Pour l’unité à gauche

Comme d'autres blogueurs, je fais tourner cet appel qui demande à une candidature la plus unifiée possible de la gauche pour rassembler largement aux présidentielles. Il y a aussi un autre appel au rassemblement, au PS cette fois, visible chez Collomb et auquel je soucris également.Le temps n'est pas aux marchandages de comptoir, aux postures et aux divisions.

Lettre ouverte d’un électeur à tous ceux qui font de la politique à gauche

Pour faire avancer l’unité à gauche, faites comme nous : copiez, collez et personnalisez cette lettre ouverte, puis envoyez-la vite aux responsables de gauche que vous connaissez. Et faites tourner !

Le Kremlin-Bicêtre, mai 2011
Chers camarades,
Comme disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter l’élection présidentielle de 2012, elle devra aller unie au combat dès le premier tour.
Imaginer que tel ou tel candidat ou candidate évitera la dispersion des voix à gauche entre vos différents partis, provoquera le réflexe d’un vote « utile », est un pari dangereux, une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la volatilité… et la fiabilité.
Enterrer Nicolas Sarkozy trop vite est tout aussi illusoire. C’est un redoutable adversaire en campagne électorale, chacun le sait. C’est un des rares domaines où sa compétence n’a pas encore été mise en doute.

Mais surtout, Marine Le Pen sera vraisemblablement au second tour, nul besoin de sondages pour le craindre.

L’élection présidentielle de 2012 se gagnera donc au premier tour. Autrement dit, celui des deux candidats, de gauche ou de droite, qui aura le plus rassemblé son camp avant le scrutin présidentiel aura de fortes chances de l’emporter, soit parce qu’il sera face à Marine Le Pen, scénario hélas le plus probable, soit parce qu’il aura obtenu un score élevé au premier tour et aura donc créé une dynamique suffisante pour gagner le second.
C’est le bête et implacable raisonnement arithmétique qu’impose notre scrutin majoritaire à deux tours. On peut regretter qu’il en soit ainsi, qu’il ne nous soit plus permis de faire un « choix de coeur » au premier tour. Mais c’est comme ça.

Cette réalité électorale doit conduire les politiques que vous êtes à agir en conséquence, c’est à dire à vous battre pour que ce soit bien le candidat de gauche qui rassemble le plus efficacement son camp dès le premier tour, et non celui de droite, Nicolas Sarkozy.

Inutile d’attendre le dernier moment pour bâcler un marchandage de circonstance, purement politicien, ou le programme et les idées passeront à la trappe. Inutile encore de compter sur un accord entre les deux tours, vite fait bien fait, entre les partis de gauche au cas où ce serait l’un des leurs qui accède au second tour. Dans le premier cas, face à Le Pen, pourquoi le candidat s’embarrasserait-il d’une négociation avec ses amis politiques alors qu’il est pratiquement certain d’être élu ?

Dans le second cas, face à Sarkozy, redoutable candidat, le spectacle de chefs de partis de gauche se rabibochant opportunément après une campagne qui les aura durement opposés sera d’un effet déplorable et ne peut que favoriser le candidat de la droite.

Avez-vous le droit d’envisager cette défaite ? N’avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple, des obligations, dont celle de gagner pour mettre un terme à la politique désastreuse menée par Nicolas Sarkozy ?

Chers camarades, il est temps d’atterrir. D’arrêter d’avancer en ordre dispersé, avec des candidatures tactiques, « providentielles » ou fantaisistes. Bref, il est temps de prendre la mesure de cette nouvelle donne électorale et d’en tirer les conséquences. Dès que possible, vos partis doivent travailler ensemble à une plateforme commune et à la désignation d’un candidat unique pour toute la gauche. Après tout, les primaires ont bien été imaginées pour cela, non ?

Rappelez-vous : n’avaient-elles pas vocation, à l’origine, à sortir des logiques partisanes en s’adressant à tous ceux qui « partagent les valeurs de la gauche », qu’ils soient roses, verts ou rouges ? Imaginez la dimension que prendraient ces primaires si elles mobilisaient tous les partis ! Elles donneraient un autre souffle à la campagne et un autre poids au candidat ainsi désigné. Et avouons-le, elles seraient sûrement prises beaucoup plus au sérieux qu’aujourd’hui.

