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L’extrême-gauche et le gouvernement, unis pour casser l’université

Fin de gros week-end. Encore un. Et pour les étudiants, pour certains d'entre eux, encore une semaine de mouvement social, de blocages, de grêve. Si Lyon III s'est mise en grêve, chose qui lui arrive aussi souvent qu'une baisse du déficit sous la droite, Lyon II est comme souvent, en pointe dans la contestation. La chose attire même la presse nationale, qui en fait des reportages voire des dossiers complets.

Quatorze semaine, bientôt quinze peut-être seize que l'université Lumière ne tourne plus. A l'origine une réforme Pécresse qui passait pas trop mal sur le principe avant que le texte en lui-même, couplé à la crise des moyens alloués à l'université, enflamme les campus de Lyon et d'ailleurs.

Une grêve estudiantine, ça se passe un peu toujours de la même façon. Des AGs se réunissent, rassemblant quelques centaines de personnes et votent ou non une suspension des cours. Quand la grêve est adoptée, généralement par le vote à main levé, on retombe à chaque fois dans le même débat.

D'un côté des étudiants grêvistes qui organisent un vote en assemblée générale, parfois une pour toute l'université parfois filière par filiére et se basent sur la légitimité du vote des étudiants venus s'exprimer pour mettre la fac en grêve et bloquer les amphis.Ceux-ci peuvent bénéficier de la sympathie plus ou moins forte de certains autres. Ils ont pour principal défi de faire respecter les décisions qu'ils ont voté, pas toujours respectées par les autres. Il n'est pas rare d'ailleurs qu'on trouve des étudiants qui votent une grêve avant d'aller tout de même en cours !

De l'autre les anti-grêvistes ou les non-engagés, parfois par idéologie, parfois par simple indifférence à la citoyenneté universitaire, parfois par refus de ce mode d'action, parfois par peur des conséquences sur leurs études d'un long mouvement.
La plupart utilisent l'argument de la non-représentativité des AGs où l'on ne trouve il est vrai qu'une toute petite minorité d'étudiants. Il n'est pas facile de prendre la parole en amphi. Mais comme le dit Guillermo "Enfin les étudiants non engagés ont aussi une part de responsabilité incroyable : si les AG votent le blocage, pourquoi n'y sont ils pas ? Si les AG sont trustées à l'avance et noyautées par les militants, comme c'est évidemment le cas, pourquoi ne sont ils pas hors de l'amphi pour donner de la voix ? " Ceux qui veulent reprendre les cours ne prennent pas leurs responsabilités. Et certains d'entre eux ne sont pas sérieux lorsqu'ils disent "que ceux qui veulent faire grêve la fassent, les autres vont en cours". Faut pas prendre les grêvistes pour plus cons qu'ils ne le sont.

Acteur important du mouvement, l'extrême-gauche est responsable, par une surenchére verbale et d'écrits, du pourrissement de la situation,  notamment en refusant tout mode d'expression autre que l'assemblée générale. Nos fans de la lutte finale rêvent du grand soir tout en ayant la plus souveraine indifférence pour le sort de leurs coreligionnaires et multiplient les déclarations n'ayant que fort peu à voir avec la question universitaire, donnant des frissons révolutionnaires vains à ceux qui les rédigent ou les déclament. D'autres grêvistes se radicalisent, ces temps-ci, pour obtenir quelque chose qu'ils n'auront jamais et qui n'est pas souhaitable: la validation automatique de leur année…

Autres responsables aussi en partie, dans le cas de Lyon II, du pourrissement du mouvement, la présidence université. Celle-ci avait pourtant raison d'organiser un vote à bulletin secret pour trancher la reprise ou non des cours. Pour une raison bien connue, l'extrême-gauche, militante mais trés minoritaire n'aime pas les scrutins secrets et libres. Bonne idée de départ donc, qui allait permettre au grand nombre de s'exprimer. Fallait-il le faire obligatoirement en jouant le choc frontal avec les grêvistes, amenant au boycott du scrutin par les grévistes même les plus modérés et en embauchant des vigiles privés portés sur la bombe lacrymogène ? La suite était presque écrite, même si les plus radicaux des bloqueurs auraient sans doute de tout de façon trouvé un prétexte pour refuser le processus de vote.Après une tentative de militants d'extrême-gauche de s'emparer des urnes, les événements ont dérapé suite à la confusion engendrée par les échauffourées entre gauchistes et vigiles, amenant par la suite à l'arrestation de 5 grêvistes dont plusieurs n'étaient visiblement pas dans les murs au moment des faits…

Responsables encore, le gouvernement et Valerie Pécresse. En voulant faire à tout prix passer des mesures contre la communauté universitaire, la ministre sait qu'elle ne peut jouer que sur la lassitude et le pourrissement de la situation pour faire passer ses mesures impopulaires, en profitant de la folie et de la démagogie de l'extrême-gauche. Que les idées conservatrices de la droite en matiére d'université soient portés par le véhicule rouge, voilà qui serait drôle si la situation n'était si dramatique.

