Le dingue en politique : 6 variétés de boulets qui vont vous faire regretter d’avoir pris votre carte

Fou-politique Le fou, le cinglé, généralement se doublant du pénible et du boulet, est en politique est une espéce très répandue.

Les mauvaises langues, les sectaires y trouveront sans doute matiére à attribuer à telle ou telle tradition une proportion sans doute plus grande de dérangés du bulbe et ils auront peut-être un peu raison. Certaines tendances favorisent la chose plus que d’autres.

Mais je vais vous rassurer (ou pas) , le dingue, quelle que soit sa variété ou sa pathologie se trouve partout, absolument partout.

Imaginez: Pour une poignée d’euros le fou a le droit de prendre la parole et d’ennuyer le monde alors que dans la vie réelle personne n’a envie de l’écouter.

Il a des reunions le soir, des sujets,  du monde à hair ou à aduler.  La politique est le Disneyland du fou.

Mais c’est quoi un dingue ou un boulet en politique ? Celui-ci existe en plusieurs variétés et sortes. De part son inventivité et sa prolifération, le fou se réinvente sans cesse… mais voici un extrait de bestiaire pour en lister quelques sortes.

Nous éluderons le fou version apocalyptique (Hitler, Pol Pot etc…) qu’il convient de ne pas traiter à la légére. Voici 6 exemples qui pourraient vous faire regretter d’avoir un jour pris votre carte:

1-Le fou faisandé de basse-fosse: Une hygiéne personnelle déplorable généralement combinée à des soucis de prononciation et à des pulls à carreaux des années 70. Postillonne et s’énerve sans qu’on comprenne pourquoi au juste. Le conseil: prévoyez une pince à linge ou ne vous asseyez pas à côté de lui.

2-La groupie à rayures: La groupie a rayures est un/une inconditionnel(le) d’un politique, qu’il soit local ou national. Aimant vivre en groupe de fans de la même proie, la groupie à rayures est parfois touchante de par son idôlatrie. Quoi que dise l’objet de son affection, même si il se contredit lui-même, celui-ci aura raison de toutes façons. Attention, le fou a rayures devient agressif et roule des yeux si vous dites du mal de son idole et peut même vous attaquer en essaim avec d’autres membres de l’espéce. Le conseil: prévoir un tape-mouche ou exhiber à temps une photo de l’être adulé.

3-Le bateleur des sables mouvants: Le bateleur des sables mouvants existe, est vivant et veut le montrer. En occupant l’espace. Le vôtre. Pas de chance. Pas forcément en travaillant  sur le terrain des dossiers ou de la militance mais en faisant du bruit.

Beaucoup. Attendez vous à être assourdi si par exemple vous allez manger un morceau au restaurant après la manifestation ou le conseil municipal.

Le bateleur ou la bateleuse va vous abreuver d’anecdotes en criant et va occuper TOUT l’espace. TOUT. Vous saurez tout sur la couleur de son string ou sa mére. Si vous ne participez pas à son show, il vous tirera par la manche en vous apostrophant. Puis il va dire du mal de toute la terre, haleine contre votre nez. Oh qu’il le déteste ce monde entier! Sauf vous bien sûr puisque vous êtes en face et que VOUS, il vous aime d’amour. Si, si. Juré.Le conseil: Jetez lui un verre d’eau à la tête et fuyez.

4-Le polymécontent à poils durs: Le polymécontent à poil dur n’est pas content. Jamais. Absolument jamais.

On ne sait ni pourquoi ni dans quel but (parfois fort intérèssé d’ailleurs) vont ses cris. Il peut des fois prendre de l’ampleur ( Gaetan Gorce, Cohn-Bendit dans ses mauvais jours, Claude Goasguen) mais en général ses glapissements dans le vide indisposent tout le monde. En plus il squatte les tours de parole. Le conseil: Mettez la sono à fond si vous le croisez en manif.

5-L’ennuyé des profondeurs: Comme son nom l’indique, l’ennuyé des profondeurs s’ennuie. Il a le temps de mesurer la taille des poteaux de signalisation, de lire les statuts du parti dans les lignes les plus obscures et d’harceler autrui dans les moindres gestes sur le web ou dans la vraie vie.

Peu actif concrètement, l’ennuyé des profondeurs peut, avec le temps dont il dispose, s’avérer parfois pénible en se cherchant une utilité. En plus il est capable de vous appeler la nuit pour débattre sur l’article 17B des statuts. Le conseil: L’occuper un peu.

6-Le tuveuetremonami tacheté: Le sans-amis est la variété la plus touchante du dingo en politique. Peu méchant, il peut parfois être collant. Militant dévoué, il ne compte pas son temps et est venu en politique parce qu’il a certes quelques convictions mais surtout parce qu’il n’a pas d’amis et voudrait que ce soit toi qui vienne à son goûter d’anniversaire partager les BN et le Pepsi Max. De par son absence de vie sociale, il est présent au moindre événement, à la moindre commission du parti. Le conseil: Soit pas vache, réponds à son poke sur Facebook.

20 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. Cécile Michaux

    très bien vu!
    mais tu as oublié le fou obsessionnel, celui qui bloque sur un seul sujet. et quel que soit le sujet du débat, y revient perpétuellement, même et surtout si ça n’a rien à voir… épuisant…

  2. jerome manin

    Excellent !

  3. Olivier Tronel-Boccara

    Ton billet témoigne de tes années passées dans les arcanes de notre parti ! Aucun doute, en cherchant bien, chacun d’entre nous aura reconnu un – voire plusieurs – individus de chaque catégorie que tu décris en rajoutant (@Cécile : +1) effectivement le fou obsessionnel.
    Je constate que nous appartenons au même parti.
    Billet très rafraichissant !

