Le choix de la Ligne Claire

Ps
Le congrès du PS se passe en plusieurs phases.La première celle des contributions rassemble à la fois des textes sur des thématiques (J’ai signé par exemple des textes sur la république et les minorités,la décentralisation et une dynamisation des territoires ou  l’égalité entre hétéros et homos…) et des textes de portée plus générale.Il n’est possible que de signer un de ces derniers, qui porte chacun une certaine identité du socialisme, une vision particulière.

Alors que mon choix historique aurait pu me faire se porter sur la contribution portée par Pierre Moscovici autour de certains amis de DSK et des proches de Montebourg, que j’ai de la sympathie pour un certain nombre d’autres démarches réformistes menées par ailleurs, j’ai choisi, avec d’autres personnes se revendiquant de la tradition sociale-démocrate du PS, de rejoindre la contribution décentralisatrice, sociale-démocrate et européenne portée par Gérard Collomb et d’autres, intitulée La Ligne Claire (dont voici le texte ici).

Au-delà des personnes,au-delà du fait que je souhaite contribuer à la promotion du modèle lyonnais qui réussi si bien à transformer notre ville dans le bon sens, ce texte est en effet le plus proche de mes convictions, le plus intéressant à mon sens pour construire un projet de société.Ca n’enlève aucun mérite aux autres bien évidemment à commencer par la contribution Moscovici mais puisque la politique est question de choix, le mien est celui-ci et ne saurait surprendre ceux qui connaissent mes convictions sur le fond.

En premier lieu, avant d’aborder les idées, il s’agit d’une part d’éviter un congrès qui se résumerait à une bagarre Delanoë et Royal avec Aubry en troisième larron.Le premier a une personnalité et un ouvrage récemment sorti convaincants, la seconde a sorti une contribution qui, si elle est parfois simpliste, ne manque pas de qualités et j’ai déjà exprimé ici le respect profond que j’ai pour la troisième.

Mais mon choix est d’abord, je l’ai dit, choix de fond:

Nos idées se doivent d’être au centre de la vie politique française et cela passe par un discours qui soit le même dans nos congrès enflammés et dans notre pratique responsable et inventive du pouvoir.

Pour l’instant celui-ci se situe au niveau local.Si nous avons perdu trois présidentielles de suite avec deux personnalités fort différentes, les français font confiance à la gauche pour gérer villes, régions et départements.
Dans ces territoires, situés dans un pays pourtant encore fortement centralisé, l’innovation et les expérimentations par nos élus et militants sont fortes et pourraient inspirer un grand nombre de nos propositions nationales.Il faudrait pour cela renoncer à la culture trop jacobine qui inspire la façon de faire de la politique en France.

Partout dans le monde, en effet, les villes prennent de la puissance en matière de compétences.Pour ce qui est de Lyon, cela permet tout à la fois de se tourner vers l’avenir, vers le rayonnement international tout en êtant fidèles à nos racines.Notre ville, et d’autres, n’ont pas attendu la création d’un Etat central avant d’avoir des relations avec d’autres cités d’Europe.

Nous sommes aujourd’hui d’ailleurs, en matière internationale entrés dans une ère nouvelle.Les nouvelles technologies,les techniques de communication de plus en plus développées, rendent notre planète de plus en plus petite et notre nécessité de penser mondial de plus en plus criante.De nouveaux pays émergent et il nous faut plus que jamais retrouver les chemins d’un vivre ensemble international.

Notre pays, si il est moins désarmé que voudrait le faire une certaine droite pratiquant une sorte de masochisme national et un dénigrement des capacités des salariés et entrepreneurs français, ne s’y prépare pas bien.
Notre PIB par habitant est aujourd’hui, après des années de gouvernements conservateurs, de 30% inférieur à celui des USA.C’est à la gauche de faire rattraper à notre pays son retard en matière de production de richesses, qui se traduit par individu par un manque à gagner de 1800 euros par an!

