La politique mon vieux

outilsIl est très hasardeux d’analyser un premier tour, fut-il en ce qui concerne Lyon et particulièrement Lyon 7e des plus favorables.

Il est très hasardeux encore plus de le faire lorsque discussions, alliances, sacrifices d’unions, dynamiques,  sont toutes en jeu. On ne peut bien raconter l’histoire que quand on en connait la fin.

C’est une immense fierté, quel que puisse être le second tour, d’avoir été placés largement en tête sur la ville. C’est encore plus une satisfaction, quel que puisse ensuite être la suite, d’être sur une des équipes qui aurait réalisé l’un des meilleurs scores de la ville. Lorsque j’ai commencé à militer, des années avant d’être le tout petit élu que je suis, les scores que nous réalisions dans mon quartier étaient des plus restreints et les conservateurs y étaient largement élus année après année.

Cette campagne, qui dure jusqu’à dimanche et la victoire, comportera sans doute son lot de drames, souvent inéquitables. Y compris pour moi. Pour d’autres aussi. Bien d’autres.

Et puis des satisfactions. Des débats. Des petits. Des grandes.

Comme il y en a eu pour la plupart d’entre nous. Authueil, dans un de ses excellents billets, le rappelait: la politique est une passion mais aussi un engagement exigeant. Une passion dénigrée, parfois à raison, souvent à tort. Un engagement qui amène à des déceptions parfois personnelles comme à de grandes joies, à un travail sans retour, à un ami qui vous lâche dans les moments cruciaux. A ces résultats nationaux qui fatiguent et démoralisent. A ces moments où on a presque envie de jeter l’éponge. La politique est un monde très injuste, ce n’est pas un mythe. Mais aussi, il faut faire dans la répétition, à de grandes satisfactions des réalisations, de l’action reconnue, à je le disais, la passion.

Quel que soit bien sûr le bord politique d’où l’on soit, il n’y a pas d’exclusive en la matière.

La politique c’est parfois une dichotomie aussi entre le discours et la réalité: si il est possible que l’extrémisme prospère sur les affaires, alors que dire des réélections au premier tour de Copé et Balkany ?

Bref passion, déception, engagement, paradoxe. Et dans mon cas, l’essentiel dans le projet pour nous: Lyon.

photo créative commons zigazou76

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