Conjuguer épargne et investissement en faveur des entreprises

On oppose souvent épargne et investissement. Pourtant la crise financière nous l’a démontré: il vaut mieux que le premier précède au moins en partie le second pour éviter de graves déconvenues. François Hollande propose de faire travailler ensemble les deux au profit de la croissance française et de la bonne santé de notre économie par quelques mesures simples.

Il faut euthanasier les rentiers disait pour plaisant JM Keynes dans sa Théorie Générale. L’argent qui est épargné, mis de côté pour des jours futurs ou pour pouvoir permettre un revenu tiré de ce capital est parfois opposé à celui qui est injecté dans la consommation ou dans l’économie.

Second paradigme, observé ces dernières années: on rémunère de moins en l’épargne stable et sûre. Le taux du livret A est tombé à 2,25%. Les produits à très haut risque ont de l’avenir alors que les scandales et les crises nous montrent les difficultés de ce type de placement. C’est au contraire, la présence d’une épargne encore relativement abondante qui a permis d’amortir un peu la crise en France.

Outre la séparation entre banques d’affaires et de dépôts pour éviter les crises sur l’épargne des citoyens ordinaires ou la taxe sur les transactions spéculatives, qui ne sont pas le sujet du présent billet, le projet de François Hollande est d’encourager l’épargne stable au profit du financement de l’économie.  Bref faire travailler le rentier et l’investisseur ensemble.

D’abord en créant un livret d’épargne industrie dont le produit sera entièrement dédié au financement des PME et des entreprises innovantes. Dans ce cadre, il s’agira  aussi de doubler le plafond du livret développement durable, intéressant mais encore trop limité en le portant de 6 000 à 12 000 euros. Cela permettra de dégager de l’argent qui manque cruellement à nombre d’entreprises innovantes et créatrices d’emplois qui ont déjà subi une fiscalité absurde ces 5 dernières années. Le financement par les voies traditionnelles n’est pas toujours aisé pour les porteurs de projets.

Ensuite il s’agit aussi de travailler sur l’épargne populaire. Il s’agit d’une part d’encadrer les frais bancaires, qui nuisent trop souvent à celle-ci dans des proportions fortes. Et puis de garantir que l’épargne mise sur les livrets A ne sera pas rognée en lui garantissant un taux au moins toujours supérieur à l’inflation et permettant, les années de croissance, une évolution favorable.

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