Le Pape, une déformation de la Bible

Pape On s'en doute, d'ailleurs, j'en ai déjà parlé ici et la, je ne suis pas un fan du Pape Benoit XVI et des papes en général. Il ne s'agit pas, on s'en doute là aussi, d'athéisme ni même de d'anticléricalisme primaire, Dieu m'en garde si je puis dire.D'autant que si on peut comprendre les réserves émises par l'Union des Familles Laiques sur le coût pour le contribuable de la visite du leader vaticanais ou les petites provocs de Charlie Hebdo ou encore une Fourest dont Eric Mainville évoque aujourd'hui le dernier ouvrage, on ne peut qu'être agacés par des JCR ou des Panthéres Roses à l'offensive quand il s'agit de soutane et manifestant d'un autre côté avec certains islamistes pour le port du voile à l'école…

Il ne s'agit pas pour moi de condamner en bloc Benoit XVI.Je suis heureux de voir le bonheur qu'apporte sa venue auprès de nombreux catholiques (Koz doit d'ailleurs surement être, si je puis m'exprimer ainsi, aux anges). Benoit XVI est après tout le leader d'une multitude sur les cinq continents, une communauté mondiale unie dans la foi.

Mais il est également dans la logique d'un certain christianisme, trés institutionnel et conservateur dans le premier sens du terme, celui où il cherche à préserver d'abord la tradition et la structure, qui n'est pas la mienne. Il est à la tête d'une institution qui perpétue une tradition vieille de deux millénaires, dans un monde incertain. Mais, ça ne surpendra personne, ses positions sur les homosexuels, sur le mystère féminin, sur la contraception, sur les protestants etc… sont à l'opposé absolu des miennes en matiére politique comme dans ma vision du christianisme.Mais par-delà les reproches milles fois dits et redits, le problème que je voulais surtout aborder et qui est à mon sens à la racine de tout, c'est l'existence même du rôle de Pape et les pouvoirs qu'il s'est arrogé qui devrait poser question, non seulement aux athées mais aussi aux chrétiens.

Le leader des catholiques est le chef d'une Eglise qui se considère dans sa doctrine comme la seule et l'unique vraie garante de la foi.Les protestants comme Authueil ou moi, par exemple sont considéré comme fréquentant des églises "déficientes". La papauté a débuté dans un passage de la bible où Jésus dit à Pïerre, l'un de ses disciples: «  « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle… Matthieu 16.18».

Dans ce jeu de mot, Jésus indique à Pierre qu'il sera chargé de gérer la communauté des croyants après son départ. Il ne fait nullement mention d'y faire prédominer l'institution sur le groupe de ses disciples ni de monter des hiérarchies, encore moins de créer une dynastie de prélats nommés par leurs pairs. D'ailleurs le Christ lui-même, si il était accompagné de disciples avec des rôles bien définis pour la survie du groupe en collectivité (Judas par exemple gérait la bourse de la communauté) était quelqu'un de nomade, qui ne bâtissait ni n'insistait sur la structure. Au contraire, c'est à un témoignage et à une conversion individuelle qu'il appelait, chose qui nous est familière, à nous protestants.Au fur et à mesure de la structuration, l'institution s'est faite plus forte, pour des raisons évidentes d'unité des chrétiens à une époque où les communications étaient plus difficiles qu'aujourd'hui…

C'est d'ailleurs également ce souci qui amènera Irénée de Lyon à tenter d'unifier les textes lus par les fidèles. Au fur et à mesure de l'histoire, les choses iront en se dégradant, l'institution devenant sacralisée par elle-même et le Pape se déclarant infaillible parce que guidé par Dieu. C'est d'ailleurs à cette dérive autoritaire, face à une église catholique qui demandait et demande toujours à ses fidèles de « croire en l'Eglise » autant qu'à la résurrection du Christ que se lèveront les protestants pour dire « A Dieu seul la Gloire ».C'est aussi le fait de se donner en quelque sorte une nature divine à lui qui est homme qui me dérange chez le Pape. Ainsi se rajouteront nombre de commandements, absolument jamais donnés par le Christ et/ou la Bible en général, sortant de la foi pour aller dans une sorte d'idolâtrie institutionnelle jusqu'à un véritable culte du pape, dénaturant la fonction première…C'est d'ailleurs pour cela, avec un peu de malice pas méchante, pour moquer la sorte de culte formé autour du Pape que les protestants nomment les catholiques "les papistes" !

edit de 19h30:Sur le même théme, lire la tribune d'Iréne Droit, prédicatrice protestante "Nous ne sommes pas tous papistes" parue dans Le Monde de ce soir en cliquant ici.

