Voici le texte de ma chronique parue hier dans la Tribune de Lyon

 

La Rochelle est au socialisme une sorte de parc d’attraction bien qu’il ne soit pas encore surtaxé par le gouvernement.

Tribune-lyon On y croise les vieux copains, on boit des verres entre camarades, on achète des livres, on discute de sa passion : la politique. Avouons-le, parfois on dit du mal d’autrui C’est certes pas bien. Mais je serais bien en peine de vous donner des noms de mauvaises langues, comme chacun le sait je ne suis pas de la race de ceux-là ! On y prend des contacts aussi à La Rochelle. Les lyonnais ont le plaisir de refaire le monde et partager des verres entre militants journalistes (et Dieu sait que Jacques Boucaud est un joyeux camarade !) avant que le gouvernement ne majore le prix du demi.

C’est aussi l’occasion de voir François, Manu, Martine, Ségolène et les autres en vrai de vrai, l’espace parfois d’un échange, le temps toujours d’un speech. Et puis il y a ces ateliers, ces réflexions aux intitulés parfois étranges mais au contenus intéressants tel cet abscons « De la liberté d'expression à la liberté de discrimination : qui veut en finir avec le «vivre ensemble» républicain ? » digne des plus arides thèses de sociologie politique.

Ne soyons pas méchants, il rarement aussi possible de discuter avec intelligence de sujets aussi variés que l’environnement, l’Europe ou les salaires en un même endroit. C’est surtout l’occasion de mieux se connaitre entre membres d’une même famille politique, souvent autour de doux mets locaux souvent accompagnés de fromages lyonnais pour se garder de toute nostalgie du pays. La Mère Richard a bien des amis sur le front de mer du Port! Cette année en tout cas la Rochelle c’était fort bien. Une édition de choix.

Un choix c’est justement ce qu’il faudra faire les 9 et qui sait les 16 octobre pour les participants aux agapes de la gauche qui se seront inscrits dans les prochains jours.

Si le projet politique est commun, il y a désormais des sillons de sensibilité tracés. Choisissez donc votre parfum. Il y a François le tribun, favori réformiste et de stature. Il y a Manuel le social-démocrate punchy et poil à gratter, Il y a Martine la sociale, connaisseuse de l’entreprise, femme de caractère et de combats. Il y a Arnaud, l’homme qui veut transformer notre économie en commerce équitable, Ségolène Royal, l’hétérodoxe, Baylet, l’humaniste et fédéraliste européen. Loin d’être un choix par défaut ou une division des projets et des personnes comme cela peut arriver parfois, la richesse qui s’annonce ici, sanctionnée par un vote, est un grand atout et l’honneur de la gauche

Paru dans le numéro 299 de Tribune de Lyon