​A partir de demain nous serons là, dans les bars, chez nous, chez nos amis à regarder jouer l’équipe de France. Oh certes pas tous : au début surtout, nombreux seront ceux d’entre nous a préférer autre chose, surtout par ces temps de grands soleils et d’activités culturelles et associatives diverses dans tous les quartiers de la Métropole.


Nombreux certes mais tout le monde n’aime pas le foot


Pour prendre l’année de référence pour l’équipe nationale et le cœur des français ​qu’est 1998, un grand nombre de gens qui se retrouvèrent ensuite le cœur palpitant à voir la France battre le Brésil en finale n’eurent pas forcément d’appétence à regarder la langue de Dugarry et le match d’entame contre l’Afrique du Sud
On aime ou pas le jeu du football. J’avoue avoir parfois vibré devant une partie de ballon rond avec passion mais aussi m’être souvent copieusement ennuyé. On peut détester la trop grande marchandisation du sport ( un débat qui ne date pas d’hier, en 1930 nous le rappelle le politologue Vincent Martigny la gauche de l’époque parlait d’un sport incompatible avec ses valeurs) et certains nationalistes bornés estiment que cette équipe est trop colorée pour incarner « la vraie de vraie France ».
On peut aussi ne pas supporter les grands engouements de masse, au risque d’ailleurs de se retrouver à former une autre grande foule puisque dans de nombreux quartiers de notre Métropole il y aura plus de gens à ne pas suivre du moins au début, la compétition que de gens à la regarder.


La glorieuse incertitude du sport


Et puis ? Et puis ça dépendra des résultats, du style, des événements. Et puis si ça marche il y aura de l’engouement. L’une des rares choses pacifiques qui soudent un pays c’est justement le sport. Si nous n’avons plus de Valmy où faire résonner la Marseillaise, nous avons des souvenirs et des vécus communs dans les Séville 82, France 98 et autres Mexique 86.  Un moment de rassemblement de notre pays par delà les murs qui nous séparent comme le montre ce joli clip de la Fédération Française de Football. Et, même si le marketing ou le jeu lui-même peuvent ennuyer certains, cela c’est déjà très bien. Et sûr qu’on sera beaucoup à regarder, même ceux qui ne voulaient pas au début, si la France est en finale.