Pour vous, responsables politiques, ce ne sera pas facile de dépasser les clivages et les rivalités d’appareils, on l’imagine. Certains d’entre vous ne souhaiteront peut-être pas monter dans le train de l’unité. Mais l’enjeu est à la hauteur de l’effort : pour que la gauche remporte ce scrutin présidentiel, l’unité et les concessions qu’elle implique, sont le prix à payer et, soyons plus positifs, le défi à relever.

D’ailleurs pensez-vous sérieusement qu’un programme qui rassemble tous les partis de gauche soit un défi aussi insurmontable ? Nous partageons tous un socle de valeurs communes : écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l’ambition d’une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale.

Chers camarades, quelle tâche plus stimulante qu’un programme unitaire pour ceux qui aiment la politique et veulent changer les choses ! Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Les électeurs le sentent et multiplient les appels dans la presse et sur le Net. Nous sommes à un an de l’échéance, vous avez encore le temps de vous y mettre. N’attendez pas.
Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !

Romain Blachier: Lyonnitude(s) Captainhaka : Le grumeau, Custin d’Astrée : 365 mots, Cycee : bahbycc, Dominique Darcy : dominiquedarcy, Eric Citoyen : Mon Mulhouse, Gaël : De tout et de rien, Jean-Claude : Slovar – Les nouvelles, Jean Renaud Roy : @jr_roy, Juan : SarkoFrance, Jules Praxis : @jules_praxis, Le Coucou : Le coucou de Claviers, Melclalex : A Perdre la raison, MrsClooney : La femme de George (s) , Nicolas : Partageons mon avis, Nicolas : La rénovitude, Nicolas Cadène : Débat socialiste, Rimbus : Rimbus le Blog, Romain Pigenel : Variae, Ronald : Intox2007, Jacques Rosselin : @rosselin, Seb Musset : Les jours et l’ennui de… , Stef : Une autre vie,  Sylvie Stefani : Trublyonne, Valérie de Saint-Do : Microcassandre, Vogelsong : Piratages, Yann Savidan Carnet de notes de…, Zeyesnidzeno : La France a peur

41 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. Bertrand Colin

    Rimbus signataire ? …
    Bon. Une réaction non politicienne et sérieuse.
    Deux questions simplement. Tu ne répondras pas à la seconde, je le devine et le comprends.
    Un rassemblement de la Gauche est il possible entre des candidats de la démondialisation et de la Constituante (Mélenchon Montebourg) et des candidats qui prônent la compétitivité comme on la vit depuis une vingtaine d’année (Hollande, Collomb) ?
    Une synthèse des deux courants est impossible, nous le savons, si ?
    Seconde question de forme et qui peut faire sens, d’après toi, quel candidat de ce compromis impossible ?
    Je pose ces deux questions en avançant la déconfiture électorale du parti socialiste espagnol, qui a mené des politiques économique de compétitivité et d’avantage marginal. Le peuple ne semble pas content. Et nous savons que la mondialisation ne profite pas au plus grand nombre.
    Je me rends compte que j’ai tutoyé. L’affection socialiste, la culture libre de l’internet, pardon.

  2. romain blachier

    Si tu avais un peu de culture militante dans la vraie vie Colin, tu saurais que les socialistes se tutoient toujours 🙂
    1 Tu saurais aussi que sur le terrain dans la vraie vie, la plupart des gens se contrecognent des nuances du PS et que si ces tendances étaient irréconciliables, elles ne gouverneraient pas ensemble des régions, des villes et n’auraient pas gouverné ensemble le pays. Dans la vraie vie.
    2-Je m’en fiche pour l’instant. Tant que le projet est celui de la gauche. Après le PS c’est plus d’un électeur de gauche sur deux.

  3. Bertrand Colin


    J’ai « un peu » de culture militante dans la « vraie vie. »
    Je sais aussi que les gens s’en contre-cognent des nuances si elles sont des motions politiciennes. Ils ne les connaissent pas, je ne suis pas un aficionado non plus. toutes les motions… Mais ils parlent des personnes. Et des programmes. Celui de Mélenchon, je ne voit pas comment il peut intégrer un consensus idéel au premier tour.
    Ils parlent aussi de l’action publique des élus socialistes en responsabilité. Et à l’occasion regrettent des politiques qui se ressemblent avec celle de notre opposition. (Mon côté montegourgeois)
    Et puis dans l’action, je ne suis pas sur que les tendances travaillent en totale harmonie et en consensus complet. Les luttes de pouvoir n’existent-elles pas au sein des majorités socialistes?
    Oh, et comme la lecture n’est pas la même selon le mot, j’ose préciser que mon prénom c’est Bertrand. 🙂
    Amitiés, bien sûr.