25 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. jérôme Manin

    Aperçu tout à l’heure dans un bar la télé avec une image présentant le Page aux cotés du Président de la République devant une rangée d’hommes en uniforme. Saurais-tu Romain, résister à une telle image ?
    « Comme l’a dit Saint Jérôme, qu’importent les chemins par lesquels on vient à la Vérité, pourvu qu’on donne à la quête. » Cavanna

  2. Jerome de Stridon(Saint-Jerome pour les catholiques) qui a une rue dans le 7e que je connais bien (et pour cause!) est l’inventeur involontaire de Lucifer (voir http://romainblachier.typepad.fr/mon_weblog/2007/08/et-lucifer-fut-.html)mais je ne le savais pas objet de citations apocryphes par les journalistes de Charlie Hebdo!
    Tu paerçois des images dans un bar?In vino veritas ou allons-nous avoir un lieu de pélérinage dans notre primariat des gaules? 😉

  3. Olivier Raoul-Duval

    En blaguant on dit que Jésus a prêché l’Evangile et que c’est l’Eglise qui est née.
    Par Evangile, il me semble qu’il faut entendre : « Rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu en Jésus-Christ, ni la mort, ni la vie, ni les conflits, ni notre propre mort … » (d’après l’apôtre Paul)
    Dans la phrase : « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle … », il me semble que Jésus insiste sur Pierre comme figure du croyant. La phrase avant Pierre dit sa foi et Jésus enchaîne par : « Tu es Pierre … »
    L’Eglise c’est d’abord une question de foi. Et rien (pas même les portes du séjour des morts ne pourront la faire mourir cette Eglise bâtie sur la foi.
    Et si le Pape a à voir avec Pierre, c’est d’abord pour une question de foi. Comme tous les croyants d’ailleurs. Et pour que nous ne nous croyons pas détenteur de la foi, on entend juste, après ce passage, dans la bouche de Jésus parlant à Pierre : « Arrière de moi Satan », parce que ce dernier a refusé de croire qu’il fallait que Jésus meurt et ressuscite.
    Eh oui ! On a beau avoir la foi (le Pape ou moi), on peut se tromper. Tout cela appelle à l’humilité.

  4. Merci pour cet éclairage Olivier (Olivier est le sympathique pasteur de la paroisse de l’Eglise Réformée de la rue Bancel)

  5. Moi, ce qui me dérange le plus, ce n’est pas le Pape, mais l’attitude du chef de l’Etat à l’égard des religions.
    La visite du Pape, pour l’instant, est « standard », si on la compare aux visites de Jean-Paul II.
    Ce qui pose problème aussi, comme toujours, c’est le traitement du fait par les médias. On a l’impression que cela concerne tous les français, alors que ce n’est pas le cas.

  6. Jean-Marie Fayette

    Pour le jeu de mot sur Pierre, il marche en Français, pas en Anglais. La question intéressante est de savoir ce que ça donnait en Araméen, langue maternelle du Christ.
    Le Pape a une audience importante dans le monde catholique (Brésil, Afrique…). En France, ce n’est heureusement pas le cas. Je veux dire que les prescriptions (non port du préservatif…) ne sont, en général, pas respectées par les Catholiques français.
    L’Eglise catholique a une attitude locale qui diverge des consignes données en haut-lieu. Ainsi, des prêtres en Afrique distribuaient des préservatifs malgré l’interdiction de Jean-Paul II. Il vaut mieux, l’Afrique étant le continent le plus touché par l’épidémie de SIDA.
    Au final, le Pape est une figure respectée, ce qui me semble normal. Ecouté, cela est moins évident. Heureusement.

  7. @jean-marie fayette:Le nouveau testament est écrit en grec, non en araméen…mais visiblement le jeu de mot marche aussi dans la langue parlée par Jésus.Pour le reste, bien évidemment et que les catholiques ne respectent pas tout ce que dit le Pape.D’ailleurs heureusement pour les préservatifs car nombreuses sont les charmantes catholiques délurées ! (-; Mais la chose pose un probléme de conscience à certains pratiquants et met en danger la vie d’autres et c’est dommage.