La gauche doit être au côté des créateurs et de voir l’entreprise comme essentielle pour l’avenir de la France et de l’Europe.La droite ignore d’ailleurs trop souvent les PME, souvent novatrices et créatrices d’emplois.L’aide à la création, l’incubation, le soutien aux chômeurs désireux de se mettre à leur compte doit être en partie repensé ainsi que l’accompagnement des petites société à la croissance.Nous devons aussi repenser nos secteurs traditionnels en y insérant les nouvelles technologies.De même, nous ne devons pas baisser les bras devant les délocalisations et trouver les moyens du maintien de l’emploi traditionnel comme cela se fait depuis peu avec le secteur textile.
Notre économie, si elle est performante en matière  de moyennes et de basses technologies, peine à  innover.Notre budget de  recherche est en effet moitié plus bas que celui des USA .
Nous devons davantage européaniser nos démarches et inverser cette tendance à la baisse de moyens qui a fait passer notre pays de 1% à 0,8% de crédits publics consacrés à notre avenir .Le secteur privé, encore un peu frileux en la matière, doit aussi être incité à financer des travaux.

De même en matière d’emploi, notre pays souffre à la fois d’une inégalité territoriale où trouver un travail pour certains habitants des quartiers populaires est difficile et d’une offre de formation professionnelle trop complexe et pas assez développée.
Combien de fois avons nous entendu des employeurs se plaindre de ne pas trouver de main d’œuvre qualifiée dans tel ou tel domaine.Combien de fois les chômeurs sont-ils mal ou pas informés de leurs droits à la formation ? Et ce n’est pas avec les économies que veut réaliser le gouvernement sur le dos de la formation des plus précaires que l’ont va gagner la bataille de l’emploi!

D’ailleurs, le monde du travail, pour ceux qui en ont un, se caractérise par une plus grande hétérogenisation auparavant.
On se sent moins appartenir à une classe auparavant;Additionné à un chômage élevé qui fragilise le sentiment de communauté de travail , cette dilution vient aussi de la diversification des modes de vies et des temps de loisir.Cette mutation est un élément essentiel à prendre en compte dans notre approche de l’individu dans son cadre de travail dans le nouveau monde de l’économie.

Pour que cette nouvelle donne économique ne soit pas injuste, pour éviter les abus que nous pouvons voir par exemple avec certains dirigeants qui s’octroient des primes exorbitantes en prônant la rigueur pour les autres, nous devons penser à de nouvelles régulations.D’ailleurs les crises financières ne nous montrent-elles pas que les plus acharnés défenseurs de l’absence de règles deviennent subitement régulationnistes si des problèmes surviennent? A capitalisme mondialisé, régulations mondialisées.Avec la cinquième de la population qui vit avec moins d’un dollar par jour, 40% avec moins de deux dollars, notre monde devient de plus en plus inégalitaire.

Dans ce monde nouveau, l’Europe a tout son rôle à jouer.Elle n’est,hélas, pas toujours très populaire ces dernières années ou plutôt davantage victime de l’indifférence.Les européens angoissent devant l’émergence de nouvelles concurrences, qu’elles proviennent d’Inde, de Chine ou du Brésil et imputent la faute des délocalisation à l’UE.Pourtant c’est avec une union plus politique, parlant d’une seule voix et avec une personnalité qui la représente, que nous irons vers davantage de régulation et la promotion d’un modèle social respectueux de l’Homme.

L’interrogation de la place de l’humain se trouve aussi à travers le formidable brassage qu’est le fait urbain.Aujourd’hui toute la planète se réorganise autour des métropoles.Demain l’axe Canton/Hong-Kong comptera autant d’habitants que l’ensemble de la France!Dans notre pays la législation est en retard et nos collectivités locales doivent penser leur travail de façon innovante face à un Etat immobile et distant.

Ce nouveau fait urbain n’est pas indifférent à la question de l’écologie.Faute de nouvelles mesures, notre température pourrait s’éléver encore davantage ces prochaines années,Des engagements internationaux ont déjà été pris depuis la conférence de Rio en 1992 et le protocole de Kyoto.Le conseil européen des 8 et 9 mars 2007 a adopté l’objectif de passer en 13 ans à 20% d’énergies renouvelables et à une réduction de 20% des émissions de CO2 et de consommation énergétique.La loi du 13 juillet 2005 fixe un objectif en 2050 d’arriver à un quart de nos émissions actuelles de gaz à effet de serre.

Nous estimons toutefois qu’il faut aller plus loin, sans tomber bien évidemment dans une rigidité de principe.

Il faut densifier nos villes.Il n’est pas normal qu’il soit nécessaire d’user de véhicules motorisés pour accéder aux commerces et services essentiels.Il faut par conséquent réformer nos politiques d’urbanisme.