  4. Excellent je suis morte de rire!
    Et je plussoie Cécile, le fou obsessionnel est à ajouter à la liste, d’autant plus que le web lui offre un nouveau terrain de jeu qui lui permet de ne pas attendre la prochaine réunion pour faire partager sa passion!

  5. Florent

    +1 avec Cécile et Olivier sur l’obsessionnel, sans oublier notre favori à tous – le fou authentique, dont on garde des années après le souvenir ému des phrases qu’on cherche encore à décrypter -et, parfois, le souvenir inquiet de ses coups de fil en pleine nuit…

  6. C’est vrai je n’ai pas parlé du fou obsessionnel, qui parle d’un sujet qu’il maitrise généralement aussi mal qu’il le ânonne à tout bout de champ. Mais ça mériterait un billet séparé. Et le fou sectaire, en interne ou en externe, que j’adore titiller et qui se conjugue souvent harmonieusement avec chacune des espèces décrites dont son sectarisme découle parfois.

  7. Excellent billet ! Je trouve que la catégorie  » polymécontent à poils durs  » correspond parfaitement à Cohn-Bendit ^^

  8. Alice

    Absolutly fabulous, très drôle … mais ce bréviaire me sera totalement inutile demain en réunion de section, nous n’avons pas de ces drôles d’oiseaux chez nous 😉

  9. Ouais… Ca donne pas envie…

  10. parisienne

    Alice, c’est une vraie exception, ça, de ne pas avoir ce type d’énergumène dans une section… Très bien vu, Romain, hélas…

  11. Gaëtan Gorce

    Cher Romain,
    Tu as souhaité m’égratigner dans ton dernier post. Je ne sais pas si c’était mérité, mais en tout cas c’était drôle, et cela m’encouragera non pas à changer le fond de mes interventions mais en tout cas à réfléchir sur leur forme.
    Ton interpellation est en tout cas encourageante puisqu’elle signifie qu’il y a encore au PS des responsables et des militants qui n’hésitent pas à réagir.
    Amicalement
    Gaëtan

  12. ça fait longtemps que je n’avais pas ri à un billet « politique », merci

  13. je pardonne donc volontiers les quelques énormes fautes

  14. Prenzendelagraine

    Vous pourriez au moins vous relire. Pour un « élu », je trouve que ce sont vos fautes qui sont risibles… (ou déprimantes, c’est selon).
    Ne serait-ce que dans la dernière phrase : 9 mots, 2 fautes d’orthographe niveau cours élémentaire. Bravo.

  15. romain blachier

    Merci d’avoir pris de votre temps à 1h16 du matin pour laisser ce commentaire amical et détendu. Il se trouve en effet qu’entre autres choses je suis élu (mais mon blog d’élu c’est http://www.lyon-7.fr) ce qui ne garanti nullement de longues études ou une bonne orthographe ! J’espère par contre que vous avez pu savourer le fond du billet. Je vous laisse, je vais traquer la faute.

  16. C’est sympa la politique finalement, on se réunit entre Pokemons

  17. Au sujet du « cas 1 » (toujours se promener avec sa pince à linge), et m’adressant à un lyonnais (je ne le suis plus depuis… 38 ans: culotte courte « de rigueur », à l’époque – comme les jupes, d’ailleurs -. Ainsi que les pantalons « pattes d’éph' »…):
    « La politique, c’est comme l’andouillette: il faut que ça sente la m…, mais pas trop! » Edouard Herriot
    En y réflèchissant, pour les 5 autres cas…
    Et merci pour l’humour: la seule chose, à mon avis, qui pourrait réconcilier les Français (avec eux-mêmes?), et permettrait ainsi de rétablir… LA CONFIANCE. Rien à voir avec telle ou telle « écurie »: on n’en est plus là…
    Bref: l’histoire « du roi nu », de l’âge que j’avais quand j’avais LA CHANCE de… vivre à Lyon!
    Cordialement

  18. Mhhh, Romain, je ne reconnais pas l’inoubliable M, représentant de la catégorie « mytho impulsif prêt aux trucs les plus démentiels » dans ta typologie (tu sais, celui pour lequel le rocardisme consistait à rechercher un char d’assaut oublié sur un parking de supermarché, mettre ce bon vieux Michel dedans, puis s’avancer vers le 55 rue du fbg St-Honoré pour l’y déposer, content ou non)
    Et j’aurais ajouté aussi, en souvenir du très sympathique H, la catégorie du Golem, la créature politique qui ne pense pas (ou peu) mais est ravie d’être dans un endroit où tout un tas de gens peuvent le faire pour lui.
    Une autre catégorie très gentille, mais fatigante aussi celle-là : l’étranger très sincère et qui pourrait probablement apporter pas mal de choses (point de vue différent, etc), mais bavard et… que son énorme accent rend incompréhensible à quiconque !
    J’ai aussi souvenance de certains cinglés qui, considérant que la politique est un moyen de s’en mettre plein les fouilles, s’y mettaient dès le tout début avec une franche bonne humeur, au lieu de sagement attendre d’être bien installés dans les ors de la République pour gratter les dorures. Normalement on arrive à les éjecter avant qu’ils ne s’installent, ceux-là, mais les partis « de 2e choix » sont de bonnes planques pour leur permettre de repartir.
    J’ai bien peur que TOUTES les sortes de dingues se rencontrent en politique.

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