie sera la deuxième victime !

  9. @romain blachier:
    LA seule véritable différence ? Les résistants tuaient des soldats allemands ou des miliciens.
    En fait le terme de révolutionnaire dans le contexte français parle d’un changement de régime. Et donc de ne pas passer par ce régime.
    Napoléon n’a d’ailleurs pas révolutionné la France, ce sont les révolutionnaires qui l’ont fait, lui n’a fait que lui redonner des structures très proches de celles d’avant (mais c’était une loi, écrite, à laquelle on pouvait se référer, ce n’est pas révolutionnaire, mais c’est une grande avancée pour pouvoir se défendre.)
    En fait, je suis absolument d’accord avec Romain grâce à cette phrase :
    « En tant que réformiste opposé au renversement armé dans les pays à cadre démocratique ».
    L’important étant bien sûr le cadre démocratique. Car la rébellion arméest totalement justifiée dans un régime discriminatoire comme durant l’apartheid ou dans une dictature.

  10. Henri

    Il est bien clair que ceux de la Ligue à Léon n’arrive pas à sortir de la période ou à gauche il fallait avoir un langage plus à gauche que ces pensées…. En démocratie de toute façon seule l’acceptation du suffrage universel est acceptable, dans un système non démocratique c’est selon. En fait cette affaire permet à Besancenot de faire coup double en se rectabilisant et se faisant passer comme une victime. Une stratégie qui ne manque peut être pas de clairvoyance même si elle peut ressembler à celle d’un borgne.

  11. Ne pas non plus tomber dans ce qu’un de mes anciens profs de fac appelait « le terrorisme de la cohérence »… Tiens, vous me donnez l’idée d’un billet…

  12. @solko:le problème c’est qu’en politique, un tel type de mensonge sur son identité même est ennuyeux et hypocrite.
    @Etienne:Les terroristes de l’IRA tuent dans un cadre démocratique justement!Par ailleurs ceux qui tuent des gosses israeliens ont d’autres choix que la violence pour faire progresser l’idée palestinienne.

  13. Merci pour le lien permettant de reconstituer l’intégrale d’un film que les forces même se disant de progrès ont voulu rejeter dans les oubliettes de la distribution.
    J’en avais récupéré un extrait pour un billet sur le sujet : http://donjipez.wordpress.com/2008/10/02/une-histoire-privee-de-parole-rouillan/
    L’analyse que je viens de lire mérite un assez long développement.
    Le camarade Blachier n’a pas dû lire le texte de l’Express avec les bonnes lunettes. Et ta jeunesse peut expliquer ton manque de compréhension de démarches et d’errements d’une autre époque 🙂
    J’ai trouvé fort amusant de voir la gauche assise profiter de la parole de Rouillan pour tomber à bras raccourci sur le NPA, plutôt qu’on ne l’entend sur des sujets relevant de l’opposition ou concernant les sujets d’une actualité brûlante. Presque une unité retrouvée en période de préparation aux agapes rémoise où le champagne ne devrait pas trop adoucir les moeurs.
    Le PS devenu surtout un P, c’est à dire une sorte de SFIO-Parti Radical où les baronnies de province songent avant tout à leurs avantages et au partage des postes, où les éléphants ne veulent céder des situations de rentes et avec des leaders sortant du moule ENA-écoles de la pensée unique qui ne sont là que pour vendre une image qui les porteraient vers des sommets rêvés.
    Bref, il y a problème de crédibilité à s’exprimer sur certains sujets pour des professionnels de la profession salariés à vie sur le dos d’un ordre qu’ils ne veulent donc trop bousculer.
    Le problème de la violence en politique se pose en effet. Mais il n’y a pas antinomie entre volonté révolutionnaire « pacifique » et prise en compte d’une action violente éventuelle. C’est d’ailleurs là qu’il serait intéressant d’entendre l’analyse critique d’un Rouillan, comme celle que fit Toni Negri, sur une action qui n’avait aucun sens stratégiquement. Et c’est sans doute pour ça que sa parole gênerait des deux côtés de la politique du maintien d’un système qui préfèrerait un acte de contrition en place publique.
    Pour faire bref, et sans pour autant voir dans un NPA bien flou la panacée comme réponse à un libéralisme qui est en train de sombrer dans ses propres contradictions, l’émergence et l’arrivée d’un véritable pouvoir de changement, issu des urnes, d’un mouvement démocratique et pacifique ne peut qu’intégrer la violence aux nécessités qui seront les siennes. Contrairement aux gestionnaires (se réclamant d’une gauche introuvable) de l’ordre établis qui ne font que cautionner et faire perdurer ce qu’ils disent, parfois, vouloir combattre, la mise en place de solutions de ruptures risquerait en effet d’être confrontée aux tentatives des actuels propriétaires du pays de se maintenir. Ils pourraient alors tenter d’utiliser et manipuler un pouvoir de coercition devenu illégitime pour préserver le système qui les nourrit. Ses forces ont d’ailleurs toujours reçu le soutien de ce qui se veut la gauche lorsqu’elle exerça le pouvoir au profit des mêmes intérêts que ces prédécesseurs.
    Une visée révolutionnaire devrait alors avoir les moyens de répondre à cette violence qui ne viendrait qu’après une conquête du pouvoir.
    Il est étonnant que de prétendus socialistes n’aient pas intégré l’étendu de telles contradictions renvoyant le révolutionnaire « aux barricades avec le couteau entre les dents » comme les pires caricaturistes cagoulards de siècles passés. Ils pourraient avoir en mémoire que lors de son arrivée en 1981, Mitterrand s’interrogeait sur le fait de savoir jusqu’où certaines forces seraient légalistes et craignaient des évènements violents fomentés au profit des détenteurs du pouvoir. Ses successeurs ont démontré à ceux qui pouvaient avoir des craintes qu’ils savent être leurs alliés objectifs.
    Pour mémoire un retour à Epinay pourrait rappeler quelques vérités à la gauche de salons et de sièges rentables : http://www.dailymotion.com/playlist/xjth0_donjipe_sarkoland/video/x1pjam_mitterrand-epinay-1971_news