De même un ambitieux projet d’isolation de l’habitat ancien et le renforcement des pôles de compétitivité liés aux cleantechs sont d’autres outils simples et concrets qui nous permettent de lutter pour un monde durable.Les plans de déplacement d’entreprise, la réforme des normes d’habitat, le développement de l
a recherche en matière environnementale sont d’autres pistes à privilégier pour assurer un avenir écologique à notre planéte.

Pour soutenir l’ensemble de ces constats et propositions, il nous faut, je l’ai dit, un PS qui travaille sur le fond et non sur les querelles de personnes.Ses structures notamment doivent être repensées pour être plus efficaces.Ainsi les comités régionaux, qui se situent à l’échelon de l’échelle d’avenir qu’est la région se doivent d’être renforcés.Les accords avec d’autres partis se doivent de se faire au niveau de la proximité, c’est à dire dans les fédérations.Le bureau national se devra également d’être l’émanation des différents territoires de la République.

Loin de vouloir enfermer nos débats dans le seul PS, nous souhaitons que le candidat ou la candidate du parti aux présidentielles soit désigné par des primaires à l’italienne, ouvertes aux adhérents et électeurs socialistes.

Nos institutions se doivent aussi d’être rénovées.Il faut limiter dans le temps le nombre de mandats électifs et cesser cet absurde système que de ne renouveler les conseils généraux que par moitié.De même alors que l’intercommunal est un échelon montant, il serait scandaleux de ne pas faire élire les représentants des communautés d’agglomération ou de communes au suffrage universel.Enfin le Sénat, si peu représentatif des territoires qu’il est censé incarner, devra être élu à la proportionnelle.Enfin une vraie démocratie ne saurait se concevoir sans des élus bénéficiant d’un vrai statut, pour permettre à chacun de pouvoir se présenter, avec une rétribution équitable, des possibilités de reconversion, le droit au chômage et des droits équivalents au autres en matière de protection sociale.

Voilà donc, à partir de ces différents constats que je trouve dans la contribution (qu’il est possible de signer ici) les raisons de ma signature.Je vous laisse avec la vidéo de présentation de la contribution, même si je n’en partage pas la conclusion bien évidemment.

20 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. Pour moi, la ligne la plus claire, c’est celle de Delanoé ! Mais le texte le montrera.
    Je souhaite, bien sûr, que Gérard Collomb nous rejoigne ! Il est le bienvenu, cela va sans dire !

  2. jbdivry

    Excellent panégyrique de Romain.
    En matière d’institutions, j’aurais aimé qu’on précise ce que les socialistes attendent d’un Président de La République élu au suffrage universel. Bref écrire le rôle avant de faire le casting.

  3. @fredf: Tu demandes à un adjoint au commerce ce que vient faire la politique dans le commerce? Mais tout justement, même si bien évidemment c’est d’abord bien sur d’abord les entreprises qui font l’éco…Si la conjoncture explique en partie les choses, des choix politiques sont susceptibles d’améliorer ou d’empirer les choses.Notre pays créé moins d’emplois que les autres en partie car le gouvernement ne soutient pas les PME ni la demande et diminue les crédits de la recherche.Le gouvernement Jospin avait fortement fait diminuer le chomage et amené la croissance avec une politique plus offensive !
    Le propos sur les 1800 euros de richesses à produire n’est pas utopiste.Si d’autres créent plus de richesse que nous, nous le pouvons aussi.D’ailleurs il me semble avoir répondu à la question:Innovation, incitation plus forte à la création d’entreprise, recherche, ouverture…

  4. FredF

    Romain, créer une SARL, avec 1€ en théorie, est possible depuis 5 ans, donc c’est compliqué d’imputer à l’ump une lacune sur ce point. Sinon, le chômage continue sa baisse, avec une savante dose de camouflage sans doute. Bon, tu cites Jospin pour lequel j’avais mis ma confiance à l’époque… mais depuis, aïe !Je rejoins l’avis de jbdivry, la campagne pour le poste de 1er secrétaire prend des airs de Star Ac’.
    Un projet de société, du concret, des idées, un programme quoi !
    Penchons nous du côté de nos voisins européens et méditons. Chez nos amis néerlandais, d’où je reviens fraichement, eux, on sait en créer, des richesses, mais pas à base de 35 heures, de retraite à 60 ans et j’en passe. Une culture tournée pourtant vers l’autre rive de l’Atlantique avec des investissements réciproques comme pour Exxon.