  4. @Bertrand Colin : salut… et qu’est-ce qu’il y a d’étonnant à me voir signataire de cet appel ? L’équipe de Montebourg (dont moi) a bien signé l’appel du 21 avril, inspiré par Ferrand.
    ce qui nous rapproche est plus fort que ce qui nous sépare.

  5. Bertrand Colin

    Oh, je suis évidemment pour l’unité et la victoire de la gauche. Juste que je suis un peu aussi pour le débat et la promotion d’un programme populaire. Et que je milite pour un représentant qui s’inspirera plus du chapitre Egalité réelle que du chapitre innovation/compétitivité.
    On se verrait le 13 Juin ?

  6. Enki

    Dans ma vraie vie à moi, les gens voient la différence entre la politique d’austérité menée en Grèce ou en Espagne, et les politiques de rupture qui ont été mises en place en Amérique Latine.
    Dans ma vraie vie à moi, des milliers d’espagnols se mobilisent car ils ne se sentent pas représenté par le Parti Socialiste espagnole dont ils ont le sentiment qu’il les a abandonné.
    Dans ma vraie vie à moi, le président grec et de l’internationale socialiste vient d’enchainer les plans d’austérité.
    Bref dans ma vraie vie à moi, ce qui sépare les 2 orientations à gauche n’est pas de l’ordre de la nuance et est visible pour le plus grand nombre !

  7. romain blachier

    dans ta vraie vie à toi, on dirait que tu ne t’orientes politiquement que vis à vis des autres.
    Dans ta vraie vie à toi à cause de cela ta gauche est dure mais minoritaire.
    Dans ta vraie vie à toi, ta gauche n’attire pas les foules et fait gagner la droite. Ni en Gréce (ou les socialistes sont toujours première force du pays)à ni en Espagne la gauche radicale ne progresse.
    Et crise ou pas, le PS y reste loin devant les autres forces de gauche. Dans la vraie vie.

  8. socdem

    En Espagne, la contestation des socialistes n’a amené qu’à la victoire de la droite et aussi des fachos catalan.
    Jamais l’extrême-gauche ou gauche radicale ou gauche purduramort je sais pas quoi ne se remet en question de son incapacité à attirer largement le peuple ?

  9. Enki

    Je pourrais te demander pourquoi la social-démocratie ne se remet pas en question alors qu’elle a conduit partout la gauche à l’abime.
    Mais la question que vous soulevez tous les deux me semble juste. Pourquoi la gauche radicale progresse peu (car IU a progressé en Espagne mais il n’y a clairement pas de raz de marrée) alors que la social-démocratie s’est vautré dans l’accompagnement du système.
    J’ai la faiblesse de croire que :
    – la social-démocratie porte à ce sujet une lourde responsabilité. En refusant de porter un projet radical, elle a distillé l’idée qu’aucun changement n’est possible et que nous sommes condamné à vivre de plus en plus mal;
    – l’hégémonie du PS est un horizon indépassable pour beaucoup de français : en bref, les gens trouvent que la gauche radicale a raison mais qu’elle ne pourra jamais arriver aux responsabilités.
    Voila le sens de la stratégie du Front de Gauche. Rassembler l’autre gauche pour contester l’hégémonie du PS et proposer un autre chemin. Voila pourquoi nous ne pourrons jamais nous retrouver dans ce type d’appel car il n’est pas à la hauteur des enjeux.
    Sur quelle orientation ferait campagne ce candidat unique ?

  10. P. Sage

    Bonjour Romain,
    J’ai lu attentivement votre « appel ». Alors je ne vais pas faire le tour de tous les blogs concernés. C’est pourquoi, je poste, ici, ma réponse et réflexion quand à cette lettre :
    http://sagephilippe.20minutes-blogs.fr/archive/2011/05/26/le-pays-joyeux-des-blogueurs-de-gauche.html
    A vous de faire passer, si vous le souhaitez, à vos 23 co-signataires, et, si vous le désirez, en débattre ici et sur Refais Le Monde.
    Bonne lecture.