15 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.


  1. PropJoe

    Malgré de multiples relectures, je n’arrive pas à comprendre précisément ce que tu cherches à démonter dans ce papier. Enfin si.
    Mais le titre suffit largement pour comprendre ton idée; le reste c’est une accumulation de lieu commun sur les anars qui bouffent des enfants.
    Personnellement pour bien connaitre cette université, je trouve que ce que tu critiques: « le gauchisme » pour faire court, participe à la pluralité des idées, voir à un certain « coté pittoresque ».
    Alors après on dira que parfois certains boivent, amènent des potes zoneurs avec eux, tag… C’est complètement vrai, mais d’autres aux discours souvent atypique peuvent apporter beaucoup à ceux qui se donnent la peine de les entendre.
    Et puis, s’ils n’étaient pas les premiers à se mobiliser (avec beaucoup de talent et de technique), il ne faudrait sans doute pas compter sur les syndicats étudiants pour faire le travail.
    Enfin, mince alors, faut assumer parfois! on part pour un conflit perdant/perdant, comme tu le démontres (à la suite d’un certain guillermo), mais pourquoi ne pas évoquer le sens de la mobilisation de la jeunesse? Peut être pour mieux éviter/camoufler de politiser ton propos?

  2. romain blachier

    @propjoe:
    « mais pourquoi ne pas évoquer le sens de la mobilisation de la jeunesse? Peut être pour mieux éviter/camoufler de politiser ton propos? »
    Réponse:parce que mon billet était déjà très long et que je n’avait pas l’intention de me mettre à écrire un pavé sur la situation en France de 970 pages ce soir.
    « Malgré de multiples relectures, je n’arrive pas à comprendre précisément ce que tu cherches à démonter dans ce papier. Enfin si. Mais le titre suffit largement pour comprendre ton idée; le reste c’est une accumulation de lieu commun sur les anars qui bouffent des enfants. »
    Réponse: Je ne cherche pas à démontrer forcément quelque chose, si ce n’est de parler d’une situation en sortant du côté unilatéral de la chose.
    Pour le reste quels lieux communs ? Ils se trouve que j’ai été étudiant et milité dans cette fac et participé à des grêves. A chaque fois il y a une utilisation des conflits par l’extrême-gauche pas forcément anar(qui ne mangent pas d’enfants) pour régler tout un tas d’autres trucs et gérer le mouvement en le verrouillant parce que minoritaires.
    « Alors après on dira que parfois certains boivent, amènent des potes zoneurs avec eux, tag… C’est complètement vrai, mais d’autres aux discours souvent atypique peuvent apporter beaucoup à ceux qui se donnent la peine de les entendre.Et puis, s’ils n’étaient pas les premiers à se mobiliser (avec beaucoup de talent et de technique), il ne faudrait sans doute pas compter sur les syndicats étudiants pour faire le travail. »
    Réponse: Je me fout qu’ils boivent des bières dans la fac.Au contraire. Par contre, les mouvements ont dans l’histoire de Lyon II plus souvent été lancés et organisés par les syndicats étudiants contrairement à ce que tu dis. Sur ce mouvement par contre en effet c’est l’extrême-gauche. Outre le fait que j’ai peu vu d’originalité dans leur discours, la méthode utilisée de refuser le principe du vote à bulletin secret est une simple manière de garder la main sur le mouvement.

  3. Florent

    Je vais pas faire mon vieux syndialiste, mais, non, le vote « à bulletin secret » organisé par la direction, ça ne vaut rien…

  4. claudius de tarare

    Et pourquoi ça marche pas Florent?

  5. Y.

    D’accord avec tes propos, mais il faudra pourtant trouver une solution pour les examens terminaux à Lyon 2. Les extremistes de gauche, la FSE aussi, ternissent l’image de leur université et compromettent une part de leur propre avenir. Il y a d’autres formes de mobilisation que le blocage buté du campus. A eux de les trouver.

