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Mon malaise devant les conseillers du Président dans l’Obs

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La communication de la Présidence de la République au de ses conseillers parue dans l’Obs peut laisser songeur. Oui il est intéressant de voir avec qui travaille le Président et oui il est intéressant de connaitre les têtes bien faites qui peuvent l’entourer. Toutes peu militantes mais très bien diplômées.

Mais on ressent un malaise dans cette présentation de surdiplômés. La première est que définitivement la politique semble être de moins en moins affaire de convictions et d’engagement militant. Si le fait de coller des affiches au MJS n’a jamais formé obligatoirement des futurs conseillers de qualité, si être reconnu dans son parcours est une qualité, substituer au parcours de terrain et de conviction la seule valeur du diplôme est questionnant pour un fonctionnement politique. Les régimes qui fonctionnent au népotisme militant finissent mal. Ceux qui s’abstraient trop de l’engagement ne font plus de politique. On le voit quand certaines de ces têtes couronnées de l’élitisme républicain servent un cabinet de droite comme un cabinet de gauche. Amenant l’idée du ‘tous les mêmes’. Ou vont, après avoir suggéré des mesures qui leurs étaient favorables, pantoufler chez les entreprises qu’ils ont bien aidé quand ils étaient conseillers des princes.

Toutes les études le montrent: le diplôme prestigieux est souvent obtenu par des enfants de familles des classes supérieures et/ou possédant un fort bagage intellectuel. C’est donc en faisant le choix des grandes écoles, certaines catégories sociales et elles seules qui parviennent à être la parole et le conseil du pouvoir. Sans compter que venir des mêmes formations et profils ne favorise pas la diversité des points de vue…

De même en se fermant sur certaines formations et elles seules, on risque d’obtenir des conseillers et du personnel politique qui se retrouvent dans les mêmes sphères, avec un rapport sans doute peut-être relativement théorique au terrain. Ce choix existe à la Présidence mais aussi dans nombre de cabinets ministériels. Fleur Pellerin compte énormément de gros diplômés mais fort peu de profils capables d’aller discuter tranquillement et simplement avec des créateurs. On l’a vu aussi pendant la crise des intermittents.

Enfin en calquant son fonctionnement sur le mode de recrutement le plus traditionaliste, la Présidence ne fait ni preuve d’originalité ni de modernité. A l’heure où d’autres prônent au contraire dans le recrutement les savoirs-faire face aux diplômes. Et le jeune âge des capitaines ne fait rien à l’affaire.

10 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.


  1. zeptentrion

    Pas forcément diamétralement opposé à ton analyse, Romain,
    mais surtout,
    ce qui me sidère,
    c’est ab initio l’angle choisi par les deux journalistes.

    Rien à foutre de l’engagement des intéressés, ou presque,
    quand comme tu le dis on en vient à railler implicitement l’engagement de terrain et des jeunes.
    Tout pour l’empilement des diplômes des intéressés (qui en soi sont parfaitement respectableq), mais RAS sur leur conception de telle ou telle mission, ce qu’ils ont pu faire avant d’arriver en cabinet…
    Rien, bien entendu, sur les idées personnelles des intéressés, ou si peu,
    à part rappeler les écuries politiques dont ils sont issus…
    Tout donc pour présenter façon papier glacé ces jeunes trentenaires parisiens, auquel le monde semble promis parce que passés par l’ENA, faute d’expliquer autre chose…
    Et, le fond sonore qui est venu à mes oreilles, in fine, c’est l’espèce de satisfaction facile des auteurs du papier, celle de présenter nos dirigeants de demain, tels les Ségolène et François du début des années 1980 oeuvrant eux aussi alors à l’Elysée…
    Bref, tout ce cynisme incident, peu respectueux de la qualité du travail des intéressés,
    et de la politique, non pas telle qu’elle devrait être, mais tout simplement telle qu’elle est.
    Du Vanity Fair kow cost, risible, sinon lacrymal.
    Jamais je n’avais eu l’envie de déchirer mon Obs.