  11. P. Sage

    « Quant à » et non « quand à », bien entendu 🙂

  12. buenaventura diaz

    bonjour
    je vous répond a tous les deux en tant que militant « responsable  » d’un des partis du front de gauche.
    Vous avez voulu nous vendre DSK, avec pour unique argument : « ilestleseulapouvoirfairegagnerlagauche »
    hélas patatras, votre chateau de cartes s’écroule sous les coups de boutoir de votre champion et la maintenant vous entonez le couplet « unissonsnouspournepasperdre »
    et bien désolé , faites vos primaires, proposez un programme de gauche et les vrais primaires se dérouleront au premier tour comme il sied en démocratie.
    Vous ne pouvez plus invoquer un homme providentiel,vous devrez si vous en étes encore capable proposer une alternative et non pas une alternance comme vous l’aviez prévu avec sa « majesté 50000 dollars de loyer »
    l’alliance a gauche au premier comme au deuxiéme tour ne sera plus jamais une histoire de  » discipline républicaine  » mais bel et bien un choix de société.

  13. romain blachier

    Il me semble que cest tout de meme a la gauche qui est la moins populaire,la votre de reflechir.Tu veux dire que l’ensemble des élus du front de gauche qui sont élus dans les villes et les régions avec le ps sur un programme commun trompent leur parti? Parce que c’est actuellement ce qui se passe,avec les mêmes programmes.

  14. romain blachier

    Tu veux dire que le front de gauche n’a pas a proposer de programme ? Étonnante passivité

  15. Ben il faudra bien faire une synthèse a un moment ou a un autre, et les idées comme la 6e république ou la démondialisation sont communes avec nos amis du Front de Gauche. Moi, la seule chose qui m’importe c’est de faire avancer ces idées là.
    Non je ne serai pas au Mont Beuvray, mais je serai à Toulon.

  16. Romain, bonsoir,
    Sans vouloir me méler des affaires de gauche, d’extrême ou autre gauche car à droite c’est aussi le grand merdier comme disait Leprince-Ringuet, en politique comme dans tout autre offre, il y a ce que l’on appelle « le marché politique ».
    Un marché, par définition comprend une diversité de choix.Il faut que l’électeur, comme le consommateur lorsqu’il fait son marché, puisse choisir l’offre qui lui est proposée. S’il n’a pas la possibilité de ce choix, il se détourne vers un autre marché d’où la logique : l’abstention.
    C’est en voulant restreindre l’offre politique à droite qu’à chaque élection locale, elle perd toutes les élections.
    En conclusion, à gauche comme à droite, s’il l’électeur n’a pas le choix de l’offre politique qui est faite, il n’ira pas voter où il ira ailleurs, en l’occurence vers Marine Le pen.
    Pour finir, je vous propose de vous mettre d’accord dans le cas où Dominique de Villepin serait candidat de voter pour lui, dans le cas contraire s’il n’est pas candidat votez virtuellement et gaullistement Claudius Jeandelus de Lugdunum !!!!
    Gaullistement
    Claude JEANDEL

  17. buenaventura

    bien sur que nous proposerons un programme, je voulais dire que « nos programmes  » seront en fait la vraie primaire a gauche lors du premier tour.
    ensuite , les « élécteurs qui nous ont fait confiance » se déterminerons , mais  » être socialiste » ne sera plus jamais considéré comme un gage de confiance .

  18. Denis, ce groupe de blogueurs comporte des gens de toute la gauche.

  19. Pour l’instant tu ne parles guére de programme mais plutot des socialistes qui seraient méchants.
    Quand à à ton « être socialiste ne sera plus jamais un gage de confiance », il est loin d’être nouveau. Déjà en 1978 pour faire perdre la gauche en se la jouant pur de pur, Marchais disait cela des socialistes et de Mitterrand en pleine législative dans un moment resté célèbre à la télévision. Quelques jours après la droite gardait le pouvoir. 33 ans plus tard on dirait que certains n’ont pas changé.
    Heureusement la plupart du peuple de gauche comprend l’unité.

  20. Le temps n’est pas au marchandage ? Il est à quoi, donc ? A s’unir pour accompagner les banquiers à ruiner le pays en compagnie du PS, le parti de la finance et des amis du FMI ? Non merci : qu’ils s’en aillent tous !

