ukulele-yukuleleAcheté à Londres hier, lors d’un passage pour raisons de jumelage qui sera sans doute conté ici,  un ukulélé (à moins qu’on dise un yukulélé?) sur un coup de tête. C’était en passant dans Cheshire Street vers Brick Lane.

Coup de tête certes modéré: la bête est un modèle basique, en plastique, celui de la photo ci-contre, de la marque Stagg, qui m’a coûté la somme de 35 livres.  De quoi avoir un peu d’histoire musicale entre les mains, de ce voyage entre Portugal et iles pacifiques qui donna naissance à l’objet qui est le sujet du présent billet.

Petit souci: l’engin est calibré pour droitiers et je fais partie, mes lecteurs assidus le savent, de cette minorité visible que sont les utilisateurs prioritaires de la main de babord.

Autre problème, si je suis un gros consommateur de musiques diverses, j’ai peu de talent pour les instruments qui participent de la création sonore.

Alors le yukulélé, outre son aspect sympathique, me semblait un moyen assez simple de balbutier musicalement.

J’avais vu un journaliste australien il y a quelques semaines à Taiwan me jouer et chanter la marseillaise en yaourt à l’aide de l’instrument tout en m’incitant à l’accompagner de la voix devant un parterre d’officiels taiwanais et de presse océanique.Il avait fallu m’exécuter du moins mal possible. Certes pas de quoi me faire acheter l’instrument qui évoque la détente, l’humour et les vacances et adopté depuis quelques années par tout un tas de musiciens et pseudos musiciens en recherche d’une veine de convivialité malicieuse depuis une demie dizaine d’années.

Mais, hier donc passant là à Cheshire Street, juste en face du très recommandable The Carpenter’s Arms, là dans le E2 londonien, là en pensant au côté décalé et sympathique du jouet cher à Mareva Galanter (ou pour ne pas me faire attraper par les puristes,  à un certain Jake Shimabukuro, star mondiale du domaine et apparemment surnommé le Jimmy Hendrix du ukulélé) eh ben une envie d’une tentative vers le monde des sons reposants et d’un apprentissage parait-il facile m’a tenté.

Facile? A voir.

Les débuts de l’apprentissage sont très laborieux, malgré l’achat d’une méthode de ukulélé mes doigts peu habiles sortent des sons inarticulés. On est plus prés d’une scie mécanique de chantier que des douces plages de Tahiti.

Et le public est divisé sur ma prestation:si ma femme me regarde d’un air navré, mon fils, c’était l’autre objectif de l’achat de l’instrument est enthousiaste et applaudi de ses petites mains de bébé d’un an et un mois.