  2. Noé Bishop

    Plutôt d’accord avec vous deux sur le manque flagrant de mise en avant des « valeurs » des intéressés (que cela vienne des interviewés ou de l’angle journalistique, nous ne savons pas).
    Par contre une petite réserve concerne la complémentarité que doit avoir un politique avec son équipe. On le sait, Hollande politise tout, en permanence, jusqu’à l’outrance. A-t-il réellement besoin de conseillers, ou plutôt d’experts ?
    Quant au terrain (politique, social, sociétal) il devrait normalement remonter des entrevues du président (ou de ses équipes), sans qu’il soit nécessaire de les priver de leur liberté de ton en les embauchant.
    Dernière remarque, Hollande a conservé l’habitude de tout gérer, tout trancher, pour le pire (Leonarda) ou le meilleur (incarnation républicaine et politique internationale). Je me demande donc simplement s’il ne cherche pas uniquement des défricheurs, des pondeurs de note d’arbitrage, auquel cas le profil semble convenir.

  3. jcfrog

    Il me semble que c’est une tendance globale. On ne voit grimper que des beaux sourires diplomés. Les Etats se couchent devant le business, la messe libérale est dite, nous sommes gouvernés par des ploutocrates et des tableaux Excel. En haut le roi. Le monde 1.0 quoi, la catastrophe assurée.
    Mais je sens comme un début de prise de conscience, c’est cool, continue Romain! 🙂

  4. Toutatis

    Je suppose que ce genre de « diplomés » vient de l’ENA ou des écoles de commerce. C’est-à-dire de boites qui ne font que vendre (parfois fort cher) des tickets d’entrée pour l’oligarchie politico-économique.
    Rien à voir donc avec la véritable élite, celle par exemple qui nous donne régulièrement des médailles Fields.

  5. Un partageux

    T’as envie de leur mettre une pelle et une brouette dans les mains et de leur dire qu’ils mangeront seulement quand le tas de 20 mètres cubes de terre grasse sera entièrement étalé. ;o)

  6. Jobard

    Tous bien caucasiens et propres sur eux. Pourvue des têtes remplies dans les mêmes écoles (et peut-être les mêmes professeurs) que leurs patrons. Avec un peu moins de rides, un peu moins de cheveux gris, un peu moins de graisse abdominale, mais exactement les mêmes idées ; ils sont les répliques juvéniles de ceux qui nous gouvernent, les Dorian Gray d’une politique que l’on voudrait voire disparaître. Mais rassurez-vous, ils respects la parité !

    S’il est un enseignement que l’on doit retenir de ce dossier, c’est que le salut ne viendra ni du changement de génération, ni de la féminisation de la classe politique ; le montre sait prendre d’autres visages !

  7. Laurent Del Puech

    Merci pour votre article et je partage dans l’ensemble les réticences soulevées par les intervenants. Je trouve que la photo est aussi révélatrice d’un monde fermé, hors temps, hors sol. Elle est extrêmement vieillotte dans sa composition. On a l’impression de jeunes hommes et de jeunes femmes d’une même famille, qui vont se partager l’héritage. D’autre part, je me pose la question si ce n’est pas une commande indirecte de l’Elysée à l’Obs afin de mettre en valeur les futures élites de la République. Les mettre en valeur, non pas pour renforcer le Président lui-même, parce qu’à mon avis l’effet est inverse, mais pour les faire exister médiatiquement pour préparer leur propre futur.

  8. NotMontéhus

    Nous sommes la jeune Garde
    Nous sommes les gars de l’avenir
    Élevés dans l’opulence
    Oui nous saurons vaincre ou trahir
    Nous travaillons pour la bonne cause
    Pour faire chanter nos lendemains
    Tant pis si votre sang arrose
    Les pavés sur notre chemin !
    Prenez garde, prenez garde
    Vous les prolos, les chômeurs, les r’traités
    V’la la jeun’ Garde, v’la la jeune Garde
    Qui descend la rue d’Solfé
    C’est la lutte finale qui commence
    C’est la revanche des germanopratins
    C’est la rénovation qui s’avance
    C’est la bataille pour les maroquins
    Prenez garde, prenez garde
    V’la la jeun’ Garde
    Avec nos beaux blazers,
    Nous sommes de force des révoltés
    Nous vengerons nos pères
    Séquestrés par leurs ouvriers.
    Nous sommes les enfants de Darwin,
    De la finance, des rotariens.
    Demain nous vendrons les usines,
    Elles sont moches et ne servent à rien.
    Prenez garde, prenez garde
    V’la la jeun’ Garde

  9. Cedric

    D’autant plus sidérant à l’oeuvre du retour en grâce du savoir faire, de l’artisan boulanger à l’électricien, des entrepreneurs qui ont lâché les études pour faire voler leur business : Gates, Zuckerberg, Dell, Jobs, Niel.

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