  21. Bertrand Colin

    Je te rejoins. Mais cette synthèse ne me semble pas être réalisable avec la droite du PS. Mais je me trompe peut être.
    Si Romain Blachier soutient la synthèse portée par Montebourg, je serai enchanté.
    Mais dans une situation de défiance envers le politique, faire la promesse de l’entrée des citoyen dans la décision (on le fait dans le porte à porte, on leur dit toutes les semaines) et puis appeler à une négociation dans un bureau de hiérarque pour ensuite faire un référendum de confirmation et donc sans enjeux, et donc sans participation. Je doute de l’impact positif.
    Faut pas avoir peur du débat et du peuple.

  22. romain blachier

    Tu veux dire que le temps est au marchandage et que tes amis élus avec le PS sont des traitres ? Zetes compliqués et mercantiles au Front de Gauche ont dirait. Heureusement que la plupart des électeurs de progrès en ont ras le bol de vos querelles de chapelles. Unité.

  23. romain blachier

    Je pense qu’à force de chapelles et de petits calculs, c’est surtout le « peuple » (le vrai pas celui qu’on modéle à ses fantasmes) qui se contrefout des nuances des politiciens qui risque d’avoir peur du PS.

  24. Enki

    Parce que tu as le sentiment que le Parti Socialiste est aujourd’hui populaire ? Sarkozy est détesté comme ne l’a jamais été un président, et la majorité des citoyens pensent que la gauche (donc le PS pour le plus grand nombre) ne ferai pas mieux. Le PS est en tête aux cantonales mais tous les gens que tu croises te disent que c’était un vote de dépit, et non un vote d’adhésion. Quelle arrogance : on fonce dans le mur, on ferme les yeux et on accèlère. Mais ouvrez les yeux !
    Donc la réflexion, c’est pour tous le monde : comment mobiliser l’électorat populaire ! ça ne se fera qu’en faisant de la politique, en proposant des solutions concrètes aux problèmes que rencontre les gens, pas en se rangeant tous derrière la bannière la plus tiède sous la menace de l’épouvantail Marine Le Pen.
    Pour le reste, il n’y a pas d’élus Front de Gauche dans les villes car le Front de Gauche a été crée après les municipales. Les élus qui sont aujourd’hui dans un des partis du Front de Gauche ont donc élus sur des programmes, communs ou non avec le PS mais pas sur un programme du Front de Gauche.
    Il y’en a aux régionales et en regardant de plus près, tu pourrais remarquer qu’ils ont des groupes autonomes et participent ou non aux exécutifs en fonction des compromis qui ont pu être effectuées sur les programme lors des fusions des listes. Bref, ils gardent leur indépendance, font la différence entre la gauche et la droite, mais défendent aussi des orientations plus radicales sans trahir qui que ce soit.

  25. C’est amusant de voir les strauss-kahniens, cad. le courant du PS le plus éloigné du centre de gravité de la gauche, celui qui a divisé le plus la gauche (et qui l’aurait fait perdre à coup sûr si DSK avait été désigné candidat), critiquer le rassemblement de la gauche de transformation sociale et écologique, celle qui n’a renoncé ni à la gauche ni au rassemblement…
    Unité, Romain ?
    Chiche ! Si tu crois le PS capable de rassembler toute la gauche, je te défie d’organiser un débat public et enregistré en vidéo à Lyon avec les trois composantes de la gauche républicaine (PS, EELV, FDG) – je t’ai déjà proposé plusieurs fois cette idée, et je suis volontaire pour venir représenter le PG -, qui viendront expliquer leur rapport au parti qui de manière incompréhensible se dit encore « socialiste », alors qu’il est au mieux social-démocrate (tu t’assumes comme tel, Romain, et je t’en sais gré), ou plus exactement démocrate tout court : programme résolument centriste, consacré à l’accompagnement du néolibéralisme, et qui ne remet en cause d’aucune manière le système financier actuel et le traité de Lisbonne (ce qui rend impossible la mise en place de plusieurs mesures « de gauche » proposées).
    Si le PS conserve encore pour quelques temps le leadership de la gauche, c’est parce que l’écrasante majorité des catégories populaires ne va plus voter – ces votes faisant défaut à l’Autre Gauche (opposée au social-libéralisme). Mais dès que le peuple a le choix entre les deux gauches, le PS perd de sa superbe et de son arrogance : comme aux dernières cantonales, avec les deux seconds tours à Villeurbanne-centre et Lyon-Croix Rousse, avec à chaque fois un face à face PS-EELV et une défaite du PS.

