L’UMP du Rhône, les convictions changeantes de Nora Berra et le Front républicain

Ump sarkozy C'est quand même compliqué l'UMP et le Front Républicain.Dés dimanche, c'était le bordel absolu, Emmanuel Hamelin étant sur la position de renvoyer FN et PS sur le même plan, tout comme Michel Mercier (est-ce vraiment une attitude centriste ?) pendant que Michel Havard se distinguait dés le départ  en souhaitant, à l'inverse de sa famille politique, le rassemblement des républicains face au FN.  La fédération du parti de droite tenait elle le  discours de Sarkozy sur le refus du rassemblement face à l'extrême droite. Position affichée aussi par Nora Berra dimanche soir, ministre tenait même à le faire savoir dans un communiqué.

Depuis les choses ont évolué.

Oh il ne s'agit pas d'une crise de conscience, non.

Depuis François Fillon a déclaré en bureau politique de l'UMP qu'il voterait lui pour un candidat socialiste si celui ci se trouvait opposé à un FN. Et boum, Nora Berra que de changer à 180 degrés et de déclarer suite à cela que tout compte fait elle pourrait elle aussi tater du bulletin à la rose si celui-ci se trouvait opposé à un gars de la Marine…Stabilité des convictions quand tu nous tiens. Quand à Dominique Perben, après n'avoir rien déclaré à ce sujet, il vient de se rallier subitement aux arguments de la LICRA pour faire barrage au Front. Petit à petit les élus lyonnais de droite, à l'instar également de Fabienne Levy, viennent dire que la différence entre la République et l'extrême-droite est fondamentale.

Reste Lionel Lassagne, sortant UMP opposé au second tour au PS Thierry Philip,décidé à se ranger décidément dans la branche  la plus radicale de la droite et à renvoyer dos à dos le parti de Gérard Collomb et celui de Marine et Jean-Marie Le Pen. Attitude infantile, sectaire et irresponsable.

3 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. lionel

    Nora la girouette

  2. @Romain
    Finalement, ça arrange tout le monde le FN. C’est en tout cas la garantie à plus de 99% (2 élus maxi sur 400 au soir du 27 mars ?) de se faire élire au 2e tour. Nous sommes face à l’hypocrisie la plus totale. question. C’est quoi le risque ? Y EN PAS ! Le Front National, c’est pire que la chasse au dahu.
    Pour ma part, je n’ai ni les valeurs de la droite, du centre et encore moins de l’extrême-droite. D’ailleurs, concernant le Front National, peut-on parler de valeurs ? J’ai expliqué mon point de vue ici :
    -> http://www.voie-militante.com/politique/elections/le-front-republicain-le-tombeau-des-gauches/

  3. Romain bonjour,
    Le débat sur le front républicain n’a aujourd’hui aucun sens. Ce n’est que querelle sémantique pour se voiler la face et ne pas voir les véritables causes du malaise.
    Est-ce républicain de la part tant de l’UMP que du PS lorsque ces derniers s’accoquinent tous les deux au sein du Parlement (de moins en moins légitime, tant sociétalement que politiquement) pour faire un bras d’honneur au peuple français qui a rejeté par référundum en 2005, le Traité pour une Constitution européenne que l’on appelle aujourd’hui le Traité de Lisbonne.
    En fait, ces deux principaux partis qui à eux deux ne représente que 45% du corps électoral font la politique de l’autruche en ne voulant pas voir la réalité des faits et des choses. Le peuple en a assez depuis près de 40 ans d’avoir les mêmes politiques qui ne lui apportent aucune amélioration dans sa vie au quotidien. De plus, depuis près de 50 ans nous avons une élite et une classe politique qui non seulement méprisent le peuple mais transfèrent des pans entiers de la souveraineté nationale à des entités illégitimes supranationales.
    Toutefois, j’ai conscience qu’il y a un grand danger pour notre démocratie. Ainsi, je te fais brièvement l’historique de l’extrême-droite française, dont le Front National se fait l’héritier idéologique et politique.
    Quelques rappels historiques : il y a d’abord un langage d’extrême-droite dont l’importance est le combat sémantique.
    Ses principales thématiques sont le bouc émissaire, un anti communisme primaire, mais surtout un anti-sémitisme et son anti-républicanisme qui vient depuis 1789. En effet, l’extrême-droite française n’a jamais accepté les idéaux républicains. Les exemples sont nombreux, l’affaire Dreyfus (1894-1906), où elle montra son vrai visage. La constitution de Ligues dans les années 30 au XXème siècle comme les croix de feu du Colonel De la Roque, du patriote Doriot, ancien communiste, de l’Action française de Charles Maurras sont un cheminement constant de l’idéologie partisane et sectaire. Ce comportement anti-républicain l’amène à collaborer sous le Régime de Vichy.
    De 1945 aux années 1956-58, ce fut des années sombres pour l’extrême-droite française, car rejetée par la société française. Chassez le naturel, il revient au galop par l’entremise du phénomène poujadiste de Pierre Poujade, au sein duquel JM Le Pen fut élu.
    Ce fut donc la préfiguration du réveil de l’extrême-droite amenant l’émergence du Front National. JM Le Pen et l’extrême-droite française furent des activistes pour l’Algérie française et son soutien pour l’OAS avec JL Tixier-Vignancour. Pour mémoire et parallèlement, émergea des mouvements comme Occident, Ordre nouveau, et le Gud , rejoints plus tard par Alain Madelin, Gérard Longuet, Claude Gosguen et Patrick Devedjian. Je comprend maintenant le comportement de ces messieurs, que quand on leur parle de comportements républicains, cela leur donne des boutons et me confirme, dans ce que j’ai toujours dit sur Sarkozy, répété lors d’un récent CICA, que ce Gouvernement est un gouvernement fascisant.
    Le peuple de France doit rester vigilant.
    Pour moi le gaulliste, attaché à cette philosophie mais aussi et surtout à la personne du Général De Gaulle, ne peut qu’affirmer non à l’extrême-droite, car j’ai pu voir de visue leur pratique d’actions en visitant la Maison natale du Général à Lille dans laquelle est exposée la DS criblée de balles lors de l’attentat du petit Clamart.
    En conclusion, je dirai si l’on ne veut pas voir un jour la prise pouvoir par l’extrême-droite, c’est à la classe politique en général et à notre pesudo élite de se remettre fortement en question. Les institutions, les partis politiques doivent se réformer dans leur fonctionnement, dans leur approoche d’une nouvelle forme de démocratie mais surtout être à l’écoute et proche du peuple de France.
    Il faut redonner à la France, sa véritable identité par le retour au plus vite de l’exerciece plein et entier de sa souveraineté nationale dans une Europe des Nations. De plus, la classe politique doit arrêter de se déposseder des attributs de pouvoir au profit d’organes supranationaux qui n’ont aucuen légitimité et qui méprisent les peuples et les nations qui composent le Continent européen.
    Gaullistement
    Claude JEANDEL

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