Depuis ce matin on voit nombre de milieux d’extrême-gauche s’émouvoir de l’expulsion des derniers zadistes de Notre-Dame-des-Landes. La chose était pourtant prévue de longue date et nombre d’occupants des plus sérieux à cette lutte sont déjà repartis sur d’autres terrains de combat, sont rentrés chez eux. D’autres explorent des voies légales pour continuer l’expérience collective menée.

Mais ils reste aussi une minorité qui veut rester alors que la lutte contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est terminée et gagnée. Que le gouvernement a pris une décision que personne n’avait voulu prendre ces dernières années. Une minorité qui a envie de belles images de « résistance » sur les réseaux sociaux. Qui demande à ce que la terre des agriculteurs qu’elle squatte  leur soit remise pour rien. Qui bloque les routes employées par les habitants. A cette minorité il a été signifié plusieurs fois qu’il faillait partir. Certains sont partis. Et aujourd’hui, fort logiquement et sans surprise, se déroule l’expulsion.