diyarbakir-2016

Diyarbakir : premières impressions

Il est très difficile de publier sur Facebook ici à Diyarbakir. Déjà Facebook et Twitter ont des pannes subites. Mais surtout certains contenus refusent obstinément d’être diffusés avant subitement de fonctionner. Ou pas. Par exemple une innocente photo où je parle de ma rencontre avec le directeur du théâtre municipal et du responsable des affaires culturelles de la ville. De nos échanges sur le rôle de la collectivité en matière de culture. Ce qu’ils font en matière de formation, de spectacle, de travail sur les langues locales. Du patrimoine bombardé. Du théâtre qu’ils ne peuvent jouer au milieu des coups de feu.

Dans cette ville où il nous faut passer des checks-points plusieurs fois par jour. Où la Maire d’arrondissement qui nous reçoit ensuite est interdite par l’armée de rentrer dans la plupart des lieux où elle a été élue. Où nous passons devant des bâtiments bombardés. Où nous rencontrons de mystérieuses associations. Où nous voyons aussi le travail des ONGs que nous rencontrons, souvent laissées un peu seules pour venir en aide aux centaines de milliers de misères réfugiés de la Syrie voisine. Où nous croisons des véhicules militaires et des défenseurs des Droits de l’Homme en alerte.

Demain c’est le nouvel an kurde, qui n’est autorisé qu’ici, dans cette ville. Et interdit partout ailleurs en Turquie. On verra ce qui en est. Sous haute surveillance. Là aussi. Il parait qu’il y a eu encore des morts ce jour selon la police. Ici. A Diyarbakir.

8 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.


  1. Florent

    Nous lisons ici à Lyon !
    Bon voyage de la part d’Internet eXchange Point 🙂

  2. Didier Goux

    Vous me faites irrésistiblement penser à ces braves « touristes idéologiques » occidentaux que l’on baladait en Russie soviétique dans les années vingt et trente : je sens que ce voyage va être du plus haut comique.

    • pas forcément didier. Pour l’instant je vois. Après je jugerai.

  3. Je t’avoue que je suis quand même halluciné quand je vois que tu parles dans ton précédent article de « combattants » à Diyarbakir, et que tu parles de « bombardements » sans expliquer comment ou pourquoi cette ville a été le théâtre de combats récents.
    Qui sont les forces en présences ? Qui a déclenché les combats ? Que souhaitent chacune des parties ? Et surtout avec quelle légitimité ?
    Pour le sens critique que tu mentionnais dans l’article précédent, ça semble mal engagé…
    N’oublie pas de demander à tes correspondants ce qu’ils pensent du PKK (et leur filiale le TAK), traités avec une incroyable bienveillance dans les médias/par les politiques français.

    • fleur

      Bon courage et faites attention à vous dans cette belle ville de Dyarbakir.

  4. Kevin Richard jai parlé de combattants contre daesh. C’est un fait. Pour ce qui est des bombardements chacun peut se reporter à la presse pour une chronologie. Quand à une conclusion de tout cela, laisse moi donc observer et finir le sejour avant de conclure sur mon avis.

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