La politique en contre

Je ne me suis pas engagé en politique contre.A l'époque de l'UNEF-ID, au MJS, la mode était d'être contre la droite et contre le FN.Si bien évidemment j'agissait, je militais, je milite toujours, face à  la politique de régression sociale du gouvernement Juppé, aujourd'hui celui de Fillon et Sarkozy et face au racisme du FN (refusant d'ailleurs de confondre la droite républicaine et son pendant extrême, comme le faisaient de façon scandaleuse une partie de la gauche radicale), je n'ai jamais axé mon combat "contre" mais pour.Pour une société plus solidaire, qui laisse sa chance à chacun, pour l'Europe fédérale, pour des rapports nord-sud plus justes, pour Lyon, pour des territoires de la République plus égaux, pour un monde sans précarité, pour que chacun vive décemment…De même je me bat au sein du PS non contre l'aile gauche,avec qui j'ai des désaccords, mais qui n'est pas sans mérite, mais pour une sociale-démocratie humaniste, libérale et européenne.

Bertrand Delanoë, pour qui j'ai le plus grand respect malgré mes taquineries sur son parisianisme, vient lui d'appeller à voter contre Ségolène Royal.Cela n'est pas à sa hauteur de refuser de prendre part à la campagne dans un premier temps puis de s'exprimer par refus uniquement.Ce n'est pas digne de Martine Aubry et de son talent d'être utilisée comme une simple porte de refus de la candidate de la motion Collomb.Espérons qu'il y aura plus de constructivité dans nos échanges dans les heures et les jours qui viennent.

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  1. lucrece

    Le Monde.fr retranscrit la lettre de Bertrand Delanoë aux militants de la motion A, et il appelle à voter M. Aubry, au nom de sa conception du parti……

  2. « De même je me bat au sein du PS non contre l’aile gauche,avec qui j’ai des désaccords mais qui n’est pas sans mérite mais pour une sociale-démocratie humaniste, libérale et européenne. »
    Merci, ça fait du bien, comme le reste du billet.

  3. Florent

    Rooh, « Contre Ségolène Royal », c’est une analyse un peu sévère et schématique, quand même.
    Il appelle à voter « pour défendre l’identité même du Parti Socialiste », et non contre.
    Après, oui, bien sûr, ce choix de voter pour défendre l’identité du PS, repose sur une analyse qui considère que Ségolène Royal tend à vouloir transformer le Parti Socialiste en un mouvement.
    C’est, cependant, une analyse qui, de la marginalisation du rôle essentiel de la cotisation à la remise en cause de la définition nationale des stratégies et lignes politiques, ou le désir d’abandonner le scrutin proportionnel, s’appuie sur des choix objectifs défendus et revendiqués fortement par la motion E.
    Je préfère que le congrès porte sur ce débat là, certes sans doute un peu technique voire autiste aux yeux du non-militant, que sur le clivage sans doute plus artificiel du Modem.
    Oui, pour ma part, je souhaite que les cotisations restent progressives, liées aux revenus, et non négligeables :
    Le financement du parti, et en particulier des échelons de la section et de la fédération par les militants, est la garantie d’une -relative- indépendance vis-à-vis des élus locaux, avec qui le débat doit pouvoir exister et être franc, comme du national.
    Sans la part « militants », quelle autonomie pour la section vis-à-vis d’un maire d’arrondissement qui n’est plus en phase avec elle ?
    Sur la question de la part d’autonomie politique accordée aux fédés ou aux régions, qui est un élément issu de la contribution « La Ligne Claire » qui le portait très fortement, j’ai également un point de désaccord assez fort. Non que je sois soudainement devenu jacobin, mais je pense que le rôle du responsable local, de l’élu local, est de décliner et d’adapter une ligne politique aux spécificités de son territoire, pas de s’en émanciper, ni d’inverser les rôles et de faire d’une ligne nationale un agrégat de positionnements locaux ;
    Le modèle lyonnais de Gérard est une adaptation très réussie de la ligne socialiste au contexte lyonnnais – je ne pense pas, contrairement à Gérard, qu’il soit exportable.
    Ces différences sont peut-être peu glamours, mais elles sont spécifiques à la motion E, fortement clivantes avec les autres textes, et touchent en effet profondément à l’identité du Parti Socialiste

  4. jerome manin

    La majorité des gens de gauche est-elle dans la logique autocide du contre à tout prix ?
    A priori non et c’est une bonne nouvelle car on a l’impression parfois que l’obstruction à remplacer l’opposition.
    Les déchirements du PS ne sont bons pour personne, on risque par absence d’opposition d’avoir au niveau national les excès qui minent la politique locale.