  26. romain blachier

    Eric B: Cet appel est signé par des blogueurs de toute la gauche. Y compris de tes amis du Parti de Gauche, qui contrairement à ce que montrent les commentaires ici, ne sont pas tous sectaires.
    Concernant le PS veux dire que tes amis du Front de Gauche a Villeurbanne sont des traitres qui collaborent avec des méchants socialistes ?
    Pour le reste, tu veux que j’organise une séance de thérapie publique pour que le Front de Gauche et Europe Ecologie définissent leur rapport aux idées et à la politique uniquement en se positionnant face aux PS et non par rapport aux grands problèmes du monde ? Désolé ce n’est pas ma conception de la politique que celle de se regarder entre nombrils d’appareils.
    Je préfère faire de la politique pour changer les choses et améliorer le sort des gens que de trainer dans le débat d’appareil. Cela nous sépare peut-être. Je pense que la plupart des électeurs de gauche sont dans mon cas ceci dit. Bonne journée.

  27. Je trouve en effet que le PS est infiniment plus populaire que le Front de Gauche. Remettez-vous en question les gars.
    Quand aux élus communistes ou du parti de gauche, ils participent bel et bien en général aux majorités de gauche….après c’est à vous d’en débattre de ce positionnement mais c’est ne faire que de la guerre de chapelle qui amène à la désaffection des électeurs à votre égard.
    Bonne journée.

  28. socdem

    marrant tous ces petits bureaucrates aigris du front de gauche, qui a rebours du besoin d’unité, viennent ici commenter pour dire « on vendra cher nos voix pour que vous nous donniez des places ».

  29. Florian

    @Socdem:
    Le Front de Gauche n’a jamais été dans une optique de place. Le PC a pu l’être pendant un moment oui avant le FDG.
    Par contre il y’a dans vos discours un truc que je comprends pas. Vous reprochez au FdG d’être parfois dans les exécutifs (de monnayer les places) et d’un autre côté vous demandez l’unité.
    Soyez clairs… Soit ça vous emmerde d’être associé au Front de Gauche, chose que je comprendrais tout à fait pour des militants sociaux dem (perso que le PC soit dans l’exécutif de Collomb ne m’emballe pas du tout), soit vous avez réellement envie d’une unité et dans ce cas là réfléchissons si c’est possible.
    Le FdG a toujours revendiqué son choix d’essayer autant que possible de participer aux exécutifs et d’être de fait un parti de gouvernement. C’est un choix qui est risqué et compliqué parfois car ça demande des compromis et ça nous place parfois dans des situations inconfortable.
    Mais il ne faut pas nier les différences programmatiques de fond qui existent.
    Par contre il existe des valeurs commune, il existe des terrains nombreux où l’on peut s’entendre, et on est bien d’accord qu’entre le PS et l’UMP j’ai très vite fait mon choix.
    Mais que ce soit l’aile socdem du PS qui demande l’unité est un peu décalé je trouve (et arretez avec les arguments « des blogueurs ont signé », n’importe qui peut signer, un blog est individuel et ne vaut que pour son auteur.)
    Bref je suis vraiment déçu de voir que le PS ne prend pas plus en compte les mouvements à sa gauche et chez les écolo.
    Beaucoup de gens étaient prêt à voter pour les primaires, y renoncer ou en faire une mascarade serait un gachis énorme. Cela montrerait tout simplement aux yeux du public lambda que la gauche, et le PS particulièrement, à peu de la vox populi qui ne choisirait pas le bon champion…

