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fotokol, attentat

Médiatiquement les camerounais sont une race inférieure

Maroua vous connaissez? Non, probablement pas. Et Fotokol ? Eh ben pas plus, sans doute moins.  Rassurez-vous, vous n’êtes pas le seul ou la seule. C’est bien le problème.

Ces deux villes, situées au Cameroun, viennent pourtant de faire l’actualité ces dernières semaines. La première c’est aujourd’hui avec un attentat suicide qui a fait une quinzaine de morts. Autant que Charlie Hebdo. La seconde c’était la semaine passée.  Une dizaine de personnes qui ont perdu la vie.

A chaque fois le même mode: des femmes-kamikazes qui se font exploser. Ou, comme aujourd’hui, fillettes de moins de quinze ans. De la viande d’abattage pour Boko Haram, commanditaire à chaque fois des attentats. Boko Haram qui le féminin est synonyme de sous-être. Des femmes, des fillettes, qui se font exploser sur demande. Par terreur. Pour répandre la terreur. Au nom d’une version dévoyée de l’Islam. Une version qui tue, dans cette partie musulmane du Cameroun, souvent d’autres croyants en Allah. Qui ont le tort de ne pas penser comme les terroristes. Devant une telle folie, ceux qui ne veulent choisir aucun camp sont des tartuffes misérables.

Oui l’info sur ces deux attentats n’est pas passée sous silence. Les médias africains en parlent. Certains journaux occidentaux aussi et Le Monde, dont la couverture internationale est de meilleure qualité que d’autres, a même mis une information sur Maroua en une de son site. Même si la place qui est affectée à ces faits horribles est bien infime.

Imaginez que deux enfants se fassent sauter dans un marché à Madrid ou à Los Angeles comme cela est arrivé à Maroua. Comme cela est d’ailleurs aussi arrivé au Nigéria voisin. Et voyez la différence de traitement.

Souvenez-vous vous n’aviez pas entendu parler de Fotokol la semaine passée. Vous entendrez peu parler de Maroua…

Mais accuser les seuls médias serait trop facile : demandez à n’importe quel directeur de rédaction française les lectures, les partages, les visualisations qu’obtiennent un article ou une vidéo sur une information africaine, fut-t-elle dramatique. Peu. Le public s’en fiche. Du coup on produit peu d’info sur le sujet.

Rappelez vous le voile d’indifférence retombé, une fois la campagne d’indignation du mouvement Bring back our girls, après l’enlèvement de jeunes nigérianes.

Ce n’est pas parce que les médias ou les politiques occidentaux sont méchants et indifférents (Le Président Français a d’ailleurs vite affirmé sa solidarité avec le peuple camerounais mutilé) que nous ne nous intéressons pas assez à l’Afrique. C’est tout simplement parce que nous moquons de ce qui peut s’y passer, à une ou deux minutes d’indignation rapide, d’émoi fast-food, prêt une ou deux fois par an. C’est parce que nous considérons que parler de Nicki Minaj (gros sujet ce jour sur Twitter) ou du nouveau look de Christian Bale (en une du huffpost) est plus intéressant que d’évoquer des camerounais lointains qui souffrent à cause de fous. Médiatiquement les gens du Cameroun sont une race inférieure…

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