  5. Je ne vois pas ce qu’il y a de choquant au fait que le premier signataire d’une motion exprime son choix, l’argumente et appelle ses
    partisans à le rejoindre sur ce choix.
    faire de la politique c’est tout de même s’engager et moi ce qui me choquait plutôt était sa neutralité : « faites comme vous voulez, maintenant je m’en lave les
    mains ».
    au nom de quoi aurait-il dû se taire ?

  6. Si j’en crois sa déclaration, bertrand appelle à voter pour Martine Aubry,
    pour « les principes qui fondent mon engagement, au service d’une efficacité de gauche : un projet progressiste, écologiste, dédié à la justice sociale ; un idéal européen assumé, qui nous conduise à travailler, vraiment, avec nos amis sociaux démocrates afin de trouver ensemble un débouché de gauche à la crise actuelle ; une stratégie d’alliances claire, qui implique de s’ouvrir à toutes les formations de gauche, mais à rejeter l’ambiguïté d’alliances avec un parti qui se refuse à différencier la droite de la gauche. »
    Je ne vois pas pourquoi voter Royal serait un projet politique et voter Aubry un rejet de personne. En ce qui me concerne, je ne fais pas une fixette sur la personne de Royal et je travaille d’ailleurs en parfaite intelligence avec une parlementaire ayant fait le même choix que toi. Mais je conteste la personnalisation du débat, la tentation de transformer tout vote interne depuis 2 ans en référendum pour ou contre elle, sa conception de la présidentialisation avec un chef qui incarne mais délègue le travail. Ce n’est pas la personne Royal qui me pose problême, c’est la conception qu’elle-même se fait de sa personne, très en décalage de ma propre culture politique.

  7. militant strauss-kahnien

    Deux remarques:
    – delanoe appelle à voter pour aubry et pas contre royal. Après, les militants font ce que bon leur semble. Mais la cohérence politique et idéologique l’amène naturellement à soutenir celle dont il est la plus proche.
    – n’as tu pas l’impression de te retrouver seul strauss-kahnien derrière celle qui voit des étoiles dans le ciel dans ses discours?

  8. kevin despuis

    si il y en a qui pensent que Ségo est pas socialo, demandez à la virer.Sinon c’est un vote contre Ségo…

  9. jon

    Dis donc ça trolle chez toi Romain !
    Visiblement tout le monde n’a pas entendu le vibrant discours de Bertrand ce weekend à Reims, justifiant sa non-candidature par une noble volonté de je cite : « Ne pas ajouter de la division à la division ».
    Là il y aurait comme une contradiction…
    Pfffff !

  10. autre militant dskiste

    @ »militant strauss-kahnien »:Tellement militant que tu signes pas! On est davantage que quelques dskistes dont Romain à s’interroger sur ce bordel.Mais voter « contre » et pas « pour », non.Sur le fond des idées d’ailleurs, quel est la différence entre Ségo et Dominique ?

  11. du courage !

    @fred p: si tu es contre la conception du PS pronée par la motion E, pourquoi tu bosses pour une députée qui a signé cette motion ??????

  12. Benoit

    Nous pourrions aussi dire que s’il avait soutenu la motion E, ç’aurait été « contre » Matine Aubry.. Cela n’a pas de sens de présenter les choses comme cela, et à la lecture de la lettre, et des motions du congrès, il est à noter qu’il y avait des divergences entre la motion E et la motion A qui étaient plus importantes qu’entre la A et la D…
    Mais c’est bien entendu le jeu dans cette période de rejeter les responsabilités. Si S. Royal n’avait pas trahi par deux fois les militants (« je ne croyais pas en mon programme » et « je mets ma candidature au frigidaire avant le vite »), nous pourrions dire que c’est une nouveauté qui est proposée. Si au contraire on considère que c’est par le débat qu’elle a imposé sur SA personne qu’elle a tué le congrès de Reims, alors nous avons des raisons de ne pas voter « contre » elle, mais POUR une vision politique de gauche soutenue par Martine Aubry

  13. du courage !