  8. Très amusant, cette pitoyable tentative des catholiques de faire dire au « tu es petrus » ce qu’il ne dit pas.
    Surtout quand ont lit tout ce que le christ a pu dire sur le clergé (les prêtres du temple, les pharisiens), qui n’est pas franchement tendre et amical.
    Mais enfin, si ça peut faire plaisir aux catholiques d’être soumis à une hiérarchie rétrograde 🙂

  9. Y.

    On en revient aux traditionnels débats entre papocratie et conciliarisme… La question de la place du pape dans l’Eglise (catho) n’est pas nouvelle et fera toujours jaser…
    Et puis le pape actuel a été élu pour être gardien du dogme, et de la liturgie.
    Toutefois, à force de trop tirer vers un certain libéralisme en Europe, et traditionalisme en Amérique du Sud ou en Afrique, on pourrait aboutir à un schisme… L’Eglise anglicane y est presque arrivée cet été.
    Quant à l’infaillibité pontificale, elle ne concerne que le dogme, et non la morale. Voir les actes du concile Vatican I.

  10. @Autheuil:Complétement d’accord bien entendu
    @Y.:Justement:L’infaillibilié du Pape en matiére dogmatique est bien plus problématique théologiquement que si elle était en matiére sociétale.D’abord parce qu’en réalité la deuxiéme procède de la premiére, ensuite et surtout car le Pape se retrouve par delà même, au-dessus des autres, détenteur exclusif de la parole divine alors que pour moi il n’est qu’un homme, un croyant comme les autres devant Dieu.

  11. Puisse d.ieu me préserver de toute cette fois, ça m’a sacrèment l’air compliqué !
    Cela dit, j’ai plus de sympathie pour les protestants à cause des arguments que tu donnes, justement !
    Le Pape élu par ses pairs devient « guidé par d.ieu » et on est prié d’y croire !
    :-))

  12. M.

    Je suis catho non pratiquante et je deviens agnostique car je ne me reconnais pas dans cette Eglise archaïque que prône « ce pape » d’un autre temps. Je suis pour l’IVG (que le gouvernement démentèle en douce) pour le mariage et l’adoption d’enfants par les homosexuels, pour le port du préservatif et je ne m’en cache pas, en revanche je ne peux voir les sectes et l’Opus Deï qui se cachent derrière toute cette mascarade.Ce pape là ne représente qu’une infime et mini partie de cathos croyants, c’est le gourou des intégristes et des conservateurs.
    Ce n’est « que » mon avis personnel.

  13. jérôme Manin

    Le Petrus fait un excellent vin de messe !

  14. @jerome manin:certes mais là le prix de la quête doit être élevé!
    @M.:tu fais la même erreur que celle faite par la notion de Pape:Tu confonds l’institution et la foi.Ce n’est pas parce que tu ne crois pas à l’institution qu’il faut douter de Dieu en devenant agnostique.Ca n’a rien à voir, on croit en Lui et non en l’église…
    @Monsieur Poireau:Mas non c’est pas si complexe, c’est riche!

  15. Moi, la venue du pape, je m’en fous, mais le barouf qu’on fait autour est vraiment de trop. On va bouffer du pape par ci et du pape par là pendant 3 jours et ça, c’est saoûlant. Du coup, je comprends mieux les femmes qui détestent le foot durant la coupe du monde ! ;o))
    Ceci dit, la vraie question c’est : combien ça coûte aux contribuables et à l’état soit-disant laïc ?
    Ne me faîtes pas croire que l’église paie tout, y compris la sécurité…

  16. Je crois que c’est un contre sens profond de demander au pape d’être « moderne ». Contre sens fait par des catholiques comme des non-catholiques, des croyants comme des athées. Le pape ne peut être que le garant d’une tradition, comme le dit authuel, tradition qui subit de plein fouet « la crise de la culture » d’H.Arendt, qui fut à une époque l’un de mes livres de chevet.
    Bien à vous.
    Solko

  17. Henri

    La place du pape dans l’église est le fruit d’un long cheminement qui à atteint son paroxysme au XIX° siècle alors que l’église était menacé dans sa puissance temporelle. Vatican II avait commencé un retour vers la Tradition. Dommage que la curie est stoppé ce retour à un rôle plus modeste de son rôle. Par certains côtés ma sympathie va aux plus conservateurs c’est à dire aux orthodoxes qui ont su se garder de tout dogmatiser et éviter d’ un « culte » du chef à mon sens pas conforme aux textes. D’ailleurs quand ont lit les actes des apotres on s’aperçoit que les premières décisions dogmatiques étaient débatu entre les apotres, Pierre ne tranchait pas seule…