  14. Brassens chantait en son temps : « mourons pour des idées, d’accord, mais de mort lente… »

  15. Jean-Marie Fayette

    Concernant l’IRA, depuis l’accord du vendredi saint de 1998, il n’y a plus d’attentats. Quelques agressions marginales des 2 côtés (républicain et unioniste).
    Pour le rattachement de l’Irlande du Nord à l’Irlande, ce qui se fera un jour ou l’autre, cela ne pourra pas se faire tant qu’il n’y aura pas de majorité claire en ce sens (même accord du vendredi saint).
    Enfin, la démocratie est à géométrie variable. En 1921, les Irlandais voulaient majoritairement l’indépendance. Les Britanniques ont dit: on va regarder comté par comté (traité anglo-irlandais). Résultat: 26 comtés indépendants, 6 restant britaniques, un pays coupé en 2 alors qu’il a toujours formé une seule entité culturelle!
    Bravo les Britanniques!
    Pendant qu’on y est, on peut décider que Ségolène Royal est Présidente de la République dans les départements où elle est arrivée en tête!

  16. @jm fayette:; tu n’as visiblement pas du faire attention à la conjugaison de ma réponse sur les attentats.J’ai bien entendu parlé au passé pour l’IRA et ses meurtres.Pour l’indépendance de l’Irlande, il aurait été antidémocratique de considérer la nation par-dessus les désirs des citoyens.Pas démocrate du tout même.L’Ulster ne voulait pas devenir une fraction de la république d’Irlande en 1921 et la majorité de sa population ne le veut toujours pas, quoi que la violence de l’IRA, exercée de plus dans un régime démocratique, fasse.
    @Donjipez.Merci pour ton éclairage.Par contre l’appelation gauche assise est peu précise.Tu dois sans doute parler de ces militants d’extrême gauche assis dans leurs canapés en parlant de révolution bien tranquille, le Siné Hebdo en main, les pieds callés bien confortablement à donner des leçons de morale sans rien faire.On est bien d’accord.
    Pour la jeunesse,je ne comprend pas ce racisme anti-jeune un peu réac de la gauche radicale qui dit »tu es trop jeune, tu peux pas comprendre »…mais bon j’ai l’habitude…Par contre je ne pense pas que ce soit mon age qui m’empeche de comprendre en quoi la révolution puisse être non-violente, à part pour se la jouer radical sans avoir le courage d’assumer….Autant dire « on est réformistes mais on demande des trucs plus durs car on gére pas le réel ».Ok par contre sur la vivacité des forces de réaction.