  5. fredp:Je connais bien cette mesure intéressante dont j’ai du parler au moins une demi-douzaine de fois la semaine derniére lors de différents rendez-vous de personnes qui voulaient créer des boites dans le 7e et voulaient me voir.J’ai par ailleurs déjà évoqué cette mesure sur ce blog en disant qu’elle était bonne et que c’était d’ailleurs l’un des rares dispositifs à mettre au crédit du gouvernement en matiére de PME!Par contre pour le reste de la stratégie en matiére de petites entreprises c’est nettement insuffisant ou inexistant.
    Il me semble que l’UMP connait un échec économique retentissant (et l’union européenne ne cesse de mettre en garde le gouvernement sur ce plan là) et que le président a été bien présomptueux mais il est évident que si sa politique aggrave fortement la situation,les échanges dans un monde de plus en plus petit, comme je l’évoquais dans ce billet, posent des défis nouveaux aux Etats et échappent donc en partie à leur contrôle.
    Mais pourtant le politique devrait être là pour tirer parti de ce formidable défi qu’est la mondialisation.Pour ce qui est du temps travaillé, il ne se conçoit pas forcément en volume mais en productivité et c’est là qu’on peut agir.Si j’ai signé le texte de Collomb, c’est justement qu’il se donne cet axe comme priorité.

  6. berlingo

    Je suis surpris qu’un social démocrate, rocardien puis strauss kahnien en arrive à meler sa signature à celle de quelques barons locaux, des apparatchiks couronnés qui proposent une contribution ne disant pas un mot sur les questions internationales et sur la crise de la faim dans le monde…

  7. au

    @berlingo:tu n’as pas du lire le texte, il parle justement énormément des questions internationales.Pour le reste belle synthèse de la contrib enrichie par certains de tes apports Romain.

  8. jon

    Attention, tu risques de te faire dégommer par Dedalus !

  9. asse42

    Oui j’apprécie aussi cette ligne claire et je pense qu’elle a vocation dans sa volonté régionaliste de rejoindre la liste de Royal. Il y a une vraie ambition décentralisée et on en a besoin pour l’avenir.
    La création de richesses indispensables pour assurer une meilleure redistribution ne doit pas se faire au détriment d’une lucidité radicale. Le modèle allemand par exemple est porteur de trop d’inégalités pour être acceptable.
    Bref une bonne articulation est possible à l’image d’ailleurs du pacte présidentiel.

  10. Salut je ne connais pas ton blog (trouvé par cozop).
    J’ai aussi hésité à signer La ligne claire, j’ai finalement choisi de signer la contribution de Pierre Moscovici.
    Je pense que des passerelles idéologiques sont possibles entre ces 2 contributions.
    La ligne claire est une très bonne contribution et de plus j’ai tjs été un fervent supporters de Manuel Valls.
    Bien à toi.

  11. berlingo

    Assez naturellement Guérini, Collomb, soutiens historique de Royal, vont la rallier au deuxième tour, celui des contributions. Et ce serait amusant de retrouver un Romain aux cotés des camarades de Desirs d’avanir!

  12. @berlingo/julien: L’histoire n’est pas écrite et ce ralliement dont tu parles de Guérini à Royal ne me semble pas si évident.Aprés ça dépendra sur le fond de ce qui est dit par les uns et les autres.En tout cas c’est le texte qui m’a le plus interpellé.J’avais trouvé par ailleurs que la contrib de SD, courant pour lequel je me suis beaucoup battu, était un peu faible, Mosco pas convaincant,le comportement de certains leaders égoistes et pas trés efficace. y compris locaux discutables, ce qui ne m’a pas empêché, toujours sur le fond, de signer plusieurs des contributions thématiques de sd…Mais c’est surtout le réformisme et le girondisme affiché de la contrib collomb qui m’a convaincu plus qu’autre chose.