  18. En tout cas, Romain, personne ne pourra t’accuser de ne pas avoir protesté, sur ce coup-là…

  19. @Solko:On est d’accord,le Pape n’a pas à être moderne ou antimoderne.D’ailleurs qu’es-ce que la modernité?Pour ma part je ne lui reproche pas d’être archaique mais de déformer le message chrétien issu des écritures.C’est ma conviction protestante, trés « sola scriptura ».
    @dominik:Au niveau des deniers publics, le gouvernement manque pour le moins de transparence, impossible de connaitre le chiffre exact de l’argent des contribuables engagé ici.
    @Eldesdichado:tout à fait, on ne peut mieux dire!
    @Henir:Attention tu te protestantise ami catholique!Par ailleurs, passe un coup de fil si t’es à Lyon ce week-end.
    @Jean:Sur les courants intégristes, voir surtout l’ouvrage « Les nouveaux soldats du Pape » de Caroline Fourest ( Voir en cliquant ci ) , qui s’annonce remarquable (je viens d’en faire l’acquisition).J’adore cette chroniqueuse, avec qui je suis d’accord sur tout!

  20. brigitte

    en effet, beaucoup de bruit pour satisfaire une petite poignée de français trop contents de voir mis en première ligne leur modus vivendi christi austeri (pardon j’ai donné mon Gaffiot !) mais ne reflète en rien la réalité oecuménique de notre pays. qui plus est, nous sommes en plein carême musulman actuellement sur tous les continents….j’espère que Benoit XVI sera les encourager dans leur jeûne pendant ses préchi-précha de Lourdes.
    Bien à vous. B. (temple bancel)

  21. Bonjour Romain. Je vois que vous êtes lyonnais. Sachez pour votre gouverne que j’ai habité Rue Royale et Rue Bodin pendant quelques années.
    Votre article est intéressant et pose une bonne question. Cependant, je vous rappellerai que le pape n’est pas un aberration. Loin s’en faut. Il est le digne héritier de Saint Pierre et se charge d’organiser du mieux possible l’intercession en direction de l’humanité.
    La cohérence y gagne également. Est-il déplacé d’affirmer qu’il existe un manque de cohérence flagrant au sein de l’islam (et dans une moindre mesure au sein du protestantisme)? Je ne crois pas.

  22. Cher Romain,
    Je ne suis pas un spécialiste en théologie malgré mon éducation,à la fois laique et catholique, ce qui pour moi n’est pas contradictoire, encore moins opposée à la République.
    Personnellement, bien que n’allant pas beaucoup à la messe, je m’inspire, dans ma pensée publique ou privée, à la fois de la vertu de la République et de la pensée catholique, représentée par une institution que l’on appelle l’Eglise. Mon éducation est donc aussi dans la philosophie de la morale sociale chrétienne.
    Je t’apporte diverses remarques sur ton billet.
    Le premier argument sur les dépenses de l’Etat pour la venue de sa Sainteté Benoït XVI est à la fois fallacieux et bas de gamme. En effet, a t’on calculé le coût de la venue du Dalai-Lama qui ne représente qu’à peine 1 millions de Thibétains.De toute façon, ce sont toujours les mêmes personnes, imprégnées encore d’un anti-cléricalisme désuet, ceci d’autant que tous les catholiques de France sont d’abord républicains et pour eux la religion ne peut être qu’un acte individuel, ce qui est mon cas.
    La deuxième remarque, et là je vais diverger avec toi.
    Pour moi, le Pape est infaillible parce qu’il est le Représentant de Dieu sur terre et qu’il a la charge de faire connaître et appliquer les préceptes testamentaires.
    Concernant les problèmes societaux au sujet de certaines catégories de population, certes l’Eglise doit regarder et être attentive à la société et à son évolution, néanmoins elle n’a pas vocation à suivre l’air du temps ; d’autant que cela va dans le sens de la perte de valeurs et d’une certaine décadence préjudiciable à l’homme et à son environnement.
    Qu’est-ce qui fait que je suis très attaché à la Sainte Eglise Romaine et donc à son Pape?.
    Tout simplement, c’est qu’elle a un dogme qui permet à chaque homme et femme de donner un sens à sa vie et à ses actions dans la société. Ce que ne font plus, ce que l’on appelle les corps intermédiaires que sont les partis politiques, les syndicats…etc.
    Tu conviendras que le comportement de ces derniers ces temps-ci ne montrent pas le chemin vers l’absolu, vers la quête de sens.
    Ce que j’apprécie chez Benoït XVI, ce n’est pas un pape réactionnaire mais un conservateur dans le bon sens du terme. Il rappelle ainsi, par ses prises de position le sens et le chemin que doit parcourir tout homme et toute femme . Il rappelle, en cela je suis d’accord, les racines chrétiennes de l’Europe que cette dernière a tendance à oublier trop souvent. Pour moi l’ordre de la nature des choses : il y a le bien, le mal, la justice et l’injustice, l’eau et le feu, le yin et le yang, le masculin et le féminin ainsi que le respect de la vie.
    Concernant la vision que j’ai des rapports entre l’Eglise et l’Etat, j’écrirai un billet prochainement sur mon blog, ceci d’autant et je le répète, je suis très attaché à la laîcité, garante de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.En ce sens, je suis très républicain.