  17. @romain blachier Non, quand je parle de gauche assise, je parle de celle qui trop bien engoncée dans les fauteuils confortables des avantages liés aux postes qu’elle occupe n’a que le souci de les conserver. De celle qui ose courageusement rallier le gouvernement de Sarkozy ou d’en accepter quelques avantages pour avoir droit une dernière fois aux ors de la République. Bref du parti ex-socialiste.
    Ok sur le racisme anti jeune : on peut être jeune et remettre les choses dans une perspective historique. Reste à avoir les bonnes lunettes 🙂
    Je n’ai pas entendu l’extême gauche actuelle (enfin j’ai pas suivi toutes ses micro composantes non plus vu que la nébuleuse est un peu…nébuleuse) appeler à une révolution violente. Mais à des changements radicaux oui. Ce que ne fait pas ou plus le bon gros parti de gestion de ses positions qu’est le PS. Cela dit je crois que si changement il y a, il ne viendra pas d’un partie quel qu’il soit mais de l’effondrement d’un système et du discrédit global de son idéologie qui « nous » tient vaguement. Mais franchement : de DSK, Aubry, Delanoe…j’en oublie tant il y en a (Fabius c’est exprès) jusqu’à Royal comment faire croire qu’ils sont porteurs de quoi que ce soit d’autre que « et moi, et moi, et moi ».
    PS : bonne initiative dans le Poitou http://www.pcinpact.com/actu/news/46456-PC-solidarite-fracture-numerique-HLM.htm Faudrait que d’autres s’en inspirent. Et pour ête logique, aller au bout de cette logique avec Hadopi plutôt que de penser à ses potes patron que la droite et le parti socialo radical fréquente puis les bancs des mêmes écoles.

  18. @DONJIPEZ:je ne croise pas beaucoup de militants de l’extreme-gauche dans l’action quotidienne…Parler de la démocratie directe à Porto Alegre c’est fun, aller dans son conseil de quartier ça l’est moins visiblement…L’extrême-gauche est bavarde mais ne fait pas concrétement grand-chose.Et aprés il s’étonnent d’avoir sept fois moins d’ouvriers qui votent pour la LCR que pour le PS…Je pense que la gauche assise, c’est celle qui est sur le canapé à faire des procés aux réformistes qui bougent, eux (quelle avancée a été obtenue par la LCR? Aucune) et à fantasmer sur la révolution sans avoir le courage de la faire.
    Pour ce qui est de la réforme radicale, il est facile d’être dur et de promettre la lune quand on a pas la perspective d’avoir la responsabilité des choses.

  19. laurent p

    @Donjipez :Au moins Rouillan il a le courage de ses opinions, il est pas comme tous ces révolutionnaire en bois qui se disent pour la révolution pour se donner des frissons.

  20. @romain blachier C’est vrai que les bobos bien-pensants ne sont pas au PS. Pour habiter le 7e je peux dire que l’arrivée ce cette population aux belles intentions mais qui appelle les flics au moindre bruit me fait beaucoup rire…
    Le vote ouvrier a quitté le PS depuis si longtemps qu’il a même réussi à envoyer un Le Pen au deuxième tour sans parler de la campagne calamiteuse de la bonne soeur représentative d’une « gauche » qui met en avant l’exercice du pouvoir pour justifier ses rentes de situation.
    Les militants associatifs viennent de partout (même de droite) mais ce que je vois c’est que le choix des acharnés du bulletin de vote va se dessiner entre Bayrou et le NPA si on reste dans le cadre d’institutions que jamais la gauche de gouvernement n’a eu le courage de faire évoluer vers plus de démocratie pour préserver ses avantages.
    Sur le plan touristique Porto Allegre me parait plus fréquentable que Davos, et que d’aller se faire généreusement rémunérer au FMI.
    @laurent p On peut le résumer ainsi en effet. Et il en paye le prix. Mais le système UMP-PS n’est pas prêt à entendre ce qui peut ressortir de cette mouvance qui reste au minimum pertinente dans un monde où l’exploitation n’a fait que s’accroitre.