  6. Quand je dis que la gauche molle roule toujours pour le statu quo et en supplétif de la droite soit par complicité consciente, soit en coupant les cheveux en quatre…
    Il n’est d’opposition qu’inconditionnelle. Et l’accusation de manip par l’extrême gauche arrive toujours de ceux qui sont hors mouvement et ont peur d’être dépassés par les troupes (étudiants, salariés, citoyens…) qui viendraient remettre en cause leur fond de commerce par expression directe.
    Marrant de voir la dérive sémantique de gréviste à bloqueur qui est avalisée par tout le monde. Il y a des grévistes. Point. Et s’ils sont minoritaires alors un vote en AG peut le démontrer sauf à soupçonner ceux qui sont engagés d’ête cons donc manipulés.
    Quant au fond de ce type de mouvements chacun sait qu’il y a aussi l’envie de se payer un gouvernement ou un ministre et que face au pourrissement que joue celui-ci (et ses prédécesseurs) l’objectif est bien politique et de faire tomber quelques têtes. Si possible en se marrant et en ridiculisant l’establishment…

  7. romain blachier

    @donjipez: Pour avoir fait de nombreuses grêves à Lyon II, je ne pense pas que l’extrême-gauche manipule qui que ce soit, je pense qu’elle utilise ce conflit pour autre chose que son objectif de départ, notamment pour faire, comme tu le dis, son fond de commerce. Et c’est la première justement à refuser le vote de l’expression directe des étudiants non organisés en mouvement!
    Quand à la division gréviste/bloqueur, elle n’a pas lieu d’être ici. C’est d’ailleurs normal, une grève d’étudiants sans blocage n’a pas d’efficacité. Faire grêve et ne pas bloquer c’est prendre le risque d’arriver uniquement à niquer l’année de ceux qui ont grève puisque nombreux sont les profs non-grêvistes à ne pas reconnaitre le vote des ags et à faire cours.

  8. Au début, tout commençait bien, je trouvais intéressant que tu saches ainsi faire la part des choses, et appel à ton sens critique. Le fait de dire par exemple que ceux (et celles ! la connerie n’a pas de sexe) qui estiment que les universités sont confisquées par une minorité qui vote la grève en AG est irresponsable dans le sens où ils pourraient très bien s’ils le regrettent et s’ils sont honnêtes venir en ag pour se faire entendre…. et voter le déblocage (Mais non, ils préfèrent dénoncer sans rien faire, c’est plus commode, de taper sur le gauchiste de base). Jusque là, tout va bien. Mai c’est après que ça se gâte, je cite : « Acteur important du mouvement, l’extrême-gauche est responsable, par une surenchére verbale et d’écrits, du pourrissement de la situation, notamment en refusant tout mode d’expression autre que l’assemblée générale. Nos fans de la lutte finale rêvent du grand soir tout en ayant la plus souveraine indifférence pour le sort de leurs coreligionnaires « … Au début, en voyant ton titre, je pensais que c’était de l’humour… mais voilà que je constate un peu plus loin que tu te joins à la horde imbécile qui crie au loup et au trouble à l’ordre public qui serait causé par une caste de belliqueux qui font rien qu’à empêcher de travailler les honnêtes étudiants… que seraient les extrêmistes de gauche… Mort de rire; Cela n’est pas sérieux. Ton billet présente deux dimensions si contradictoires qu’il est normal que les gens ne le comprenent pas. Même s’ils sont de dangereux gauchistes… Fau-il être de droite, du centre ou Royaliste pour avoir un cerveau ? Assez de ce mépris pour la gauche non capitaliste, aussitôt qualifiée d’extrême dès qu’elle n’est pas d’accord avec l’ordre établi. Et le fait savoir : oui, un autre monde est possible. Et l’éducation ne doit aps être une marchandise, et l’université un produit de consommation formaté poru être vendu sur l’autel du marché européen… Cela est un peu facile, jeune homme.
    En toute courtoisie, je vous l’écris : arrêtez de vous joindre au concert de ceux qui stigmatisent uen certaine extrême gauche responsable de tous les malheurs du monde; C’est du même tonneau que ceux qui ont écrit que Besancenot était responsable par sa venue en guadeloupe des incidents qui s ‘y sont produits… Nul et non avenu. Résistance !