  23. @arnaud:merci pour votre intervention et votre attachement à vos années lyonnaises mais, sans vouloir vous commander, pourriez-vous argumenter vos propos?Parce que dire que le pape est l’héritier de Pierre n’est pas démontrer qu’il est logique en christianisme.De même parler d’incohérences pour l’islam et autres religions se défend bien entendu mais se doit d’être un peu développé et ne pas rester au stade de l’affirmation brute.
    @claude:Encore une fois les valeurs du pape sont les siennes et d’ailleurs me semblent différentes des tiennes si tu réfléchis.Où est l’équilibre yin/yang que tu proclames si on dénie comme il le fait le mystère féminin, c’est à dire la possibilité pour une femme d’exercer l’ensemble des ministéres pastoraux à l’égal des hommes?
    Et en quoi le pape est-il le représentant de Dieu sur terre?Moi il me semble juste avoir fait dévier le christianisme.Pourquoi croire au pape et à l’église catholique comme le proclament nombre de professions de foi catholiques? Il me semble en toute logique qu’en christianisme c’est Dieu qu’il faut prier et adorer, non l’évêque de Rome, qui n’est qu’un homme comme les autres devant Lui.

  24. Forst

    Le Pape et sa coiffe pharaonienne.
    S’est formé une institution, appelée Eglise catholique de Rome, avec un président directeur général, qui se nomme Pape et qui prétend être infaillible ! Il a sous ses ordres une multitude de conseillés généraux appelés cardinaux, des ministres appelés archevêques, des secrétaires généraux appelés évêques et des fonctionnaires appelés prêtres. Leur siège est à Rome et s’appelle Vatican. Leurs ambassades s’appellent archevêchés et leurs consulats s’appellent évêchés. Leurs lieux d’actions sont les églises paroissiales. Elle régit également des institutions collatérales appelées couvents ou monastères.
    L’Eglise a fait une longue et pénible progression à travers les siècles, à partir de l’époque des pères fondateurs de cette institution.
    Pour s’instituer, elle avait besoin du soutien et de la protection des régents de ce monde. Leur puissance ne leur venait donc pas de Dieu. Ses prétendants ont dit : nous allons faire notre prêche et vous allez faire votre politique. Nous veillerons sur l’ordre moral de vos sujets et vous veillerez sur vos lois et notre protection. Nous fournirons les prédicateurs et vous fournirez des hommes d’armes. Nous bâtirons des basiliques et vous bâtirez vos châteaux. Nous aurons vos accords et vous aurez notre bénédiction.
    Et c’est ainsi qu’ils ont mené pendant des siècles, des croisades, guerres, inquisitions, et la colonisation-leur soi disante évangélisation-, semant terreur, répression, soumission et esclavage, par meurtres et assassinats au nom du Christ et du plus fort.
    Non seulement, ils ont dépouillé des peuplades de leurs biens, leurs ressources naturelles, mais ils ont eu l’audace de détruire leur culture, leur identité, leur valeur ancestrale. Du rang de dignitaires naturels de la terre et garants des valeurs fondamentales de toutes natures, ils les ont réduits à l’état d’êtres primitifs. Partout dans le monde où les évangélistes ont pénétré des contrées vierges, ils ont préparé la soumission et la domination aux colonisateurs massacrant et pillant au nom d’une prétendue civilisation chrétienne. Que vaut une civilisation qui anéantit des races, qui vole leurs biens et qui détruit leurs cultures ? !
    Mais il y eut les humanistes, réformateurs, les révolutionnaires, le siècle de lumière, les libres penseurs…l’affranchissement de la tutelle épiscopale, la chute des rois et empereurs leurs garants et protecteurs.
    L’industrialisation et l’amélioration du niveau de vie pour une grande partie des populations du monde occidental, ont donné un coup de grâce à l’oligarchie de l’Eglise. Il y eut séparation de l’Eglise et de l’Etat. L’enseignement des citoyens est devenu laïc. Le peuple est dirigé par des politiciens et plus par les fondamentalistes