  13. christophe

    Pour répondre à FredF qui écrivait : « Chez nos amis néerlandais, d’où je reviens fraichement, eux, on sait en créer, des richesses, mais pas à base de 35 heures », juste une petite information, d’après le « Centraal Bureau voor de Statistiek (cbs.nl) Statline : arbeidsduur », le temps de travail effectif par semaine est de 29,2 heures semaines à comparer au 36,3 heures pour la France (chiffres de 2005). Alors peut être que nous on a une loi pour travailler moins (quoi que elle risque de disparaitre sous les coup de butoir de la droite) mais malgré tout on travail plus (en heures hebdomadaire effectuées ) que la plupart de nos voisins d’Europe. Donc je te rejoins dans tes conclusions : jetons un coup d’oeil à nos voisins pour voir comment ils font eux pour travailler moins et gagner plus…
    ps: j’habite les Pays-Bas et je peux te dire que le soir c’est super chiant car tout ferme à 18 heures alors quand on laisse à penser que la France est flemmarde…

  14. pourtant Hergé n’était pas de gauche lol

  15. DJ

    entre guérini, collomb, mennuci, et valls, c’est quand même une bonne partie de l’équipe de ségolène qui signe cette contribution…
    et au delà des affinités des uns et des autres, la contribution de ségolène est tout de même la plus aboutie, la plus concrète, même si effectivement celle de la ligne claire offre des pistes de reflexion vraiment intéressantes.
    mais les enjeux sont trop grands, les français nous écoutent et nous regardent, on doit leur parler directement, leur proposer des choses, assumer clairement nos choix.
    entre la contribution de mosco qui dit rien sur rien, celle de delanoë qui reprend tout le pacte présidentiel et le reformule à la sauce jospin, et la dissertation sur l’état du monde de martine aubry, celle de ségolène est quand même celle qui dessine le plus clairement les propositions qui peuvent convaincre les français qu’une autre politique est possible.
    + fusionner le senat (et réformer le mode d’élection) et conseil social, et adosser la cour des comptes et le parlement (en introduisant la proportionnelle)
    + conventioner en hlm des logements privés, pour maitriser les loyers tout en ne flinguant pas le marché, en échange d’une garantie contre les risques locatifs, et d’un crédit d’impot.
    + mettre 50% de syndicats dans CS, 30% dans CA
    + fusionner grandes écoles et universités
    + renforcer à fond la décentralisation, surtout dans l’accompagnement des entreprises et de la formation.
    + un nouveau système de retraites à point. C’est la première responsable politique à parler d’un autre système de retraite.
    + réforme complète de la sécurité sociale (avec un tarif global, et non à l’acte, pour les généralistes qui soignent les maladies longues comme l’hypertension)
    + création d’une banque nationale pour accompagner les PME
    + aucune nouvelle dépense publique sans évaluer la précédente, et supprimer celles qui n’atteignent pas leur but (ex: abaissements de charge pour les entreprises du cac 40, lois robien-borloo sur le locatif…)
    + les employeurs payent formation des licenciés, accompagnés du compte-temps individuel de formation, que ségolène mettra en place à la rentrée dans sa région.
    +impot sur l’individu, et non le couple
    +cérémonie republicaine pour tout jeune de 18 ans, afin de l’intégrer dans la nation…
    etc etc.

  16. brigitte

    je sens que je vais faire un AVC sur:
     » réforme complète de la sécurité sociale (avec un tarif global et non à l’acte, pour les généralistes qui soignent les maladies longues comme l’hyper tension)
    c’est incompréhensible!

