Divisions chez les « Sarkozystes de gauche »

Il y a du mouvement et de la division chez les Sarkozystes se revendiquant de gauche.

Il y avait déjà la diagonale, un club trés chic et trés parisien (il ne s’est pas exemple intéressé aux législatives que sous l’angle de deux circonscriptions de la capitale, notamment celle de Dominique Vasseur, l’une de des adhérentes) qui se réunissait aux Bains-Douches.

Ce club,qui revendique « des milliers et des milliers de personnes », chose que j’ai un peu de mal à croire, est composé de hauts-fonctionnaires dont certains souhaitent surement se ménager une place au soleil dans l’administration UMP mais aussi de personnalités comme Martin Karmitz (Cinémas MK 2) ou Richard Descoings(directeur de Sciences Po Paris).Il s’agissait de rassembler des personnes du babord de la politique soutenant Nicolas Sarkozy. En regardant leur production intellectuelle on ne voit pas en quoi la Diagonale serait de gauche, on a plutôt l’impression, de loin, d’un club de gens qui l’auraient été  dans un moment de leur existence et qui ne voudraient pas s’avouer leur passage à droite…Le président du club,Patrick Rajoelina, avait été d’une rare violence avec Ségolène Royal pendant les présidentielles, qualifiant son programme de « brun »…

Si ce type de club, qui se réclame d’un camp pour en soutenir un autre est orignal en France, il procède d’une technique de marketing politique importée des USA où à chaque élection fourmillent des « Démocrates pour Bush » ou des « Républicains pour Clinton ».Il s’agit de montrer que les valeurs auxquelles croit l’électeur peuvent aussi être défendues par son adversaire, voire même que par exemple les vrais républicains votent pour le candidat démocrate car le champion de leur camp a trahi la cause…A noter enfin que la structure est parrainée par Brice Hortefeux, qui n’a au grand jamais été de gauche dans sa vie.

Si l’ouverture a été saluée par le club, si certains de ses membres ont intégré des cabinets ministériels ou on été investis aux législatives, les ministres d’ouverture ont été des personnalités hors Diagonale: Ni Besson, ni Kouchner, ni Bockel, ni Jouyet n’en sont.

C’est justement l’un des membres du gouvernement qui d’est attelé à la tâche de créer une structure de gauche proche de la majorité, qui aurait fait écho à l’UMP et au Nouveau Centre.Nicolas Sarkozy aurait pu ainsi avoir « sa » droite, « son » centre et « sa » gauche.La chose existait en Italie d’ailleurs, l’un des morceaux du défunt Parti Socialiste Italien, le NPSI participait à l’alliance Berlusconienne.

Eric Besson, puisque c’est lui, a contacté Jean-Marie Bockel pour lui demander de participer à cette aventure.Refus poli de l’interessé mais Marc D’Héré, compagnon de route du mulhousien  a rejoint l’initiative.Il s’agit d’un ex-socialiste et président du groupusculaire parti de centre-gauche,IES, organisation créé en rejet à la synthèse effectuée au dernier congrés du PS et face au faible score de la motion présentée par le Maire de Mulhouse .

L’ancien député de la Drôme s’est ensuite adressé à la Diagonale.Refus direct.Les diagonalistes étaient les premiers sur le segment de marché du sarkozysme sinistre, ils entendent rester les seuls pour ne pas se faire piquer le grisbi…

Le député de la Drôme, qui semble-t-il ambitionnait de créer un parti, a finalement annoncé la naissance d’un club, sur une problématique centrée sur le progrès, ce qui je dois l’avouer, peut potentiellement être intéressant, même si les conclusions ne seront sans doute pas les miennes.La chose s’appelle les Progressistes et donne déjà des boutons à leurs rivaux de la diagonale qui ont affirmé que Besson serait incapable de fédérer des gens de gauche autour de lui…ça a l’air terrible le sarkozsme de gauche mais la critique n’est pas fausse. Alors qu’il affiche l’ambition de faire bosser nombre de socialistes dans son association, Eric Besson n’a que des anciens adhérents dans son bureau et a nommé sa chef de cabinet comme trésorière…Un colloque avec Claude Allègre (la surprise est faible) est prévu à la rentrée.

Les autres ministres sinstro-sarkozystes et « amis » de la Diagonale seront-ils présents?

4 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. Simon

    Amusant trouble en effet. Juste pour signaler que sur le blog de Bocquel, il reste en première page un article sur la rénovation du PS :
    http://www.jm-bockel.com/Le-Blog/Le-Blog.html
    et que le réseau réformisme et rénovation est totalement déboussolé : http://rfrn.over-blog.com/.
    Dommage car certains d’entre eux apportaient des idées qui même douloureuses à entendre, permettaient d’enrichir le débat (ce qui ne m’empêchera pas de proner la réinstauration du goulag s’ils revenaient à la charge ;-))

  2. FP NICOLAS

    Le vrai souci, c’est que les critiques d’un Besson ou d’un club comme la Diagonale n’ont pas été « renvoyées » à leurs chères études (et leurs très chers maroquins ministériels) par nos élites socialistes.
    Quand on évoquait le cas Allegre ou le cas Besson, nombre de nos ténors ont été bien tièdes dans leurs répliques aux attaques fort injustes.
    En l’occurence, on note que le programme « national socialiste » ne vient pas d’eux au départ mais de Marie Noelle Lienmann lors des primaires socialistes (elle est même venu nous le rêpeter en réunion de section…).