    Elle ne sert plus à grande chose au commun des mortels, en dehors de cérémonials de naissance, de mariage ou d’enterrement. Face au relâchement des mœurs et de la montée de la délinquance, de la course effrénée d’une société de consommation donc de matérialisme, quel est son pouvoir en dehors de l’Etat ? Elle est devenue un vaste organisme de renseignements généraux à travers le monde, mieux informé que la CIA, donc, un réseau universel d’espionnage. Pour cette raison, les nations y envoient leurs ambassadeurs.
    Face aux génocides, holocaustes, camps d’extermination, violations de droits de l’homme, de corruption, d’injustice, de destruction de l’environnement, de manipulations de gènes, où est le secours promis du fils de Dieu de l’Eglise catholique de Rome ? Dieu a-t-il oublié ce monde où nous vivons ou faut-il se résigner à croire que la vie ne vaut rien sur cette terre. Faut-il croire qu’il faut mourir pour pouvoir vivre une vie ailleurs que nous réserverait le Christ, fils de Dieu des pères de l’Eglise catholique de Rome ?
    L’impuissance de l’Eglise face à toutes les horreurs et misères sur cette terre, pourrait le confirmer. Jamais l’intelligence humaine n’a monté aussi haut et jamais la conscience des hommes n’a peut être menacé de descendre aussi bas!
    Et le message du Pape, quelle réponse apporte-t-il, sinon de ne rien attendre sur cette terre, que de mourir pour pouvoir enfin vivre une vie bienheureuse ailleurs,…Qui mourra verra !
    Quelle prétention de dire que l’homme a été créé à l’image de Dieu et de pouvoir parler en son nom !
    Alors, on peut se demander : pourquoi Dieu a-t-il laissé faire, les meneurs de hordes barbares, les empereurs, les rois, les généraux ?… Pourquoi a-t-il laissé faire un César, un Néron, un Attila, un Hitler, un Staline, un Mao, un Pol Pot, un Saddat Hussein, un Ben Laden, un Busch ?…
    Searait-ce un Dieu cruel, sanguinaire, despote, cynique, tyrannique, hypocrite, qui se joue du genre humain, qu’il a créé, et nanti de tous ces défauts ?
    Dieu serait-il impuissant, face à l’homme qu‘il a créé ? Serait-il incapable de corriger l’esprit logé en lui ? Serait-il incapable d’améliorer l’humanité ou n’a-t-il aucune envie d’intervenir en sa faveur ? Dans ce cas, il serait responsable de toutes les dérives de l’esprit de l’homme et de tous ses péchés.
    Pourquoi aurait-il fait naître un Jésus selon des prétentions de la papauté ? Celui-ci aurait dit : je ne veux pas abolir les lois, mais les parfaire, alors que les dix commandements devraient suffire pour assurer la paix dans le monde. Ces dix commandements qui découlent de la logique de l’esprit humain et de l’expérience vécue, ne suffisent-ils pas pour corriger et parfaire les juifs, les catholiques, les musulmans, les orthodoxes, les protestants et les non-croyants ?…
    Le malheur est, que les dix commandements, viennent de l’homme et non de Dieu, et de ce fait, n’ont pas de pouvoir absolu sur les hommes.
    Point besoin de brandir un cadavre sur une croix comme le fait le pape pour ramener les hommes à la raison. Pas besoin de quatre évangiles pour honorer et prier un Dieu. Pas besoin d’un Christ pour croire en Dieu. Assez de ce culte macabre selon quatre évangiles rédigés par des pères de l’Eglise, préoccupés avant tout, de la propagation de leur idéologie sans conteste possible, par un cercle oligarchique. Et gare à ceux qui osaient penser autrement qu’eux, ils les ont torturés à mort ou brûlés vifs sur le bûcher.
    Les hommes sur cette terre sont de même origine et sont voués à vivre ensembles sans frontières, sans nationalités, les uns avec les autres, les uns pour les autres, sans distinction de race ni de couleur.. Tant qu’on maintiendra des frontières sur cette planète, tant qu’il existera des armes destructrices, tant qu’il existera le protectionnisme égoïste, tant qu’il existera des fondamentalistes prétentieux, tant qu’on empêchera les peuples de se rapprocher et de se mêler, il y aura manquement de respect et d’application des dix commandements séculaires et salutaires.
    Alors Dieu ! Où est-il ? Que fait-il ? Qu’attend-il ?
    Faut-il mourir pour le savoir ?