  17. Loïc

    Salut romain,
    Tout d’abord désolé pour dimanche mais j’ai eu une affaire urgente à régler je te racconterai.
    Je n’ai pas lu, loin de la, toute la contribution, bien trop longue pour qu’un non socialiste, donc relativement peu concerné, ne fasse cet effort.
    Mais je me suis attardé quelque peu sur le passage « le moment écologique ».
    Je ne sais pas qui l’a écrit mais c’est d’un fade… Désolé, ce que je vais dire ne va pas te faire plaisir, tu vas encore dire que j’abuse, mais bon c’est avec ses amis qu’on est le plus franc.
    Tout d’abord un long passage sur l’empreinte écologique où on nous réexplique ce que c’est (cela voudrait-il dire que les militants socialistes ignorent de quoi il s’agit?). Sauf qu’en plus on la mettrait presque en doute en disant qu’elle est contestée (par qui? selon quels arguements? pour ma part je pari sur Claude Allègre 😉
    La conclusion de ce passage relève même de l’hallucinant quand on nous dit qu’on ne peut pas généraliser notre mode de vie à toute la planete.
    La moindre des choses aurait été de dire qu’on voulait changer notre mode de vie en diminuant fortement notre empreinte écologique. Parce que la à la limite on peut penser que ne pas généraliser ca veut dire qu’on reste comme on est mais on se débrouille pour que les chinois et les indiens ne fassent pas comme nous.
    Mais bon jusqu’ici encore ca reste honnete et il faut avoir l’esprit mal tourné comme moi pour ne pas être d’accord.
    Sur la crise des matière premieres, le constat est plutot bon (fin du pétrole du gaz et de l’uranium), même chose sur la démographie, le réchauffement climatique, …
    Mais alors quand vient le temps des propositions c’est une catastrophe (écologique?).
    On vient de nous expliquer que dans 50 ans maxi on aura plus de pétrole, que dans 30 ans on aura plus d’uranium, donc plus de combustible pour centrale nucléaire, que l’on va etre 9 milliards alors qu’on arrive pas à en nourrir 6,5, que le réchauffement climatique va couter plusieurs milliers de milliards d’euros et voici ce qu’on nous propose :
    – La ville dense : j’avoue que je suis parfaitement d’accord mais cela relève d’un programme municipal!!!
    – La limitation des voitures en ville : encore une fois d’accord à 100% mais même remarque que précédemment et qui plus est un soupçon d’ironie lorsque l’on n’a que les mots TOP et COL à la bouche toute la journée…
    – des projets structurants, des financements adéquats et une adhésion de
    toutes et de tous, ne serait-ce qu’en rationalisant nos consommations (alimentation, équipements, déplacements, espaces…) : voila une proposition clivante et précise!
    Bref pardon Romain, mais c’est du blabla qui pourrait être signé par n’importe qui quasiment (sauf peut etre Claude Allègre et Laurent Cabrol 😉
    Comment peut on parler de l’après pétrole sans se prononcer sur les constructions d’autoroutes (qui elles relèvent de l’Etat), l’agriculture productiviste, la fiscalité écologique,…?
    Comment peut on affirmer que l’uranium c’est fini dans 32 ans sans se poser la question de l’avenir du nucléaire?
    Je ne demande même pas que les propositions soient les mêmes que les miennes mais au moins que ce soit dit : oui (non) on (n’)est (pas) pour le nucléaire, un moratoire (réel) sur les autoroutes, la taxe carbonne…
    C’est sur ces questions qu j’attends le débats au PS. J’aimerai savoir quel est le rapport de force dans ce parti sur ces questions cruciales. Le fait de savoir que certaines personnes au PS lisent la BP statistical review of world energy, ca par contre je m’en tape profond.
    Bref le souci c’est que je ne peux meme pas engager un débat de fond sur ces sujets puisqu’il m’est impossible de savoir l’avis des signataires de cette contrib.
    En conclusion je dirai que la ligne écologique de cette contribution n’est pas si claire (facile je sais).
    Amicalement
    Loïc.

  18. @loic: les contributions générales sont limitées en taille et ne concernent que quelques aspects des choses.Les motions qui peuvent en survenir sont bien moins limitées en taille et plus compléte.Là cette contrib’ devait aborder l’environnement mais aussi le commerce international,les villes, l’avenir du ps…en quelques lignes.Pas facile.
    Ceci dit c’est à mon sens l’un des textes de cette phase congrés qui pose le plus de choses sur l’écologie.
    Pour répondre en partie à tes questions (je suis un speed cette aprés-midi) : la question de notre mode de vie, tu es un peu de mauvaise foi (et tu le dis d’ailleurs):le texte propose justement d’aller plus loin en matiére de réduction de nos émissions de gaz à effet de serre pour nous français.
    pour ce qui est de la ville dense, ça ne reléve pas que de la gestion locale mais aussi de la maniére dont doit s’articuler le territoire national en matiére de bassins de population.

  19. bon j’avoue que je n’ai pas du tout suivi les propositions, j’ai tellement le sentiment que ce n’est qu’une guerre entre ségoléne et delanoë ( que j’ai raté à Lyon, je m’en veux!), mais je vais tâcher de trouver ce qu’à fait Colomb, nul doute que son projet loin des spotlights parisiensn ne doit pas être dénué de bonnes idées.

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