Les bars à chicha de la Guillotiére s’inquiétent

Pour le moment, le sujet principal de préoccupation dans les conversation, devant les élections municipales ou US c’est la loi sur l’interdiction totale du tabac dans les cafés, brasseries et restaurants.

Cette décision, plutôt salutaire je trouve, était ce midi  dans toutes les conversations des clients et du patron du fort recommandable La Tribu Café rue de marseille.Elle pose par contre un problème qui préoccupe beaucoup les exploitants de bars à narguilé de la rue de Marseille et de la Grande Rue de La Guillotiére qui ont placardé l’affiche dont on voit l’image ci-contre dans leurs commerces.

En effet les bars à chicha tirent l’essentiel de leurs revenus de la location sur place d’appareils à narguilés.Si il est bien évident que la loi sur la tabac vise notamment à protéger les nons-fumeurs des conséquences des acttes des autres, si entrer dans un restaurant pour y manger ne veut pas dire accepter de prendre de la nicotine plein les poumons,si prendre un café au comptoir ne veut pas dire accepter de perdre du temps de vie à cause de la fumée d’autrui, les bars à chicha ont justement pour objet principal la fumée et le client y rentre en connaissance de cause…

Lors de la campagnes des léglislatives précédentes, des exploitants de ce type de lieu nous avaient fait part, à moi et à Jean-Louis Touraine, désormais député et  Premier Adjoint de Gérard Collomb, de leurs soucis.Monsieur Chaouch, sympathique patron du Pacha rue de Marseille avait même organisé une reunion avec ses collégues pour nous exposer la problématique de l’avenir de leur métier et de celui de leurs employés.

Les salons à narguilé, souvent créés par des jeunes de milieux défavorisés et issus de l’immigration qui se sont endettés pour ouvrir leur commerce, sont 800 en France et emploient 4.000 personnes.Leur présence fait partie du paysage culturel du quartier situé autour de la place du Pont.

Des solutions ont donc été envisagées par les équipes de Jean-Louis Touraine pour trouver un statut d’exception à ces lieux tout en encadrant fortement les choses avec un statut pour éviter des dérives de bars redevenant subrepticement fumeurs par ce biais.Une question a donc été posée à Madame Bachelot pour voir quelles réponses seraient envisageable vis à vis du désarroi manifesté par les clients et patrons de ces lieux de convivialité au sein de notre quartier…On attend encore la réponse de la ministre…

23 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. Jean-Pierre Vachon

    Je voudrais juste rappeler que la prise de conscience sur le tabac date des années 75 avec la fameuse loi Veil de 1976. En dehors des limitations de publicité, celle-ci interdisait déjà la cigarette dans les lieux publics. Ni son gouvernement, ni celui de Mr EVIN, ni d’ailleurs les suivants ont eu le courage de la faire appliquer. Je trouve dangereux de toujours vouloir faire des exceptions aux règles (typiquement français) car au bout du compte c’est la légitimité même de celles-ci qui est remise en cause. Mr TOURAINE, en tant que médecin, devrait être plus ferme que les uatres sur le sujet, mais il est avant tout éligible, on le sait.
    A titre anecdotique, admettrions-nous qu’un boucher vendant de la viande présentant des risques sanitaiers reconnus puisse continuer à vendre sa marchandise, sous pretexte qu’elle à un goût exceptionnel et qu’il trouve une clientèle fidèle. Le sida, le cancer, sont des maladies terribles qu’il faut combattre sans retenue. Il n’y a pas de siège de député qui vaille la peine qu’on lui fasse des concessions. D’ailleurs le sort de ces quelques 800 personnes est-il à mettre à la même enseigne que les quelques 6000 morts annuels ?. Ne peuvent-ils pas faire comme les autres qui veulent contineur à exercer ce métier, à savoir investir dans un équipement de ventilation et aération suffisamment puissant ?.