    L’Eglise pourrait apporter autre chose au monde des vivants que son dogme arriéré et poussiéreux à l’égal du fondamentalisme des autres religions absolutistes. Elle devrait se réformer radicalement, face à l’intelligence croissante des peuples. Le ciel, le purgatoire et l’enfer, personne n’y croit plus de nos jours. L’homme a inventé des supplices pires que la crucifixion. Un Dieu qui juge l’homme, qui le condamne parce que c’est un raté, on n’en veut plus.
    Un pape qui s’enferme dans son Vatican et qui n’ose pas se débarrasser d’un atavisme cléricale coupable, sortir de son déguisement ridicule, endosser l’habit de tout le monde, comme un père de tout le monde…et tous ses subordonnés soutanés, huppés, phallocrates, à l’abri et en lieux de bien-être, ne seraient-ils pas mieux accueillis et acceptés, mariés et assumant les responsabilités comme tout le monde ? Et pourquoi refusent-ils la femme pour ministère ? La parole d’une femme vaut-elle moins qu’une parole d’homme ? Qui peut prétendre que Dieu n’est pas Déesse ? Ou hermaphrodite ? Ce n’est qu’une question hormonale.
    L’homme peut créer la vie en fructifiant la femme, mais c’est la femme qui assure la procréation et qui donne la naissance. Elle est intimement liée à la création de genre humain. De ce fait, elle est l’égale à l’homme. De ce fait, elle a autant de droit que l’homme. De ce fait, elle peut remplacer l’homme dans toutes les tâches à assumer dans la société dont elle fait partie.
    Il serait grand temps de dépoussiérer l’Eglise et de ramener ses dirigeants, au niveau du commun mortel pour redevenir crédibles et acceptables. Et puis, il serait grand temps de réviser son dogme trop étranger et trop éloigné des aspirations des humains, qui réclament la liberté de penser, l’égalité des droits, et le bonheur sur cette terre, sans devoir prier un Dieu pour le mériter ailleurs. Finalement, ils n’ont pas demandé à naître sur cette planète ! Pourquoi devraient-ils implorer un Dieu qui les aurait implantés là avec tous leurs défauts, en ne leur laissant pour tout salut, que d’espérer en un paradis ailleurs ? …
    Si l’Eglise ne se dépêche pas pour se débarrasser de tous ses symboles ternis, ses évangiles suffisants et invraisemblables, si elle ne libère pas le clergé du célibat, si elle n’accepte pas la femme en son milieu…elle ira à sa perte, parce qu’elle continuerait à aller contre nature. Il serait grand temps pour qu’elle se penche sur la science de l’évolution et qu’elle corrige ses idées reçues, parce qu’elle continuerait à aller contre les lois naturelles.
    S’il y a un Dieu créateur, alors c’est un Dieu Universel. Ce Dieu universel, maître absolu de tout ce qui se fait et se défait dans cet Univers, n’aurait pas besoin de faire crucifier quelqu’un sur notre planète pour faire croire en lui ! Il posséderait d’autres moyens bien plus persuasifs et convaincants pour le genre humain. Surtout, il n’exigerait pas de se mettre à genoux devant lui pour implorer son pardon de nous avoir créés imparfaits, et que de ce fait, avoir commis des péchés. Je veux bien croire que le Dieu créateur est amour. Encore, que j’aurais le droit d’en douter, après tout ce qui s’est passé sur cette planète, contraire à l’amour…à commencer par les maîtres du Vatican, et leurs alliés : empereurs, rois, ducs, évêques et moines ..et en remontant plus loin, à Pierre et Paul qui n’hésitaient pas à tuer de leurs propres mains, ceux de leur communauté qui ne versaient pas leur impôts.
    L’homme, lorsqu’il crée quelque chose, il le perfectionne sans cesse pour éliminer les défauts et le parfaire. Il est donc dans la nature des humains de corriger et de parfaire sans cesse ce qu’ils créent. Pourquoi Dieu créateur, ne corrigerait-il pas aussi sa création déficiente ? Pourquoi ne corrige-t-il pas l’homme dans son imperfection ?. Pourquoi n’intervient-il pas pour le genre humain sur sa planète ? Les misérables dérives du genre humain ont déjà durées assez longtemps pour qu’il ne s’en aperçoive, puisque à Dieu, rien n’échappe !
    Puisqu’il est sensé d’intercepter nos prières, il est également sensé se rendre compte des défauts de sa création ! Et malgré toutes nos supplications, il n’intervient pas, ni pour les guerres, ni pour les massacres abominables, ni pour les génocides, ni pour le pogrome, ni pour l’holocauste, ni pour l’injustice, ni pour la misère et le désespoir des humains…
