Mairie-lyon7
La Mairie du 7e est en une de l'édition lyonnaise de 20 minutes aujourd'hui.Enfin pas vraiment,c'est plutôt la voiture renversée et la compagnie républicaine de sécurité qui se trouve devant qui est le sujet de la photo de Laurent Cerino.

La chose est bien entendu suite aux débordements survenus hier lors des manifestations de lycéens.Gérard Collomb a appelé au calme.

Comme à chaque fois, lorsque les mouvements sociaux se font jour, le pourrissement survient au bout d'un temps.

Il est le plus souvent le fait d'extérieurs au lycées, qui trouvent à bon compte un moyen de commettre des larcins et de se défouler sur autrui.

On se souvient des agressions commisses par des délinquants sur certains lycéens pendant le CPE, que ce soit pour voler portables et porte-feuilles.Certains racistes en profitaient aussi pour "casser du blanc".Il s'agit bien évidemment toujours d'une toute petite minorité mais dont les agissements sont hélas spectaculaires.La chose arrange bien le pouvoir en place, qui n'hésite pas à mettre les projecteurs sur ce genre de chose pour décrédibiliser les manifestants et noyer leurs revendications.Celles-ci sont d'ailleurs parfaitement justifiées, Darcos proposant une réforme qui, si elle n'est pas intégralement à jeter dans tous ses aspects, propose un modèle d'école peu favorable à une vraie égalité des chances.Reste que les incidents d'hier risquent de rendre moins audible les inquiétudes de ces jeunes gens.Ca pourrait arranger le ministre.

Il est d'ailleurs même arrivé parfois que ce même pouvoir n'hésite pas à provoquer un peu les choses.On se souvient, pour les lycéens de ma génération, de certains policiers en civil qui avaient un comportement un peu ambiguë place Bellecour pendant les manifestations contre le SMIC-jeunes de Balladur en 1994.Ils avaient tendance, parfois en sous-main, à inciter les lycéens à se radicaliser .Tel n'est heureusement pas le cas en l'espéce semble-t-il.Toujours est-il que quatorze ans après, le comportement d'une partie des fonctionnaires de police avec deux photographes sur la même place constitue lui aussi un grave débordement, d'une autre nature.

L'esprit de Noël arrivera-t-il à faire entendre raison à tout le monde?