  2. Simone Veil niait que sa loi concerne l’ensemble des lieux publics mais avait mis un premier pas dans la direction de la diminution du tabagisme passif.La loi Evin fut tout de même, malgrés quelques carences d’application (gares par exemple) plutot respectée.Visiblement la loi Bachelot, que Touraine a soutenu a juste titre dans son aspect global,semble aussi globalement promise à une assez bonne application.
    sur ta comparaison avec un boucher, si on suit la logique, cela revient à l’interdiction de vendre des clopes dans les bureaux de tabac!Par ailleurs personne ne va chez le boucher volontairement pour manger de la bouffe insalubre, par contre le client du bar à chicha y va volontairement pour fumer!
    En effet un bar à Narguilé on y va pour fumer et rien que pour fumer, en responsabilité et connaissance du risque.
    Sur la question que tu évoques sur un équipement de ventilation et aération suffisamment puissant (là on est donc plus dans l’interdiction si on est dans l’aménagement) c’est bien évidemment compris dans les propositions de Touraine comme de l’UPN.
    Une loi est faite pour un objectif précis, non pour faire es dégats collatéraux.Il est dommage que le gouvernement est refusé de recevoir les représentants des exploitants tout en meme temps faisant passer des messages comme quoi la police ne passerait pas contrôler pendant quelques mois…

  3. Nitram

    Cela fait un bon nombre d’année que la cigarette est peu à peu rejetée par les lois comment par les citoyens.
    Il est, je le trouve, difficile de jouer les étonnés quand on on connait un tant soit peu les évolutions dans les mœurs des français. C’est un mouvement européen qui a commencé depuis des années, et la plupart des bars à chicha ont ouvert il y a un, deux voir trois ans, ils n’ont donc pas été pris en traitre.
    Il n’est pas non plus possible (en tout cas je ne vois pas comment cela pourrait être possible) d’accepter des exceptions, car tous les autres bars pourraient ainsi accèder à l’appellation bar à chicha et permettre par ce biais à leur clients de fumer (sur quel critère juger qu’un bar peut ou non se dire « bar à chicha » ???).

  4. kylegl

    La question n’est pas la protection du client, mais bien la protection du salarié. Une décision de la cour de cassation en 2005 a confirmé l’obligation de sécurité de résultat de l’employeur en ce qui concerne la protection de ses salariés du tabagisme passif.
    D’où la définition des fumoirs dans le décret : des lieux sans services.
    Il est interdit de faire travailler un employé dans une zone fumeur. La question devient alors : comment faire une dérogation pour les bars à chicha sans exposer ses salariés au tabagisme passif.
    Personne n’a pour l’instant répondu à cette question, pas même l’UPN, le syndicat des patrons de bar à chicha…

  5. @nitram:non ces lieux n’avaient pas des années pour se préparer, pendant sa campagne le président Sarkozy a affirmé aux exploitants qu’il y aurait exception.Hors là ni exception ni dispositif d’accompagnement à la reconversion.Pour ce qui est des gardes-fous à avoir pour que les bars ne se déclarent pas subitement à chicha, des dispositifs sont envisageables contre des abus (notamment bien sur l’interdiction de tout autre tabac que celui des narguilés, avec la création d’un cadre juridique spécial comme ça existe ailleurs et un encadrement strict, avec des restrictions sur la restauration pour ne pas refaire des restaus fumeurs amenant des nons-fumeurs devant déjeuner avec des fumeurs à subir du tanagisme passif etc…
    @kylegi:bonne question, qui devrait sans doute amener si maintien il y avait au meme cadre juridique que celui des employés travaillant avec des produits nocifs dans la chimie.

  6. thierryl

    Très drôle le côté exception culturelle, Marseille pointe de l’Orient, en plus sauvetage des salariés.
    C’est marrant ce pays qui fonctionne et regorge en exception de toute sorte :
    1. on est tous d’accord pour remodeler la carte judiciaire laissée en plan depuis 1958, « mais bon pas dans mon petit coin de campagne » demande le député-maire UMP.
    2. il faut refaire une nouvelle carte scolaire, en introduisant une mixité de revenus et d’origines de différents quartiers. Mais bon, pendant ce temps-là 50% des élèves de Polytechnique sont des fils et filles de professeurs bien au courant des bonnes filières de la petite école au lycée, et qui trouvent semble-t-il les passe-droits auxquels le simple citoyen n’a pas accès.
    3. Maintenant il faudrait faire exception à la chicha, parce que c’est culturel… Bah pourquoi pas alors le bar à pipe de bruyère au tabac aux senteurs de miel de framboise ou de caramel ? Pourquoi pas, la défense du cigare cubain barreau de chaise, produit AOC d’excellente qualité ?
    Il existe aussi des amateurs de cela.
    Sinon, vous avez raison, je trouve anormal qu’on ne s’occupe pas des conditions de travail dans les usines chimiques ou dans l’ébénisterie ou la menuiserie etc.
    CEPENDANT, ce n’est pas parce qu’une loi protège une catégorie de travailleurs du tabagisme passif (et je suis fumeur) qu’il faut tolèérer que cela continue dans les bars à chicha, tout cela parce que l’ensemble des secteurs économiques n’est pas encore protégé ?
    Pourquoi alors faire bénéficier des travailleurs européens du droit de grève (qui rend ô vision insoutenable, notre pays beaucoup moins accueillant à l’investissement productif), alors que, ô scandale, l’intégralité des travailleurs sur cette planète n’y a pas encore accès ?
    Votre raisonnement est proprement stupide, ou alors vous avez des problèmes de bon sens et de logique quelque part… Désolé… 😉