  21. @donjipez:Je commence par un compliment:Même si tu verses dans l’anti-ps un peu primaire, tu débat sereinement, chose rare chez les bloggeurs de la gauche radicale.Ceci dit tu illustres un truc qui est fréquent chez la gauche radicale:ne pas répondre à ses problémes en esquivant et en accusant les autres.Pourquoi les ouvriers votent bien plus pour le PS que pour la LCR?Pourquoi la LCR s’appelle révolutionnaire et que ses militants ne préparent pas la révolution?Pourquoi parlent-ils de démocratie locale et que je n’en croise aucun dans les activités de quartier non sponsorisées par l’exteme-gauche?D’ailleurs cette fracture entre l’extreme-gauche et la population est illustrée par tes propos:Contrairement à ce que tu dis, dans le 7e, à condition équivalentes, les gens appellent moins la police qu’ailleurs…Et si je croise souvent des électeurs PS dans le quartier dans toutes les classes sociales,preuve qu’on nous fait quand même largement confiance, je vois peu d’électeurs LCR, notamment dans les classes populaires…
    La faute à un décalage entre un discours révolutionnaire et une réalité moins courageuse.En tout cas belle preuve de goût que d’habiter dans le plus bel arrondissement de Lyon.

  22. jérôme Manin

    @Romain
    Ta seule présence ne suffit pas à faire d’un arrondissement le plus beau de Lyon, il faut sortir un peu 🙂
    Les querelles PS/LCR et associés ne sont pas loin quoique vous en disiez de ressembler vues du centre aux querelles byzantines à l’intérieur du PS, jusqu’à preuve du contraire vous êtes en cas d’élections bien en phase.

  23. @jerome manin:c’est justement le contraire, c’est parce que c’est le meilleur arrondissement de Lyon que j’y vis.Pour le reste le sujet de mon billet n’est pas PS/LCR mais sur le fond, sur la notion de révolution et plus loin de l’attitude face aux actes.

  24. toto

    Article qui montre une certaine ignorance politique sur ce que veut dire révolutionnaire dans le débat réforme/révolution.
    La révolution n’est pas liée à la lutte armée, mais à un changement social obtenu en dehors du jeu institutionnel.
    Dans l’objectif du socialisme, il passe normalement par la grève générale, l’occupation des entreprises par les travailleurs aboutissant à en exproprier la bourgeoisie.
    Là où la question de la lutte armée se pose, c’est que la bourgeoisie n’a bien entendu aucune intention de se laisser exproprier sans rien faire. Ses intérêts sont antagonistes avec ceux des travailleurs.
    Historiquement, toutes les révolutions socialistes, y compris celles appuyées par les urnes comme avec Allende au Chili, ont abouti à une contre-révolution sanglante menée par la bourgeoisie avec l’aide de l’appareil d’Etat (police, armée).
    En ce sens, la question de la lutte armée se pose non pas pour faire la révolution, mais pour la défendre.
    Quant au réformisme, l’idée par laquelle on pourrait atteindre le socialisme en passant exclusivement par le jeu institutionnel à l’intérieur de l’Etat bourgeois… Tout le monde l’a abandonné!
    Partout il n’a abouti qu’à une trahison : les réformistes, en atteignant les sphères du pouvoir, ont simplement trahi leur objectif socialiste initial (affiché en tout cas) en se convertissant au capitalisme.
    Se dire réformiste aujourd’hui n’a plus grand sens…

  25. toto

    En lisant les commentaires, je remarque que si Romain Blachier pense que la LCR « s’appelle révolutionnaire et que ses militants ne préparent pas la révolution », il est un peu à côté de la plaque.
    Les militants de la LCR sont clairement révolutionnaires, sans ambiguïtés. Et leur militantisme vise à préparer la révolution pour renverser le capitalisme.
    C’est précisément à ça que doit servir le NPA.
    Le fait que la LCR pense que la révolution ne passe pas par la lutte armée ou le terrorisme, mais par une irruption massive de la population sur la scène politique pour imposer la démocratie et le socialisme….. ne les empêche pas d’envisager la très probable contre-révolution violente de la bourgeoisie pouvant nécessiter de la combattre par la lutte armée.
    J’aimerais surtout connaître la position de Romain sur le capitalisme et l’oligarchie bourgeoise. Il pense visiblement que c’est le meilleur système possible et que l’enjeu est de faire individuellement sa place dans le système.
    Mais dans ce cas, quelle sont exactement les différences fondamentales entre le PS et l’UMP? Le PS a-t-il un projet de société, des objectifs à moyen-long terme?

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