  9. romain blachier

    je ne vois pas en quoi mon billet est contradictoire…on peut ne pas vouloir simplifier les choses en désignant de façon un peu facile un unique coupable.
    Quand à l’extrême-gauche, je ne te parle pas de troubles à l’ordre public (ne schématise pas mon propos) mais de la récup du truc en se foutant pas mal de l’étudiant moyen.Est-il permis de critiquer les gauchos?

  10. de base

    Jamais un gouvernement n’avait voté un tel budget pour les universités…je crois MD d’€uros!!! Il est particulièrement regrettable que des minorités certes »agissantes » pénalisent l’enseignement du plus grand nombre à des fins uniquement politique…Nos Universités sont à la ramasse dans tous les classements mondiaux…et ce n’est pas avec ce type de comportements que nous allons d’une part être plus performants et surtout que nous allons faire venir en France, comme par le passé des étudiants étrangers…Les Facs sont des otages…c’est toujours condamnables, ce n’est pas ma vision de la démocratie.

  11. PropJoe

    @ de base:
    Les facs « sont à la ramasse », je crois que pour ça on est d’accord, mais n’est ce pas au départ à cause de l’élitisme français qui veux des grandes écoles protégés d’autant mieux qu’elles proposent des micro quota ZEP.
    Après c’est clair que faire grève à la fac, c’est se payer un ministre, ou deux c’est encore mieux. Pour ce que l’avenir réserve à la majorité des étudiants autant un peu rêver et se faire plaisir.

  12. Analyse intéressante, et c’est très juste de souligner qu’il y a une alliance objective (c’est comme ça qu’on dit?) entre le pouvoir actuelle et l’extrême gauche. Une sorte de coalition invisible.

  13. Maryne

    Je suis en retard de quelques jours sur ce billet, et en plus bien loin, les grèves et blocages n’existant pas ici en Angleterre (où ils se moquent bien de la France gréviste). Mais pour avoir fait ma licence à Lyon 2, j’ai eu la joie de subir le blocage pendant la crise du CPE, et d’assister à toutes les AG à Bron, lors desquelles j’ai eu le droit d’écouter le discours de stupides oies blanches voulant mettre des toges et jeter des fleurs pour les manifestations, le mot « démocratie » répété toutes les 2 minutes. Un ‘président’ d’AG, membre du PC (autant dire, très peu représentatif des étudiants) m’a dit que je « n’avais rien à faire ici » puisque je votais contre le blocage (très démocratique)…entre autres. Ayant cette année des amis dans la même université, qui se rendent régulièrement sur le campus de Bron vous voter le déblocage, je suis sur le cul (et oui) de voir qu’on dit que les étudiants en faveur du déblocage ne vont pas aux AG. En l’occurence c’est faux, ils y vont, pour s’y faire insulter, et huer, et puisque 80% ont voté en faveur du déblocage…scrutin que ces soit-disant fervents défenseurs de la démocratie ont ‘pourri’ par leur attitude et les cassages.
    Au rythme d’une grève de 2 à 3 mois par an à l’université Lyon 2, alors que nous voudrions des universités de renom, celle-ci risque d’aller loin.

  14. romain blachier

    @maryne:Ils n’ont pas voté en AG ces anti-grêvistes, étant loin de s’y rendre tous…quand on veut s’exprimer, il faut le faire.

  15. Note très intéressante. Pour vivre depuis trois mois une situation similaire dans une Université que j’appelle Neverland, je voudrais éclaircir ce grand mystère, déjà partiellement dévoilé par Marine: comment fait-on pour ne pas tenir compte des voix des opposants dans une AG? Il faut tenir compte de la temporalité. Dans la première AG, ceux qui l’ont organisée et convoquée feront en sorte que les voix discordantes ne soient pas prises en compte. Comment? En faisant comme si ces voix n’avaient rien dit. A l’inverse, un concert d’applaudissements suivra les interventions des leaders, déjà formés à l’expression publique par leur expérience syndicale. Ces applaudissements sont préparés. A la deuxième AG, déjà, les opposants seront moins audacieux. A la troisième, ils ne prendront pas la parole. A la quatrième, ils ne viendront pas. A partir de la cinquième AG, le blocage ou la grève seront reconduits mécaniquement, la liste de revendications s’allongeant, incluant désormais pêle-mêle la régularisation des sans-papiers, l’allocation d’étude pour tous, la nourriture bio à la cantoche et un emploi dans la fonction publique à la sortie de l’université.

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