  7. Vous avez du mal lire ce que j’ai écrit pour ma part (et d’ailleurs je parle de la rue de Marseille à Lyon et non de la ville de Marseille):mon raisonnement ne parle pas d’exception culturelle, je dit simplement que si il est logique qu’on interdise de fumer dans les restaurants où le métier principal est de vendre de la nourriture et des boissons, où l’on vient non pour y fumer mais pour manger,où le dineur peut parfaitement être non-fumeur, il n’et pas logique par contre de l’interdire dans un lieu, le bar à chicha, où c’est l’unique raison d’être c’est de fumer le narguilé.

  8. Jean-Pierre Vachon

    Les dispositifs de ventilation dont tu sembles dire qu’ils faisaient parti de la proposition de Mr TOURAINE sont déjà intégrés dans la loi. Si il demande simplement que les bars à Chicha soient des exceptions, cela devient inacceptable. Plutôt que de faire de la désinformation à but électoraliste, Mr TOURAINE devrait s’appliquer à mieux expliquer la loi que ses adversaires politiques ont écrit et voté.

  9. thierryl

    Donc le noeud de l’affaire serait cette spécificité d’endroit. Et on peut très bien comprendre à ce niveau là.
    Seulement, les bar-tabacs aussi devraient alors relever de l’exception. Car comme leur nom l’indique ce sont des bars où l’on peut venir déguster une tige de tabac, qu’on a loisir d’acheter sur place (c’est pour cela d’ailleurs que ces endroits attiraient une forte clientèle, vu qu’on n’avait pas à se déplacer une seconde fois pour acheter son joint de nicotine.)
    La spécificité de ces lieux est tout autant mise en danger par l’application stricte du processus enclenché par les lois Veil puis Evin.
    Si on se mettait ensemble à défendre les bars à chicha, par l’effet d’un raisonnement similaire nous devrions défendre les bar-tabacs. Cette porte entrouverte est hélas juridiquement exploitable si on tolère l’exception des bars à chichas, et je ne sais pas si un ou une ministre de la santé a intérêt à laisser de telles portes ouvertes sur une mesure qui est quand même mal vécue sur le terrain.
    C’est là le hic.
    On cause, on discute, mais ne sommes nous pas en train de passer à côté de ce qui est la responsabilité d’un ministre en matière de santé publique ?
    Bien qu’à l’évidence, le confort d’un ministre ça nous en touche une sans remuer l’autre. 😉

  10. romain blachier

    jean-pierre, JL touraine a voté pour cette loi présentée par Bachelot, je l’ai déjà dit, il y est trés favorable comme il le dit aussi dans sa question à la ministre(que tu as lu j’imagine, puisque je l’ai mise en lien sur mon post).
    %ais il trouve par contre qu’on a pas réfléchi au problème des chichas et de plus il est vrai que la ministre aurait pu recevoir les représentants des exploitants de narguilés.or c’est seulement maintenent que la chose va se faire.
    sur les aérations, nous avions posé la problématique dés les législatives.
    @thierryl:je comprend la question du fait qu’une exception ça s’élargit.Par contre dans un bar tabac tu as la fonction bar (faite pour prendre à boire) et la fonction vente de clopes.et celle-ci relève aussi de la vente à emporter comme une baguette de pain chez le boulanger.par contre va te promener avec un narguilé dans la rue!