    @Benoit: Ce n’est pas pour qui mais plutot un vote en contre qui est proposé ici par le Maire de Paris.Rien à voir contre qui il se bat.

  14. Oui, Bertrand Delanoë appelle à voter pour Martine Aubry.
    1) C’est la moindre des choses, de prendre position. Incroyable de lire que ça t’étonne !
    2) Pourquoi l’accuser de s’intéresser aux personnes ? C’est une polémique inutile et sans fondement, quand on sait quelle est la proximité entre les motions A et D (qui auraient même du être unies dès le départ). D’ailleurs, c’est une réunion, entre autres choses, des anciens partisans de DSK, qui étaient, pour l’essentiel, divisés entre ces deux motions, dans lesquelles se retrouvaient leurs idées.
    3) J’ai beaucoup beaucoup ri, en te voyant appeler Ségolène Royal « la candidate de la motion Collomb » !!! Là, par égard pour toi, je ne vais pas pousser le commentaire plus loin…
    🙂

  15. bon rapidement car la journée est longue
    @fred Vermeulin:Il est surprenant de voir Delanoë se retirer sur ses terres, disant: »on prend pas part au vote » puis changer d’avis.Sinon oui, la candidate portée par la motion Collomb est Ségolène Royal.
    @du courage!: du calme
    @Benoit T:Heureux de te savoir encore de ce monde.L’appel de Dealnoê fait quand même penser à un appel de barrage, Ségolène étant le diable incarné.
    @Kevin:Bien d’accord
    @ »militant strauss-kahnien »:Il est normal de se poser des questions sur ces histoires comme je le fait avec d’autres amis de Dominique.Sur le fond la différence est faible.
    @fred p:maintenant tu es contre les alliances avec le centre?
    @Florent:C’est ce procés qui me dérange, même si j’aurais largement préféré une candidature de la motion E type Peillon.Là c’est vrai que c’est complexe !
    @ze little:Merci
    @dedalus:oui mais sur le fond?
    @Lucrece et Karim:On sent une impression de faire barrage quand même contre.Ca n’empêche pas mon profond respect pour Betrand et Martine.

  16. @ du courage :
    1. parce que j’ai signé une motion avant qu’elle ne le fasse.
    2. parce qu’elle m’a encouragé à défendre mes propres opinions et n’a fait peser sur moi aucune pression.
    3. parce que nous nous entendons bien, que nous sommes complémentaires, et je l’espère, efficaces dans la vie de notre groupe parlementaire où nous travaillons aussi avec des gens de toutes tendances, pour dégager des positions communes.
    4. Parce que nos désaccords sont quand même moins graves que ceux des salariés qui bossent pour un patron de droite et à qui je ne demande pas d’aller pointer au chômage.
    5. parce que je le répète : je ne suis pas anti-segoleniste, mais j’aspire à défendre mes idées qui ne sont pas selon moi celles de la motion E. je vais finir par penser que c’est un crime… Mais demandez-lui ma tête si vous y tenez…

  17. @ romain :
    Sur les alliances au centre… Je ne suis pas tu le sais caricatural sur ce sujet, et je pense par exemple que l’intérêt des habitants du 5e arrt de Paris aurait du conduire à un accord. Je suis aussi de ceux qui n’ont pas cogné sur Royal entre les 2 tours, considérant que la faiblesse du total gauche imposait de la realpolitik.
    Maintenant, je ne crois pas que le « tout sauf sarkozy » – inévitable entre les 2 tours d’une présidentielle – puisse être une ligne viable pour construire une alternative d’ici 4 ans. je ne crois pas que l’intérêt du PS soit de conclure a-priori une alliance nationale avec le modem pour la simple et bonne raison que je n’y vois pas notre intérêt stratégique.
    Nous devons pour moi avant tout renforcer le total gauche et pour cela aller rechercher l’électorat populaire qui est parti chez Sarkozy. Comme tu le sais, j’ai écris la-dessus et apporté des éléments chiffrés de l’impasse stratégique que me semble être l’alliance au centre : http://etmaintenant.over-blog.com/article-23825386.html

  18. Benoit

    Etant effectivement encore de ce monde, je constate sur le site du monde que nous allons bientôt devenir « camarades » avec le modem. La politique en contre, n’est ce pas celle qui consiste à s’opposer en constituant un front, comme tu le décris très bien pour un autre contexte, qui n’a aucune cohérence. En cela, lorsque l’on regarde les analyses de Bayrou et les propositions qu’il propose pour résoudre la crise, et celles que nous pouvons proposer, n’est ce pas justement là que l’on retrouve la politique du contre? Va t elle nous permettre de refaire naître un espoir à gauche? Je n’en suis malheureusement absolument pas convaincu. Ce que je sais par contre, c’est qu’un parti socialiste ancré à gauche peut redonner cet espoir, et ce dans un rassemblement fort et cohérent.

