Les prochains jours

Je voulais faire un petit billet sur le très intéressant colloque national sur les centre-villes et le commerce qui s'est déroulé à St-Etienne à l'invitation de la Chambre de Commerce mais comme l'ADC7 m'a mâché le travail, je vous invite à lire le petit résumé de Patrice en la matière.D'ailleurs, nouveau rappel, oubliez pas que le 14 Juin, ce sera Plaisir de Chiner avenue Jean Jaurès.Nous avions 15 000 visiteurs l'année dernière!

Autre point sur le 7e, féliciter le pompier de la caserne de la Madeleine Daniel Ecochard, qui m'a fait l'honneur d'être la "personnalité" appelée à authentifier son record du monde de tractions: l'homme en a fait 506 en une demie-heure! Record mondial en la matière et une émotion grande pour les pompiers présent et la famille de Daniel.Bravo.Et j'espére que vous n'avez pas trop mal aux bras!

Ue Si la semaine qui commence réellement ce mardi est celle d'importants changements pour moi (une activité pro de plus dans mon panel! Va falloir être organisé mon p'tit, très organisé) ce sera aussi la dernière des européennes.A signaler d'ailleurs le lancement d'un magazine sur les questions de notre continent, dont je vous recommande chaudement la lecture: L'Européen.

La campagne qui va s'achever ne laissera pas de grands souvenirs.Les compositions des listes ont pris du temps et si celles du PS se sont bouclées vite, les polémiques ont été vives, ralentissant la campagne, on s'en souvient.Le MODEM et l'UMP ont bouclé plus tard tant chez eux également le combat était féroce, quoi que moins médiatisé. Tout cela à laissé comme toujours des victimes sur le carreau (, ou).Gageons qu'elles s'en remettront.

Puis la campagne a commencé dans une certaine indifférence, entretenue par un climat médiatique qui avait décrété que le débat n'intéressait pas les français. Et puis, quatre ans après le funeste résultat au référendum sur le traité constitutionnel (discussion à venir cette semaine sur Eurogaules), qui laisse encore de l'amertume chez moi, les français semblaient ailleurs.

Les partis ont pourtant parfois essayé de faire vraiment campagne sur les questions européennes plutôt que nationales.Trop peu souvent.Ceci alors qu'il s'en passe des choses au niveau européen!

La palme en revient sans doute à l'UMP qui reste dans des schémas purement nationaux compléments archaiques et dépassés: on parle de la France en Europe, pas de construire un espace commun.On parle de Sarkozy et on joue à l'épouvantail turc mais on ne se lancen en rien sur une vision continentale.Le récent appel lancé par Sarkozy et Merkel démontre une nouvelle fois que la droite française reste majoritairement dans le cadre étriqué et dépassé de l'Etat-nation.

Par contraste, Europe-Ecologie, avec lequel j'ai parfois des désaccords de fond, fait une belle campagne, très européenne et plus décentrée des problématiques franco-françaises. La sauce prend plutôt pas mal.Cela sera-t-il suffisant? Il est en tout cas plaisant de voir qu'il n'y a pas que des listes microscopiques et anecdotiques comme les newseuropeans pour penser continental.Mais quel patchwork !

Le MODEM qui a la base a une culture européenne marquée s'est lancé dans un programme éllaboré presque uniquement à l'échelon franco-français, même si un peu de concertation minimale s'est fait avec quelques partis européens. La campagne a été tourné d'abord sur les questions nationales, avec un livre de Bayrou fort bien tourné mais évoquant surtout Nicolas Sarkozy et non le débat européen.Et puis s'est lancée une course destinée à siphonner l'électorat socialiste.Un peu trop politicien pour un parti qui habituellement porte haut et fort, avec honneuret lucidité les couleurs de l'Europe.

Le PS, qui a l'avantage d'un programme fait à l'échelle européenne avec le PSE, a sans doute été un peu étouffé: les grands médias ne lui ont accordé que peu d'attention, alors que le principal parti de gauche court vers un score dans la fourchette haute de ses scores habituels dans cette élection. Mais une part de la presse nationale a décidé que le PS allait se planter, comme le rappelle Nicolas. Certes les changements de tactique successifs dans la campagne ont désarçonné certains électeurs.Certes certains sont parfois tombés dans la politique nationale pure et bête. Certes certaines têtes de listes donnent moins envie que d'autres. Et puis on peut regretter un certain manque de folie dans la campagne. L'Europe c'est un espoir, c'est un enthousiasme! Je trouve d'ailleurs qu'en l'espéce le PSE présente quelque chose de plus vivant, de plus sympa.

Allez plus que quelques jours!

4 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. solange k

    j’ai été surprise agréablement par la campagne du PS, qui a globalement su rester dans les problématiques européennes.

  2. Maud

    Très intéressant billet où tu fais une bonne synthèse de cette campagne qui pour moi a été la première. En ce qui concerne le PS, je crois qu’il y aura des regrets en se demandant si on avait fait si ou ça aurions-nous élevé le débat ? Force est de constater que les médias ne nous ont pas aidé en mettant en avant les problèmes internes et non nos idées (et pourtant on avait un manifesto rédigé par les partis sociaux-démocrates des 27 pays européens). Le pire ayant été les articles et autres reportages autour des retrouvailles de Ségolène et de Martine en passant sous silence les discours très intéressants de députés Espagnol et Allemand.

  3. Battling

    C’est quoi cette arnaque ? Il n’y a pas de coordination PS sur la Zone Euro les mecs, vous planez,
    Est ce que le PS Allemand vient de se désolidariser du PSE ? en appelant à voter Barroso : la réponse est oui/ Est ce que le Labour de Gordon Brown soutient Rassmussen ? Non il ont répété ces derniers jours que Barroso leur allait bien. Je ne parle pas du PS de Zapatéro et des Portugais.
    Désolé mais votre manifeste commun c’est du carton pate !! Martine Aubry peut raconter des pipos au Gogos du journal de 20H mais c’est un flagrant délit de « n’importe quoi politique » chers amis.

  4. Pour information

    Socialistes allemands et Barroso
    Les socialistes allemands soutiennent le président sortant de la Commission européenne pour un nouveau mandat. Le PS français est fier de présenter un « programme commun » avec ses voisins socialistes. Dans ce « Manifeste », on peut lire : « la droite suit le marché, nous suivons nos convictions ». Et quelle sera l’attitude des députés européens socialistes élus en France, face à la nouvelle candidature de Barroso ? Lui qui a répété qu’il ne proposerait jamais d’initiatives sans avoir obtenu, avant, l’accord des 27 États membres ? Cela a donné une Commission écartelée dans les marchandages entre dirigeants, peu respectueuse des députés et des citoyens de l’Union. C’est contraire au pouvoir d’initiative et à l’ambition théorique de la Commission européenne, contraire au sens des Traités et contraire à l’idée des Pères fondateurs de l’Europe !

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