  11. jm

    Pour les bars à pipe, la loi Marthe Richard date de 1946… Quand l’éthanol sera enfin retenue substance dangereuse. Romain posera la question des bars à vin et il a raison ! (si vous saviez ce que ça me coûte d’écrire ça 🙂 )

  12. stéphane Sacquepée

    J’hallucine. Et la restriction des libertés publiques ? Personne ?
    Sur la question du tabac et par delà les oui oui / non non les questions de santé publique doivent faire partie du débat MAIS l’utilisation (le retour) de la morale publique (fait pas çi fais pas ça) auquelle se greffe la tendance Sarko vers la criminalisation des comportements standards c’est innacceptable.
    On va finir par porter plainte contre son voisin parce qu’il en aura fumer une sur le coup de l’énnervement ? Alors on va porter plainte contre tout les petits commerces qui pour survivrent ne chasserons pas le fumeur à cours ? On va faire des bars pour les Végétariens à qui la vue de la viande sera insuportable ?
    Et pendant ce temps, la politique française est à un vrai niveau d’agonie (je ne déteste plus sarkozy , j’ai juste trop honte). Et pendant ce temps, on parle du tabac, de carla bruni et du poids de la Rolex.
    Allez avec toutes ces débats pour contre, j’ai envie de m’en griller une. C’est comme avec la Chicha, jamais essayé et maintenant envie d’y aller (dans un vrai 😉 )

  13. kylegl

    @stéphane : la liberté des uns s’arrête là ou commence celle des autres. Ici, la liberté de fumer s’arrête à la protection des salariés contre le tabagisme passif.
    @romain : 2 précisions
    d’abord, ce n’est pas le décret qui impose la protection du salarié, mais bien le code du travail existant, qui indique l’obligation de sureté de résultat de l’employé en ce qui concerne la protection du salarié. Le maintient ou l’abrogation du décret ne changerait donc rien à cela.
    En fait, la cour de cassation n’a fait que confirmer que cela s’appliquait aussi au tabagisme passif, reconnaissant ainsi juridiquement le danger du tabagisme passif.
    Le décret précédent (de 92) donnait la possibilité de créer des zones fumeurs, mais ne donnait aucune permission d’y faire travailler des employés. Le nouveau décret ne fait que rappeler cela, en instaurant des fumoirs « sans services ».
    Ensuite, le cadre juridique est le même, qu’il s’agisse d’un employé de restaurant ou d’un employé d’une usine chimique : le patron a une obligation de sureté de résultat : auparavant la question était l’employeur a-t-il respecté les textes ? si oui, alors il n’était pas fautif. Maintenant, il a une obligation de résultat.
    Autant pour les professions comme les industries chimiques, il est impossible de garantir un risque 0, autant pour la protection contre le tabagisme passif, c’est tout à fait faisable : il suffit d’avoir un environnement totalement non fumeur, « de telle façon qu’il n’y ait pas un microgramme d’émanation de tabac pour indisposer les salariés » (dixit un professeur de droit).
    Le décret n’est donc pas la question ici : le garder, le changer ou l’abroger ne changera rien. Il ne fait que rappeler la loi (code du travail) existante, concernant la protection du salarié. Et celle-ci implique simplement qu’il est interdit de faire travailler un salarié en zone fumeur.
    A moins de changer la loi sur la protection des salariés (ca m’étonnerai que les syndicats laissent faire cela… amiante quelqu’un ?), les seules solutions possibles sont donc celles qui n’exposent pas _du tout_ les salariés au tabagisme passif.
    Et pour l’instant, aucune solution dans ce sens n’a jamais été proposée, par personne, même pas par les patrons de bar à chicha ni par les buralistes…

  14. romain blachier

    @stéphane:je t’ai vu à la télé au 203 trés remonté contre la loi.deviendrais-tu une passionaria de la clope au zinc des bistrots?
    @kylegl:je ne dit pas que c’est le décret qui empêche cela.Par ailleurs si le texte auquel tu fais référence est celui de 1992,il me semble que des salariés ont travaillé dans des zones fumeurs depuis,non?il n’y a pas en tout cas non plus de jurisprudence suffisamment affirmée pour aller dans ce sens et les textes sont flous sur ce domaine.

  15. kylegl

    @romain: oui, des salariés ont travaillés dans des zones fumeurs depuis 1992, car les patrons pensaient que la possibilité donné par le décret de 1992 de faire des zones fumeurs leur donnait aussi la permission d’y faire travailler des salariés.
    Mais depuis, la jurisprudence a évoluée en ce qui concerne la protection du salarié, pour en arriver à la notion d’obligation de sureté de résultat.
    Et la jurisprudence récente de la cour de cassation en 2005 a confirmé que cette obligation de protection de résultat s’appliquait AUSSI à la protection contre le tabagisme passif.
    Détrompe-toi, la jurisprudence dans ce domaine est tout ce qu’il y a de plus claire et d’affirmée, de constante, et ceci même au niveau européen. Il n’y a aucun flou à ce sujet, de nombreuses sources juridiques l’ont confirmé. Il suffit de demander à l’UMIH ou au SYNHORCAT par exemple pour savoir pourquoi ils ont changés si vite d’avis.