  19. M

    J’ai surtout l’impression que Delanoë ne sait plus où crécher, tout comme Montebourg, la girouette officielle du PS, pourquoi avoir crée une motion si c’est pour se retirer quelques semaines plus tard, ont ils oublié que ce sont les voix des militants dont ils se fichent dans l’histoire ?

  20. lucrece

    pouf, pouf!!!!!
    quand va-t-on sortir de la personnalisation et surtout de la victimisation????????
    quand les partisans de segolène admettront ils qu’elle est une personne comme les autres, et donc que l’on peut la contredire sans être contre elle???????? que l’on n’a pas besoin d’embouteiller les salles des tribunaux populaires par des procès qui n’ont pas lieu d’etre???
    quand on en sera sortis, peut etre pourra t on commencer à discuter réellement…

  21. Yann Le Bihan

    Romain, on peut comprendre. Mais je pense qu’il sera bien temps d’y réfléchir après, lorsque le danger sera réellement écarté et que nous aurons le loisir de penser une réforme du parti qui lui évite de se retrouver dans des situations aussi absurdes.
    On pourrait citer des tas d’exemples, y compris dans l’histoire récente, où un vote « contre » s’est révélé nécessaire pour sauvegarder l’essentiel. C’est le cas aujourd’hui, car le PS est clairement menacé dans ses fondements. Mais le moins que l’on puisse dire est que nous avons tout fait pour éviter cette confrontation, allant même jusqu’à nous allier avec les partisans de Royal malgré nos réticences.
    C’est simple : si Royal n’avait pas menti une fois plus – une fois de trop – elle ne nous aurait pas contraints à nous positionner « contre ». Si elle s’était effacée devant Peillon ou Collomb et si celui-ci avait proposé aux autres motions un projet d’union viable, nous serions aujourd’hui en train de fêter à l’avance – comme beaucoup de socialistes qui soutenaient les autres motions mais étaient favorables à une telle solution – la très probable victoire de la motion E sous le signe du rassemblement. Le vote « contre » est une réalité, mais c’est Ségolène elle-même qui l’a fabriqué de toutes pièces.
    Et puis voyons les choses en face :
    – oui, dans l’absolu il vaudrait mieux dépenser son énergie à promouvoir un projet qu’à combattre celui des autres. Mais encore faudrait-il savoir quel projet. Quand on décrète souverainement, alors que l’on vient à peine de s’allier à des sociaux-démocrates, que la social-démocratie « est morte » pour essayer de surfer maladroitement sur la crise financière, on nous prend clairement – très clairement – pour des gogos.
    – toujours dans l’absolu, il serait bon de ne pas trop s’attacher aux personnages mais à la pièce, et c’est justement ce que j’apprécie dans l’attitude de Collomb : il n’est pas du tout dans le jeu théâtral. Mais comment faire pour se désintéresser de cette question, lorsque l’on a en face de soi quelqu’un qui s’évertue à composer un rôle d’héroïne martyre redescendue parmi nous, voulant nous « soigner » de nos blessures masochistes en nous faisant scander « fra-ter-ni-té », alors qu’il lui suffirait d’étudier sérieusement les dossiers et d’essayer de nous convaincre avec de vrais arguments ??? désolé, c’est au dessus de mes forces.
    – oui, dans tous les cas, « contre » c’est moins sympa que « pour ». Mais le mensonge, l’instrumentalisation de ses alliés, c’est encore beaucoup plus grave.
    Parmi tous les militants résolus à voter Aubry pour les mêmes raisons que moi, j’en connais un paquet que l’on pourrait difficilement cataloguer parmi les esprits non « constructifs ». Nous n’attendons en réalité qu’une chose : qu’on en finisse au plus vite avec cette aventure ridicule, déjà désavouée à une majorité écrasante de 71 %, et que l’on puisse enfin se mettre tous ensemble au travail pour construire le vrai projet de 2012 – qui n’est aujourd’hui qu’une page blanche.

