Nous

J’adore la une du Progrés de ce matin.Cette photo montrant un auguste Juninho, défiant les hordes mancuniennes et surtout ce titre chargé d’effluves d’épopée "Manchester nous t’attendons !" est chargé d’air vivifiant.

Ce nous c’est évidemment d’abord et en premier lieu les gars qui seront sur le terrain, face à l’une des légendes du football européen.Le foot c’est d’abord une affaire de joueurs ne l’oublions pas.Il y aura aussi, bien sur, les supporters présents, écharpes au vent, cœurs serrés, cœurs vaillants à la gauche de leur corps, faisant travailler leurs poumons à plein volume sur le flanc droit de leur anatomie afin de crier leur amour du club.Il y aura aussi les téléspectateurs, serrés devant leurs postes ou dans la chaleur des canis.

Mais ce nous, il est avant tout chargé du nous lyonnais,de lyonnitude, il contient aussi un peu de ce qui transcende, de ce qui fait notre unité.

A l’heure où se déposent les listes, où des candidates hésitent entre tailleur et robe avantageusement décolletée pour poser sur les affiches, où les débats sur notre devenir commun fusent, où l’on bat la campagne, où l’on s’engueule aussi, il est aussi bon de trouver des zones d’envies communes assaisonnées d’un peu d’épique.
De l’ouvrier de Saint-Fons en allant jusqu’au cafetier de Genay, du prof de la Guillotiére jusqu’à l’architecte Croix-Roussien, c’est tout un peuple qui attend et qui espère la victoire, pour vibrer à l’unisson, c’est tout un sentiment de communauté.Bien évidemment, si il concentre de façon évidente ce type de sentiment, le football n’a pas, heureusement, de monopole en la matiére.Certains voudraient cantonner ce qui fait le lyonnais et son identité à son foot et à sa bouffe.Réducteur et insultant, cliché stupide, comme de réduire le provençal aux cagoles et à la rascasse !
Mais l’OL fait toutefois partie de nos jours de ces éléments culturels qui fait que Lyon n’est pas Toulon, que le Rhône n’est pas le Pays Basque, que la notion de province, si chére à nos amis parisiens n’existe pas en soi, qu’il y a des différences et des identités régionales fortes.La chose se retrouve d’ailleurs curieusement sur l’Afrique qu’on s’obstine à désigner en général alors qu’il est évident qu’il a peu en commun entre Le Caire et  Douala par exemple.

Cette envie du vivre ensemble, on la retrouve dans les quartiers de notre cité.Le 7e arrondissement va d’ailleurs vivre aujourd’hui deux temps forts en la matière puisque c’est cette aprés-midi qu’aura lieu l’édition 2008 du carnaval de Gerland, initiée par le Conseil de quartier, et puis à 18H ce sera l’inauguration officielle de la nouvelle MJC Jean Macé, projet et réalisation importante du mandat de Jean-Pierre Flaconnèche.Deux événements qui ont peu à voir avec le football (quoi que le premier soit sur le théme des JO d’été, dont le maradonien sport est une discipline) mais tout avec notre vivre ensemble, notre lyonnitude….

Un dernier mot, qui n’a rien à voir avec les précédents pour vous signaler le festival de Romans-sur-Isére .Cette petite ville (33 000 habitants) qui abrite d’ailleurs l’un des plus célèbres blogs locaux en France , organise un festival qui a pour cadre le support numérique.18 catégories de concours y sont présentes, de la nouvelle érotique jusqu’aux vidéos de comédie, la seule obligation étant de publier son œuvre sur un site ou un blog.Les inscriptions sont ouvertes dés à présent (je m’y suis déjà aligné dans deux catégories ) et on peut accéder au site par le petit bandeau ci-dessous.

Festival de Romans

2 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. Deux catégories ? moi je n’ai fait que politique… bon je vais voir chez eux !

  2. Eric Zobel

    « Réducteur et insultant, cliché stupide, comme de réduire le provençal aux cagoles et à la rascasse ! » dis-tu, Romain.
    Pourtant en discutant avec un ami artiste parisien et anti-centraliste, je me suis rendu compte que Paris malheureusement reste LA place incontournable par où les artistes et tous les porteurs de culture doivent passer pour avoir leur consécration en France.
    Il me semble qu’il y a un petit problème dans cette ville de Lyon, dont j’ai entendu dire souvent qu’elle ne savait pas garder ses artistes. On doit reconnaître à son avantage qu’elle est une grande découvreuse de talents, mais pourquoi ne les garde-t-elle pas ? Pourquoi Paris est-elle si essentielle dans le cursus honorum artistique et intellectuel ? Et surtout, car on en sait les raisons historiques et politiques, la question serait : jusqu’à quand ?
    Le prochain mandat sera décisif pour enclencher un processus qui va peut-être renverser le rapport Paris-Lyon. Le travail est commencé mais il reste encore fort à faire. Saura-t-on tirer profit de l’immense richesse culturelle de cette ville ? Lyon 2013 sera une date décisive. Au boulot!
    Eric

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