  16. Bon, je n’aime pas du tout la cigarette mais je dois reconnaître que cette mesure est totalement abérrante dans ce genre d’établissement !!!!

  17. stéphane Sacquepée

    Passionaria pour un peu plus de tolérance dans ce monde de merde (lol)
    Les démocrates ont besoin de libertés publiques pour s’épanouir. La criminalisation passive de tout ce qui peut déranger est une aberration.
    Et puis notre crédot (moral) c’est aussi le « vivre ensemble », cet étrange notion qui en aura pris plein les dents pendant la régence de Sarkozy.
    De plus comme vous autres, amis de la « france d’en bas ou du milieu », j’ai d’autres projets de dépenses pour mon petit pouvoir d’achat que de payer des contraveentions supplémentaires ou d’engager un avocat

  18. victor

    Pour revenir à l’initiative de Christophe Cédat (patron du 203), que l’on soit d’accord ou non avec sa démarche, il faut reconnaître qu’elle a au moins le mérite de faire réagir!
    D’ailleurs, je viens de tomber sur un article qui lui est consacré sur http://lyon.globoos.com
    Cela permet de mieux comprendre le personnage…
    Bonne année à toi Romain, à tous tes lecteurs et longue vie à ton blog.

  19. Simon

    Je suis assez énervé sur la question alors je vais être crade, mais :
    Il est dommage que le tabagisme passif n’ai pas tué quelques un des crétins qui attaquent les bars à chichas, ça nous ferait de l’air.
    Pour précision, je trouve la loi, ou plutôt le décret Bachelot si je ne me trompe pas, et la nouvelle application de la loi Evin admirable. Mais il n’est pas non plus interdit d’être con. Quand on va dans un bar à Chicha, c’est pour fumer. C’est la seule spécificité du lieu. Interdire de fumer la chicha dans les bars qui se sont créer autour, c’est comme si on interdisait à un bar de laisser ses consommateurs boire l’alcool acheté sur place, ou à une cave à cigare le droit de vendre des cigare … Le droit des consommateurs ? vous croyez vraiment que les client des fumoirs d’opium d’antant était incommodés par la fumée ?
    Les intégristes anti clopes nous font chier. Oui, ne pas fumer dans les lieux publics, c’est normal. D’un autre côté, un jour, un de ses mecs va avoir l’envie de m’interdir de fumer chez moi, alors que franchement, je ne vais quand même pas forcer les gens à y rentrer si l’odeur les incommode, mais j’espère pouvoire encore faire un peu ce que je veux chez moi …
    Par contre, si le tabac est si dangereux que ça, pourquoi ne l’interdisez vous pas ? Parce qu’il rapporte des milliards à l’Etat ? Merveilleux … J’aimerais voir la gueule du gouvernement (soyons honnête, gauche et droite sur le sujet seraient dans la merde) sq’il était privé des recettes des taxes sur le tabac (allez, je rajoute l’alcool en prime, parce qu’il parait que ça aussi, ça nuit à la santé) … Sans compter sur les emplois générés directements et indirectement par son commerce. J’en connais qui doivent prier pour que la consommation ne baisse pas, et pas forcément que des vendeurs …
    PS : la réglementation sur la ventilation, ça me fait bien rire. Le jour où je rencontre un bâtiment qui respecte la RT 2000 (rè_glementation thermique sur les bâtiments nouvellements contruits), j’en parlerai. Comme c’est pas prévu avant quelques années, je passe. Je pense qu’il y aurait des plaintes, vu le débit d’air sur-réaliste attendu (comparé à l’existant, bien sur) dans les bâtiment « normaux » …

  20. Peut-on être en accord avec ces argumentaires visant à faire des bars à chichas une exception ?
    la lutte contre les méfaits du tabac est menée depuis bien longtemps et rassemble au-delà du clivage intempestif droite-gauche. Il ne peut à mon sens exister des aménagements pour tenir compte de tel ou tel groupe de pressions.
    Je ne comprends pas comment JLT peut défendre pareille « fausse bonne cause » ! N’en faites pas de grâce un argument d’ordre politique , cela ne peut avoir de sens !
    dr joseph

  21. laurent purion

    il ne s’agit pas forcément de continuer à ce que ce soti des fumoirs mais à minima que des solutions soient trouvées pour la reconversion de ces commerces comme l’a précisé JL Touraine dans la Tribune de Lyon de jeudi dernier

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