  22. jerome manin

    Il faut être une espèce en couple pour être sauvé du déluge. Il n’y aura pas de place pour le demi couple Royal sur l’arche de la Noé.
    En train de se noyer, chaque militant crie Hamon secours Aubry de grands et vains efforts.

  23. de base

    j’ose un commentaires sur ces débats de fond!!! c’est quoi faire « renaître un espoir à gauche??? » retrouver la génération Mitterrand, la SFIO d’antant??? je suis mort de rire….pour moi l’espoir doit être au service de la France, de l’Europe, du Monde….l’espoir c’est une plus grande justice, surtout un espoir pour chaque homme de la planète….l’espoir pour un appareil politique dépassé par les enjeux du monde moderne cela me désepère…le PS est si loin des préoccupations de ses militants et des français en général que c’est affligeant….Oui nous avons besoin d’une véritable opposition, oui nous avons besoin de regards et d’approches différents, oui nos enjeux ne sont pas un clivage gauche droite, non nous n’avons pas besoin de vos psychodrames !!!(Psychothérapie de groupe consistant à faire jouer des scènes par les sujets qui y représentent leurs propres conflits, les événements cruciaux de leur vie affective, etc., notamment en vue de lever les inhibitions et de résoudre ces conflits.
    [sens figuré] Situation conflictuelle entre des personnes dont les rapports sont essentiellement déterminés par l’affectivité.) Sortez, visiter les entreprises, cotoyer les chomeurs et demandez leurs ce qu’ils pensent de cette mascarade de Reims!!!

  24. PIERRE

    – ce qui est choquant en effet, ce n’est pas que Delanoe prenne parti pour Aubry, ,c’est qu’il le fasse aujourd’hui alors qu’il nous a expliqué tout au long du congrès qu’e pour des raisons impérieuses il ne pouvait signer une motion commune avec elle!
    – France Inter a rappelé ce matin que la péroraison de Ségolène qui aurait tant choqué notre soit-disant « culture » socialiste ( « voir des étoiles dans le ciel », etc…) était elle-meme extraite d’un discours de… Jean Jaurès !!…Pas de chance pour ceux qui se croient patentés pour dénoncer chez la « madone » je ne sais quelle dérive attentatoire à la laicité !…

  25. jbdivry

    Ladies and gentlemen,
    Mesdames et Messieurs
    Vous venez de découvrir les splendeurs …
    de la Motion « Ah? » …

  26. jbdivry

    Est-ce que Fabius est encore candidat pour les présidentielles de 2012 ?

  27. Ch M

    @ Militant Strauss Kahnien
    « – n’as tu pas l’impression de te retrouver seul strauss-kahnien derrière celle qui voit des étoiles dans le ciel dans ses discours? »
    Je ne sais pas si Romain est le seul Strauss Kahnien de cette motion, mais je pense qu’il a la culture politique pour comprendre la reference au texte de Jaures  » Rallumer tout les soleils ».
    Cordialement

  28. jbdivry

    Concernant la question sur la social-démocratie, je tiens ici à faire deux remarques :
    Il existe une discipline : les sciences politiques, qui, dans un soucis de classifier les différentes politiques économiques et sociales selon une grille d’analyse pertinente, a crée un modèle socio-démocrate cohérent qui est ou a été adopté, à des degrés divers, par la majorité des gouvernements de « gauche » des pays européens.
    Autant par commodité de langage que pour envoyer un message clair et cohérent aux acteurs de notre économie nationale et à nos partenaires européens, nos hommes politiques utilisent ce qualificatif.
    Mais Tony Blair, par exemple, a construit et mené sa politique sociale particulière en obéissant plus à un pragmatisme anglo-saxon qu’à un modèle existant.
    Il a fallu appeler cette politique « le blairisme ».
    Le PS peut très bien proposer un programme nouveau, un kit innovant, qui n’ait pas encore de modèle scientifique …

  29. Yann Le Bihan

    @jbdivry : certainement, ou bien l’on n’évoluerait jamais. Mais une telle formulation ne peut venir a posteriori en justification d’un discours prophétique qui proclame rien moins que la « mort » d’un modèle à la faveur d’une crise dont il est loin -très loin – d’être le seul responsable.

