Ble Il y a relativement peu de chances que je vote pour Ségolène Royal aux primaires du PS, mais cela ne m’empêche pas de la considérer comme une des nombreux talents du Parti Socialiste. Force est de constater que sa présence auto-invitée hier à la reunion sur l’agriculture organisée au sujet de la sécheresse qui frappe les agriculteurs est aussi une marque de force de caractère et ses questions et ses propositions pertinentes. Nicolas Sarkozy et le gouvernement, plutôt que de reunir l’ensemble des forces politiques et des acteurs à réfléchir et travailler sur cette grave crise, a refusé d’inviter la présidente de région et privilégié un seul acteur du monde agricole, le syndicat de droite FNSEA. Sectaire comme toujours.

Ce qui m’a d’ailleurs frappé, c’est un petit peu la haine des militants de la FNSEA contre Ségolène Royal, très sifflée par des militants venus faire la claque. Peu surprenant de la part d’une organisation très politisée mais toujours violent. Heureusement que, j’ai encore pu le voir hier lors d’un événement dans le 7e (à l’heure où Sara, Seb Musset, Dagrouik, Yann, Bembelly, Romain, RomainEl Camino  et Nicolas se réunissaient de leur côté pour le KB des blogs) , les agriculteurs se reconnaissent de moins en moins dans ce fonctionnement caricatural, dans ce modéle à la fois polluant et productiviste, dans cette agriculture de droite bouffeuse d’argent publique et pourtant europhobe.

Rappellons qu’avec le modéle de la FNSEA et de l’UMP (qui ont le même programme agricole) la France arrive tout à la fois à coûter extrêmement cher au contribuable européen et à laisser 40 000 agriculteurs vivre misérablement au RSA. Wauquiez et Copé vont-ils d’ailleurs les mettre aux travaux d’intèrèts généraux ces 40 000 personnes ou pas ? Hier Nicolas Sarkozy a refusé d’ailleurs de toucher aux plus fortunés et aux plus coûteux en argent collectif des caciques de la FNSEA: les gros céréaliers.Rien n’a été fait de concret pour amener à un travail de régulation et de redistribution du fourrage. A cause de la sécheresse, certains éleveurs ont bien du mal à nourrir leurs bêtes. Si dans certains coins les céréaliers jouent le jeu, comme dans l’OIse, rien ne garanti que tout cela sera généralisé. Il eu été bon que l’Etat et la FNSEA prennent pour une fois leurs responsabilités.