J’aurais aimé que les gens de Rebellyon me répondent sur le fond plutôt qu’ils s’en prennent simplement à moi

Je ne voulais pas refaire de billet sur l’intox diffusée depuis quelques jours par le site d’extrême-gauche tendance anar Rebellyon. Ce site, qui ne manque pas d’intérêt en général, diffusait une fausse information prétendant que  A -5C°, le maire de Lyon s’oppose à la mise à l’abri des personnes à la rue de sa ville.  Mais comme Rebellyon censure tous les commentaires n’allant pas dans son sens je me vois obligé de répondre ici.

J’ai expliqué hier en quoi le Maire de Lyon n’était pas décisionnaire sur le plan froid, plan qui dépend du Préfet, en quoi au contraire la ville de Lyon était tout à fait mobilisée sur la question de personnes à la rue, avait ouvert un premier gymnase pour compléter l’offre existante et était prête à en ouvrir un second si l’offre de places restait insuffisante. Et donc que l’info diffusée par Rebellyon était erronée.

Au lieu d’admettre son erreur, le site a répondu, dans un article aussi véhément et méprisant que non signé, que mon billet était halluciné et que du fait de mes opinions et de mes activités en communication je n’avais pas à contester les textes publiés sur Rebellyon.

J’aurais préféré une réponse à mon texte qui démontrait en quoi les accusations formulées initialement sur leur site étaient fausses…. Bref Rebellyon m’a répondu de façon assez virulente sur la forme mais sans me répondre sur le fond. Dommage. Je suis persuadé, par delà l’intox qu’ils ont diffusé, qu’on serait d’accord sur des questions comme le numéro d’appel d’urgence pour les SDFs par exemple.

La question des SDF doit dépasser les polémiques politiciennes

Stoppons là sur les polémiques plus inspirées des luttes politiques que du reste.  Il y a dans les rues des grandes villes des gens dehors. Et leur quantité est renforcée par un afflux de gens provenant de pays comme l’Albanie et le Kosovo (je vous avais parlé par exemple de ces deux familles que nous avions aidé avec un collectif d’habitants )   pas situation d’obtenir le statut de réfugiés pour la grande majorité d’entre eux et dans l’impossibilité de travailler légalement. En ces périodes de crise, la misère est vaste et contrairement à ce que dit l’extrême-droite, le froid touche autant les étrangers que les français. Et si pendant l’année, il manque parfois de lits dans la Métropole de Lyon pour les sans-abris, il y a pourtant il y a des places vacantes pendant le plan froid en ce moments. Par exemple hier il y avait plusieurs dizaines de places disponibles à Lyon mais non occupées.

Parfois cela peut être des SDF qui ne veulent pas rejoindre un foyer. C’est fréquent. A cause de quoi ? Pourquoi ?

Mais cela peut être aussi une difficulté, réelle, vraiment réelle, dans nombre de moments de joindre le 115, ce numéro d’urgence mis en place pour signaler et agir face aux situations dramatiques des personnes à la rue. Une de mes connaissances a essayé pendant plus d’une heure sans succès la nuit dernière de contacter ce numéro. Au niveau national d’une personne sur deux y faisant appel  ne serait pas prise en charge. Pourtant le stock de logements pérennes pour les personnes à la rue est en forte hausse depuis 2012, passant de 82 000 à 120 000.

Poser, à côté de la question du SAMU social qui effectue un travail remarquable, celle de l’efficacité du 115, en renforcer encore les moyens (déjà renforcés pendant les plans froids) semble indispensable. Les nombreuses associations qui effectuent des maraudes en verraient leur travail facilité. Et la détection des situations de personnes à la rue y gagnerait largement.