Oss117_rioNon ce n'est pas une tentative de prendre le max de visites en balançant ça et là des mots clés populaires. Non. Mais le télescopage de la gaffe de Sarkozy en repas avec des députés, où il a tenus des propos qui ont déchainé les médias étrangers et européens, ses gesticulations pendant le G20, ses tentatives de faire croire à sa puissance, le tout sous fond de moqueries diverses à son encontre un peu partout dans le monde couplé à une visualisation de l'excellent nouvel opus OSS 117 m'a amené à un parallèle. La chose est évidente: Nicolas Sarkozy est à Obama ce qu'OSS 117 est à James Bond. Oui je sais il faut nuancer: 007 est britannique!

Le président de notre pays essaie d'être depuis des années, avec une maladresse confondante et gaffeuse qui lui vaut des railleries à l'étranger et en Europe, y compris à droite, une copie d'un président US. Gestuelles, dramatisation, instrumentalisation du religieux et illusion de puissance internationale, par-delà l'actuel résident de la maison blanche, c'est le modèle américain qui fascine le président français.

Aimer le modéle américain, n'en déplaise aux anti-US primaires, n'a rien de répréhensible en soi (enfin ça dépend lequel). Mais hélas, Nicolas Sarkozy fait davantage penser au gaffeur incarné par Jean Dujardin qu'à un leader mondial ou à l'auguste espion britannique. Au lieu de grandeur, d'inventivité et de dimension internationale, il gaffe, sort des clichés et fait rire. C'est déjà ça. Mais avoir un français insupportable qui fait rire le monde entier c'est quand même mieux quand c'est volontaire et ça reste au cinéma. En vrai, ça fout la honte et ça donne envie de s'excuser aux yeux du monde.