  3. Francine GIROND, membre du Bureau de LA DIAGONALE, attachée aux questions culturelles et humanitair

    Par Francine Girond, membre du Bureau de LA DIAGONALE, attachée aux questions culturelles et humanitaires.
    Cher ami,
    Votre article intitulé : Division chez les « Sarkozystes de gauche » a le mérite de révéler une authentique curiosité intellectuelle ; et nous vous remercions de vous être penché sur ce nouveau courant.
    Cependant, quelques inexactitudes pourraient fausser une réelle vision du paysage politique français.
    Tout d’abord, il n’y a pas de division -surtout pas de la part de La Diagonale qui est, et a toujours été un espace de liberté, de véritable réflexion sans complexes ni culpabilisation- au sein du « sarkozysme de gauche. »
    En effet, si les fondateurs de la Diagonale ont eu l’audace de lancer cette nouvelle tendance idéologique les premiers, un an et demi avant l’élection présidentielle, elle a été progressivement rejointe, à titre individuel ou non, selon diverses modalités. Même par d’ancien ministres ou élus socialistes !
    Ensuite, La Diagonale n’est pas un club exclusivement parisien, puisque ses antennes fonctionnent aussi en province.
    De même, vos informations concernant les législatives sont inexactes : je suis très bien placée pour vous rappeler que j’ai été plusieurs fois personnellement invitée à intervenir dans le 93, en particulier à Montreuil avec Patrick Rajoelina pour soutenir le jeune candidat Laurent Vigier, et que j’ai représenté La Diagonale lors du débat sur les questions humanitaires, que nous avions organisé avec Lynda Asmani… loin des Bains Douches.
    Erronées encore vos affirmations sur la composition –prétendue de hauts-fonctionnaires- de notre club.
    La Diagonale n’est pas l’UMP et c’est aussi la différence qui fait notre richesse philosophique.
    J’ai moi-même créé ma propre entreprise culturelle, avec toutes les difficultés que vous imaginez et je suis par ailleurs chargée de cours à la Sorbonne Nouvelle… donc –hélas- pas fonctionnaire du tout !
    Faux toujours votre appréciation sur notre intentionnalité !
    Je peux témoigner énergiquement de la sincérité de notre engagement.
    Sinon, comment aurions-nous pu consacrer tant de temps à un mouvement méprisé, moqué caricaturé à ses débuts…
    Jusqu’au moment où des ministres ont été nommés, où des émules se sont exprimés… où vous-même, vous en faites cas !
    Faux ! faux votre raisonnement !
    La Diagonale n’a jamais déclaré être fournisseur officiel de ministres de gauche !
    La Diagonale a d’une part permis que la jonction se fasse et que certains dossiers soient prioritaires. Bernard Kouchner n’est pas membre du club, mais c’est La Diagonale qui a évoqué la question du Darfour lors d’une réunion avec Nicolas Sarkozy en décembre 2006, soit trois mois avant que la candidate socialiste ne réaliste qu’un génocide perdurait en Afrique.
    L’ancien député de la Drôme s’est ensuite adressé à la Diagonale.Refus direct.Les diagonalistes étaient les premiers sur le segment de marché du sarkozysme sinistre,
    Faux, enfin, votre jugement sur nos relations avec Eric Besson.
    Vous vous permettez de jeter « ils entendent rester les seuls pour ne pas se faire piquer le grisbi… »
    Nous n’avons pas besoin de redouter quoi que ce soit : nous avons la légitimité, la crédibilité, la structure, les troupes, les événements les plus marquants de la campagne (la soirée débat au Show case), un livre sur le mouvement…
    Et je conserve la souvenir d’un dialogue cordial et décontracté avec Eric Besson, qui a duré plus d’une heure et demi.
    Chacun ayant entrepris un type d’actions, nos efforts ne sont en rien contradictoires.
    Qui sait si l’avenir ne nous réservera pas des occasions de travail commun ?
    J’adresse d’ailleurs toutes nos félicitations et nos souhaits de réussite au nouveau mouvement.
    Le sarkozysme de gauche, c’est l’avenir !
    Une autre manière de faire de la politique…
    Car La Diagonale a permis, bien au-delà des prétendues ambitions personnelles, de favoriser une réflexion honnête, originale, courageuse et absolument constructive.

  4. Rétrolien: Fermer l’ouverture ? | Romain Blachier

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