Et si à la fin c’était de nouveau Martine Aubry ?

Et si c’était elle? Martine Aubry a pourtant annoncé il y a quelques temps sa volonté de quitter la tête du parti socialiste à l’issue du prochain congrès.

Plusieurs responsables se pressent sur les rangs et les adhérents auront à se prononcer en dernier recours. Mais il est évident que le soutien de la sortante, qui sera certainement conjugué à celui du Premier Ministre Jean-Marc Ayrault sera vital pour remporter la direction du Parti Socialiste.

Les deux principaux candidats, Harlem Désir et Jean-Christophe Cambadélis se sont promenés un peu partout à la Rochelle. Parfois un peu solitaire. De plus le premier n’a jamais eu de troupes, et le second perd les siennes en partie à force d’enfermements générationnels. On ne sent pour l’instant aucun élan ou presque en faveur de l’un et l’autre. Peut-être parce qu’une candidate, certes non affichée pour l’heure, pourrait facilement remporter la mise.

En ne participant pas au gouvernement tout en affichant sa solidarité avec Jean-Marc Ayrault, en affichant ce midi un discours offensif, mélant petites dérisions, piques, perspectives, contre-attaques habiles face à la droite, affirmation des valeurs, évocations des actions de réformes à venir la Première Secrétaire a été très applaudie à La Rochelle.

Populaire chez les militants auprès duquel elle fait parfois du basisme, la Maire de Lille n’a pour l’heure, en dehors du Parti Socialiste, aucune responsabilité nationale. Si elle affirme partir dans quelques mois, on ne ne voit pas vraiment quelle serait alors sa ligne d’horizon. Elle est certes une alternative possible en cas de remplacement de Ayrault à la tête du gouvernement. Malgré un caractére qui aurait tendance à donner des réserves au Président de la République à qui elle vient pourtant de souhaiter dans son discours de faire deux quinquennats. Mais son assise est évidemment d’autant plus forte qu’elle est la dirigeante du Parti Socialiste. Et qu’elle peut faire passer des messages comme celui, très applaudi, sur le cumul des mandats.Il est d’ailleurs à noter que les jeunes socialistes avaient l’air de considérer cette dernière mesure comme l’alpha et l’oméga de toute préoccupation socialiste…

En cas de nouvelle canddidature , elle n’aurait sans doute pas grande difficulté à être reconduite: si sa rigidité et sa mauvaise humeur indispose certains, elle a la capacité a rassembler du Premier Ministre à « l’aile gauche » du Parti Socialiste en passant par sa succursale des jeunes socialistes. Le veut-elle ? Il y a des chances. D’autant que son allocution de La Rochelle ressemblait à tout sauf à un discours d’adieu, malgré ses derniers mots tremblants d’émotion.

7 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

Time limit is exhausted. Please reload CAPTCHA.

  1. Je ne peux pas la suivre sur certains chemins,les plus opportunistes en tous cas,qui conduisent à des erreurs difficile à effacer dans la tête des gens …
    Mais c’est une sacrée femme qui a marqué l’histoire du socialisme, du monde du travail … En 2005, pourtant, je l’ai combattue au sein même du PS, en appelant à voter « non » au projet de Traité Constitutionnel, derrière Laurent FABIUS et Méluche qui a fait un boulot remarquable … mais hélas, ça s’est arrêté là : on s’est quand même mangé la Directive « Services » en Décembre 2006 !
    Quand même, on avait raison, on a permis qu’aujourd’hui, dire « NON » et tenir tête aux ultra-libéraux européens est encore possible. Ce que vient de réussir FH, c’est grâce à nos luttes de 2005/2006;
    Au départ,aux primaires, M. AUBRY était ma candidate. Puis, j’ai changé d’avis : j’ai capté qu’il ne fallait pas se louper sur cette campagne et que le plus apte à gagner était François Hollande. Je ne regrette pas mon choix. Respects néanmoins à Martine AUBRY et amitiés socialistes à elle, si courageuse et chouette femme.

  2. Ce matin, à un moment du discours, j’ai eu l’impression qu’elle se mettait sur les rails pour diriger un grand PSE qui aurait enfin un positionnement fort (auprès du grand public) en dehors du Parlement européen. Et à plus long terme, la succession de son père mais beaucoup poussée par le Parlement (donc les peuples) que par le Conseil (donc les états…).

  3. romain blachier

    Oui elle parle souvent d’Europe et la un peu plus parce qu’il fallait envoyer un message de cohésion sur le traité à venir.

  4. romain blachier

    en 2005 ce n’était pas la combattre au sein du PS puisque les adhérents avaient voté Oui…

  5. Je signe de suite pour que Martine reste !

  6. Eh bien,nous avons pourtant été un bon nombre à prendre notre courage à deux mains … Laurent Fabius fut parmi ceux-là …
    Bz

Follow

Get every new post delivered to your Inbox

Join other followers