    Que serait ce Dieu là, qui ne se soucie pas de sa création, qui n’intervient pas afin que cesse tout cela, pour toujours, sur cette planète ? Si Dieu est amour, alors il devrait s’employer par amour pour les humains qu’il a créé, pour les libérer du mal logé en eux. Pas dans un an, pas dans un siècle, pas dans un millénaire…, mais immédiatement !
    Mais qu’il se rassure ! S’il n’intervient pas, ce sera l’homme qui éradiquera le mal de ce monde, et radicalement, par l’extermination pure et simple de son genre. Un joli conflit nucléaire ou bactériologique couve déjà dans son esprit. Les moyens sont déjà entre ses mains. Il les a déjà expérimentés ! A moins que Dieu, trop déçu de son œuvre, envoi un gros météorite sur cette foutue planète et que le sort des Dinosaures frappe l’humanité décadente.
    Et les prétentieux représentants de Dieu sur terre : pape, rabbin, ayatollah…A quoi servez vous, si vous n’arrivez pas à vous faire entendre par votre maître, pour la paix dans ce monde ? Où est votre légitimité et quel pouvoir vous lègue-t-il ?… Parmi vous, il en a qui prêchent la violence au lieu de la tolérance ! La séparation, au lieu de l’unification ! L’hermétisme au lieu de l’ouverture…comme toujours et depuis le Christ !.Alors cessez de parler au nom de Dieu ! Vous en êtes indignes !
    Vous est-il déjà venu à l’esprit de vous réunir tous les trois, ensembles autour d’une table : pape, rabbin, ayatollah, vous qui prétendez pouvoir parler au nom d’un même Dieu…, de ranger de coté Abraham, le Christ, et Mahomet, pour concorder votre croyance en un Dieu universel, sans faire référence aux trois prénommés ? Impensable, sans doute pour vous ! Ce sont ces trois énergumènes de légendes, qui sont les trouble-fête !
    Dieu le créateur, maître absolu de tout ce qui se fait et se défait dans cet Univers, n’a besoin ni de l’un, ni de l’autre, pour régner et se faire respecter ! Si Dieu il y a, et si ce Dieu est amour …
    Vous feriez bien de ranger Bible, Evangiles et Coran, pour écrire ensemble l’acte d’engagement, de nouvelles vertus communes, pour la croyance en une communauté sans frontières, universelle, d’amour et de paix, au nom d’un Dieu universel digne de l’homme.
    L’islamisme ne vaut pas mieux que le catholicisme, qui n’est pas mieux que le judaïsme. Ils ne valent guère plus que l’athéisme.
    Lorsque je me signe, j’ai envie de dire : au nom de la dissimulation, de la supercherie, et du mensonge, amen.
    Les religieux étaient de tous temps des détracteurs de paix, de prétentieux propagateurs de complexes et d’intolérance, des troubles fêtes et des rabats joies. A l’égal des préstidigateurs, ils nous plongent dans l’illusion. Ils veulent nous faire croire à l’incroyable, qu’il y a un Dieu au nom duquel ils peuvent parler et imposer notre soumission. Ils prétendent que leur dieu nous vois, nous écoute et exhausse nos prières. Des million d’êtres qui l’ont cru et qui l’on prié dans la misère, la souffrance, le supplice, la torture…sont morts dans le désespoir, la résignation et l’abandon. Ils n’ont pas été entendus, ils n’ont pas été sauvés, leurs prières ardentes n’ont pas été exhaussées.
    Ce n’est donc pas Dieu qui peut nous sauver, mais nous mêmes, si nous possédons les moyens. Malheur à celui qui ne possède pas de moyen. Il n’y a que les riches qui en possèdent et qui peuvent se payer le paradis sur terre. A croire que Dieu n’aime que les riches….Sans les religieux, le monde ne se porterait pas plus mal et sans les dieux des hommes, la vie n’aurait pas moins de sens.
    Le malheur, c’est qu’il y a les propagateurs d’idéologies religieuses belliqueuses, revanchistes et assassines, écartant toute notion de tolérance ou de pardon inconditionnel, au nom d’un prophète ou d’un dieu qui ne supporterait même pas une caricature.
    Alors on est en droit de se demander si les hommes ne s’entendraient pas mieux sans l’existence de religions…

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