J’ai lu la Mouche

La-mouche-lyonmag
J'avoue, qu'en achetant le livre de Brunet-Lecomte,je faisait plus un acte par acquis de conscience qu'un achat des plus enthousiastes.Lire des pages et des pages sur le duel entre l'équipe de Lyon Mag et Latouche, le PDG de FIducial m'enthousiasmait peu.La perpective de lire un feuilleton judiciaire n'était, en effet,pas spécialement des plus alléchantes.Le livre présenté ici a en effet pour sujet le difficile combat de l'important magazine lyonnais Lyon Mag pour ne pas être mise sous le contrôle du patron de Fiducial.La chose est racontée par M.Brunet-Lecomte, fondateur de la publication.

Je ne suis pas fan des bouquins sur les "affaires" et la perspective d'un livre-réglement de compte ne m'enchantait pas spécialement.L'achat se fit toutefois contre la modique somme de 9,50 chez Viozat, avenue Jean Jaurès et je commençait ma lecture.Et j'ai plutôt été agréablement surpris.

Certes l'ouvrage ne fait pas dans la nuance.Brunet-Lecomte a toujours revendiqué un journalisme subjectif mais on se passerait bien de certains passages excessifs où il compare violemment Gérard Angel à une sorte de Détritus dans Astérix ou celui où il va parfois un peu loin dans l'attaque sur la personnalité même de Latouche ou encore certaines piques contre Lyon Capitale .Si le créateur de Lyon Mag est parfois taxé de complaisance avec ses amis, il peut être aussi démesurement dur avec ses ennemis.Par ailleurs, on ne comprend pas tout aux rebondissements judiciaires…mais l'ouvrage est riche aussi en qualités.

"La mouche"est en effet aussi et surtout une histoire humaine, celle d'un mec qui a monté un magazine à partir de pas grand-chose, aprés s'être fait virer pour sa trop grande liberté de ton du Figaro, et qui est content d'avoir rassemblé des hommes et des femmes qu'il apprécie dans une aventure commune, celle d'un groupe de magazine d'info dans une presse locale française où il est difficile de prospérer.

C'est aussi, même si la chose n'est peut-être pas assez développée, une chronique lyonnaise de ces derniers mois, avec notre cité et sa vie bouillonnante comme toile de fond.

C''est enfin le récit d'un homme angoissé par l'avenir incertain promis à sa publication, plein de doutes et d'angoisse de voir ce qu'il a construit disparaitre.

Bref, ceux qui aiment à lire des chroniques de la vie lyonnaise assez bien troussées apprecieront sûrement l'ouvrage, écrit avec passion.Les détracteurs du fondateur de Lyon Mag n'apprécieront sans doute pas un livre qui ne déroge pas à la personnalité entiére de son auteur.

4 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. ce que j’ai préféré c’est les pages sur Thierry Ehrmann…sa grande classe de langage (« tu le tiens par les couilles et avec un doigt tu lui touche la prostate »…sic, de mémoire !), des pages du « grand n’importe quoi » qui trimballent les mêmes foutaises sur le mythe ehrmann pionnier du net…pathétique.
    Pour le reste, le titre du livre est une belle métonymie…manque que la merde à la mouche pour être explicite !
    ps: j’ai un petit différent avec Thierry, forcément çà aide pas à apprécier le « grand » Brunet-Lecomte…

  2. jerome manin

    Si mouche il y a la variété est connue sous le nom de Scathophaga stercoraria.

  3. jérôme Manin

    Se souvient-on du temps glorieux ou Thierry E. et Gérard C. allaient ensemble montrer Lyon à Paris, Thierry finançait la campagne de Gérard et Brunet-Lecomte en garçon d’honneur sautillait partout. Ah la nostalgie…
    En attendant, Thierry reste le principal actionnaire de LyonMag… Pauvre M. Latouche

  4. Stéphane

    Le livre est plutôt amusant en fait, tant il est rédigé pour donner l’impression que Brunet Lecomte est une victime. En même temps, il n’allait pas afficher ouvertement les rumeurs qui circulent chez les journalistes (certains de mes amis le sont, en fait).
    Enfin, ce qui m’a le plus amusé dans cette affaire qui n’en fini pas, c’est que le patron de lyon mag, après avoir qualifié de tous les noms le pdg de fiducial est allé manifesté en le supplisant de prendre son chèque. Je le sais, j’y étais ^^. Avec la pause sandwich, et tout le reste. En fait, c’est bien ce qui ressort du bouquin, une grosse pièce de théatre. J’aimerais bien qu’un jour le pdg de fiducial donne sa version des faits…

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