Les réactions au discours de Emmanuel Macron pour son grand meeting sont attendues: ceux qui avaient décidé que c’était pas bien disent que c’est pas bien, ceux avaient décidé que ce serait bien qui disent que c’est bien. Reste les autres dont je fais partie. J’ai regardé avec intérêt le meeting depuis le site de En Marche.
 
Macron, qui a parfois un peu hurlé son discours, est partie de ceux qui m’intéressent pour les prochaines échéances présidentielles. Même si mon choix n’est pas arrêté contrairement à ce que j’ai pu lire ou entendre y compris chez des amis proches. Il me semble aussi avoir dit du bien de Mélenchon récemment et ce n’est pas cela qui me façonne un mélenchonisme.
 
Si il lui manque des parrainages, il aura, Emmanuel Macron, c’est promis ma signature d’élu (il faut 500 parrainages d’élus d’un certain rang pour qu’un citoyen se présente aux présidentielles) sauf gros truc qui pose souci.
Il s’agit d’un soutien d’abord technique : même si j’ai des désaccords, je considère que Emmanuel Macron doit pouvoir défendre son programme. Je le fais aussi par amitié pour Gérard Collomb qui est de ceux qui effectuent cette démarche de récolte de paraphes pour le candidats.
Je le fais car les autres candidats pour qui je pourrais voter et soutenir ne seront pas de leur côté en manque de signature potentiels puisqu’ils se situent dans la primaire de la gauche.
 
Au-delà de ce soutien technique, j’ai regardé avec intérêt le meeting. Il y a eu des formules un peu générales et ronflantes au début. Il y a eu des points de désaccord (quelques uns). Il y a encore des flous qui retiennent. Mais il y a la performance de rassembler entre 12000 et 15000 personnes, ce qui est du jamais vu depuis bien longtemps en dehors des grands partis français.
 
Je retiens aussi une volonté de faire vivre les territoires, de distinguer les pénibilités au travail, une envie et une affirmation d’Europe là où les grincheux nationalistes règnent sans partage ou presque dans le débat politique de ces dernières années.Et une précision chirurgicale en matière fiscale. Je retiens aussi ENFIN un discours intéressant sur le numérique (ou plutôt un début de discours intéressant sur le numérique) avec un contenu. Je retiens aussi l’envie de taxer la rente dans un pays où l’on a peur de le faire. Je retiens également enfin une volonté générale de vouloir sortir de la peur, amener le pays à de l’espoir à un moment où le monde vole au repli. 
 
Ce sont de beaux chemins. D’autres candidats, cette fois au sein des primaires de la La Belle Alliance Populaire porteront-ils ces combats ? Je l’attend avec impatience.