  30. Loïc

    Ce qu’il ya de bien dans ce b… ambiant, c’est qu’enfin les militants vont pouvoir choisir eux-mêmes leur 1er secrétaire. Une vértibale élection avec 3 choix possibles et cette fois, 3 visions différentes du parti. Il n’y a pas eu de synthèse ce week-end et ben tant mieux ! Basta les arrangements en douce, les synthèse molles et inefficaces, loin des attentes des militants et surtout de leur vote. Cette fois, nous allons pouvoir nous exprimer clairement et fortement, ne laissons pas passer cette chance.
    Quant au pour / contre, je crois que tu as été Romain, très pour la motion E (et je ne dis pas contre les autres !), alors qu’en tant que Sec sec peut-être aurait-il fallu plus de neutralité (comme Delanoë au départ). Mais c’est un autre débat !

  31. jerome manin

    « Le premier des droits de l’homme c’est la liberté individuelle, la liberté de la propriété, la liberté de la pensée, la liberté du travail. » J. Jaurès

  32. Réflexion tirée de mon blog au lendemain et le jour où il faut savoir voir le sens des événements rémois : la fin officile de ce qui n’est déjà plus depuis disons…2002
    Vu l’état des choses, il faut se résoudre à des solutions d’évidence. Le parti qui n’est plus socialiste et se recherche une idée social-démocrate, qui fut toujours introuvable, pour tenter de se donner une pensée (périmée en plus) doit élire à sa tête le seul qui représente cette idée à savoir… Bayrou.
    Cette clarification faite, les gens de gauche escroqués par le sigle PS pourront aller rejoindre les organisations porteuses du changement. Car au final et il ne faut pas être fin politique pour analyser la situation. Comme il y avait le corner à la rémoise inventé dans les années 50, qui n’était justement pas frappé comme un corner, le congrès rémois aura profité à tous, sauf au Parti socialiste.
    Au Béarnais certes, mais une partie du chemin du reniement était déjà fait. Aux Sarkozystes sans doute, même s’ils pataugent dans leurs contradictions et un réel cruel qui les renvoie à ce qu’ils sont, c’est à dire les serviteurs d’intérêts d’une caste, et discrédite leurs discours.
    Et bien sûr à la nouvelle gauche qui se cristallise d’une façon qui me surprend et n’est plus l’extrême gauche ou l’ultra gauche avec laquelle on essaie encore d’effrayer. Reposant sur une personnalité crédible, des structures (criticables comme celles de toute organisation) fortes, elle est en train de fédérer et de renouveler des discours qui écartent la critique étatiste prévisible et renvoient le libéralisme dans ses cordes létales. Je suis particulièrement étonné par la mise à jour d’idées qui a pu y apparaitre pendant que j’écoutais du bon vieux rock et regardais des films, décidé que j’étais à laisser crever ce vieux monde capitalo sur lui-même et à préférer les freaks et la contre-culture comme mode de résistance marginal.
    Un véritable travail de fond a eu lieu et cette gauche est passée de la revendication protestataire par le mouvement social et d’une pensée qui risquait de lui revenir en boomerang avec les discours tout prêts sur le Mur de Berlin et autres, à une forme émergente d’alternative enrichie par des penseurs critiques et des philosophes novateurs. On y retrouve la remise en cause des concepts du libéralisme c’est évident et donc une nette différenciation avec le PS mais aussi l’ouverture sur des pistes qui n’excluent pas (plus) toutes formes novatrices ou anciennes d’une nouvelle voie.
    Autogestion, remise en cause des hiérarchies et démocratie interne aux entreprises, interventions des pouvoirs publics sur certains domaines, décentralisation des décisions publiques, souci environnemental et remise en cause d’un productivisme qui tourne en rond aux dépens du bien-être individuel et des modes de développements durables… Ce que l’on croyait réservé à des groupuscules antinomiques semble pouvoir se fédérer dans un projet. On est loin de la caricature d’un marxisme rigoriste. Il y a là un projet politique et de société qui se dégage. Projet qui s’appuie sur un potentiel mouvement social mais qui, malgré un système établi pour la permanence au pouvoir de forces centrifuges qui ne touchent pas au dogme capitaliste, semble être en mesure de peser dans les urnes. C’est d’ailleurs une réelle nouveauté : le changement radical est en mesure d’émerger par le système électoral, pourtant bien caroublé, et en accepte le principe y compris dans ses discours les plus révolutionnaires. Il est vrai que la crise aidant, les scrutins à venir pourraient tracer les pistes d’un avenir enfin autre.
    C’est là que, pour revenir en Champagne, on se dit que l’absence de projet et de fusion de motions ne fait qu’acter l’évolution naturelle d’une force politique qui n’est plus en mesure de survivre à son créateur. Le PS n’a jamais existé. Il n’aura été qu’un outil historique de conquête du pouvoir. Les tenants du libéralo-centrisme sont en route vers le camps qui fut toujours le leur, celui de l’illusion du changement pour que leurs avantages ne soient surtout pas atteints.
    Ceux qui avaient une notion forte de la gauche vont bien devoir se rendre aux évidences : choix entre une direction qui relève de l’archaisme d’apparatchiks ou pipolerie chrétiennisante soutenue par des barons provinciaux attachés aux privilèges des places qu’ils occupent. Plus surement, les résultats des urnes évoqués plus haut les convaincront. Ils ne sont plus là où cela se passe, où cela peut se passer.
    La fin de l’agonie est prévue pour jeudi non ?

  33. lucrece

    segolene royal a dit à la télé : « les francais attendent que le parti socialiste soit meilleur que la société qu’il faut changer »
    quelle image pour les militants du rhone en ces jours de grandes manoeuvres?
    quel grand ecart!!

  34. Yann Le Bihan

    Fin de l’agonie : jeudi
    Début du vrai travail pour 2012 : vendredi

  35. jerome manin

    Royal en fait des tartines dans le pathos. La chose agace les sectaires, qui n’ayant pas le moindre recul sur le ridicule prennent tout au premier degré. Cependant, il faut se souvenir de tous ceux qui ont gagné des places à force pugnacité et d’obstination au mépris de la réalités et du terrain. Ségolène s’apprête à être cette borgne au milieu des aveugles dont le PS a besoin.
    Notre petit baron est peut-être finalement un fin conseiller…

  36. Fabien

    « la candidate de la motion Collomb »
    mouais… Officiellement, c’est vrai, mais en vérité, ça n’a jamais été la motion Collomb, ça a été pour une extrême majorité des gens qui ont voté pour ce texte, la motion Royal.
    J’entends encore les magnifiques discours avant le 6 : Royal a mis sa candidature au frigo, c’est pour ça qu’on la rejoint, surtout pas non mais surtout pas de présidentiables comme premier secrétaire, c’est le point sine qua non de l’accord, et bla et bla et bla…
    Voilà le résultat. Collomb et Guerrini n’ont même pas protesté une seconde…
    Je plains ce pauvre Peillon, qui va faire le boulot « administratif » pendant que Mme Royal déclamera ses homélies et ses prêches.

  37. FP NICOLAS

    @ Tous
    Bertrand Delanoe et sa motion avait acte COLLECTIVEMENT de ne pas prendre de position. Moyennant quoi B Delanoe se dejuge en 24H sous la pression de son 1er cercle ultra jospiniste et apres coup de telephone de Lionel pour soutenir Martine Aubry.
    Dois je rappeller que les « pro europeens » et Laurent Fabius sont pas sur la meme vision de l Europe ? Dire le contraire est ridicule et defendre la convergence motion A et D sur cela aussi.
    Rappel utile: Martine Linieres Cassou, tombe de F Bayrou, rappelle a M Aubry que elle peut parler sur le Modem mais s est allie avec quand la maire de Pau appelle a soutenir S Royal qui elle veut renover le parti qui en a bien besoin (cf son blog).

  38. Yann Le Bihan

    Les sectaires ? elle agace ses propres fans ?

  39. Yann Le Bihan

    @FP NICOLAS : lisez bien ce qui suit, s’il vous plaît.
    Pas un, pas une d’entre vous n’est venu(e) tenter de nous justifier la tromperie du « frigo », sans laquelle jamais un score de 29 % n’aurait été atteint. Comment voulez-vous être pris au sérieux si vous esquivez toutes les questions gênantes ?
    Alors lancez-vous : expliquez-nous clairement pourquoi nous devrions accepter de nous être fait rouler dans la farine sans nous mettre en colère, et sans tout faire pour empêcher le mensonge d’être officiellement avalisé comme méthode politique par les militants socialistes.
    Cette demande s’adresse à l’ensemble du fan club.

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