  30. Bertrand Colin

    Que cela soit dit, assuré et su. Je ne suis pas un homme d’appareil. Je suis militant pour un programme que j’ai lu et que j’ai décidé de soutenir. Pas un homme.
    Je me suis engagé en politique pour le peuple que je ne mystifie pas parce que je le fréquente et que j’en suis.
    Je me suis engagé en politique pour que les enfants de mes amis n’aient pas à vivre, comme mon père, un travail aliénant, précarisé et qui casse physiquement et intellectuellement, les hommes qui vont y chercher leur pain.
    Je me suis engagé en politique pour que ces enfants ne deviennent pas comme mon frère un agent de sécurité qui travaille de nuit et dors le jour, qui doit courir après les heures de travail ; qui surveille des hangars parce que telle institution publique ne veut pas que des sdf y séjournent plus de deux jours n’ayant pas le droit de les exclure ensuite ; qui surveille la porte d’une maison dans une soirée de riches qui reçoivent un lot de bijoux à contempler.
    Je ne suis pas un homme d’appareil et je n’en serai pas. Je serai un citoyen qui va dire aux électeurs que la gauche et la droite c’est pas pareil, que le socialisme d’accompagnement du capitalisme est différent du socialisme populaire. Et qu’il vaut voter pour ce dernier.
    Ce n’est pas une question de chapelle je m’en contrefout royalement aussi. Les électeurs n’ont pas peur du PS quand il vont voir le FN. Ils en sont déçus.
    Et je ne suis pas sûr, que le socialisme là où il s’exerce, par exemple ici à Lyon, soit analogue au collectivisme décentralisé de Jaurès. Y a de la poussière là-dessus.
    Il est peut être temps de ressortir les vielles marmites pour que la mayonnaise prenne en 2012. (pardonne le jeu de mots assez moyen…)
    Bien à toi.

  31. romain blachier

    conseils d’un socialiste à un autre: fais plus de terrain. La politique ce n’est pas que dire du mal des autres socialos sur les forums de Lyon Cap ou sur les blogs, c’est partir de la réalité pour aller à l’idéal pour paraphraser Jaurès que tu évoquais.
    Et prête attention à ceux qui ne sont pas dans la politique mais qui vivent la ville, une ville qui a la base etait trés a droite quand j’ai commencé à militer, et le pays. Parler de trucs de Jaurès et de machin bidules de façon abstraite qui seraient plus mieux que la politique de Lyon, ça n’a pas d’intérèt. Si, ça réjouit la droite. Mieux vaut un débat sur les politiques concrétes que le catéchisme anonné. Pour le reste n’oublie pas que devant la droite et le reste,au-delà des postures et des virgules, nous sommes d’abord tous socialistes et qu’il fait debattre mais aussi se serrer les coudes, y compris par exemple en arrêtant de reprendre les arguments de l’UMP pour taper publiquement sur un autre socialo parce qu’il a pas signé le même texte que toi.
    En gardant ces choses en tête on fait de grandes choses et avancer pour une sociétè plus juste.

  32. romain blachier

    Pourtant un de tes potes du front de gauche a dit que c’était le temps de marchandages….comme à chaque municipale???
    En quoi cet appel,signé par des blogs divers,serait plus socdem qu’autre chose? Tu veux dire qu’un blog socdem vaut plus qu’un blog d’un type plus radical ? Et pourquoi se situer uniquement dans la différenciation avec le PS alors que nos concitoyens ont besoin d’une société moins dure ? Cette volonté de faire du politicien, c’est justement ce que le peuple de gauche rejette. Tant que le FG n’aura pas compris cela, vous serez toujours aussi minoritaires.
    après si tu veux que le PS prenne en compte les partis plus jacobins et moins européens que lui (le PCF et le PG) c’est possible. Venez participer aux primaires avec vos candidats, venez apporter vos propositions au pot commun. C’est tout le sens de cet appel. Vous serez les bienvenus.

  33. Bertrand Colin

    Bon je suis un peu déçu de ta réaction.
    L’accusation de la vrai vie et du terrain ça passe une fois en rhétorique mais ça ne tient pas longtemps.
    Je ne critique pas les socialistes mais des politiques mises en oeuvre. comme je le peux. On a pas le droit? Faut se serrer les coudes ? mais jusqu’à où? Guérini, on sert les rangs? Les dérapages de Frèche, On sert les rangs?
    Une politique métropolitaine concentrationnaire, On sert les rangs?
    Et puis si les mots font sens, le collectivisme décentralisé n’est pas un truc, un machinbidul. C’est la collectivisation des objectifs de production, une banque municipale qui impose l’intérêt général dans le développement économique. On a droit de le promouvoir?
    Je ne reprends pas les arguments de l’UMP pour taper sur Collomb… 🙂 m’enfin!…
    Dis moi que la concurrence entre les métropoles mondiales est un projet politique vertueux et débattons-en.
    Et si je me trompe ici ou là, et bien interviens et explique moi. Je serai juste satisfait de comprendre mieux.
    On actera cependant que le socialisme dskiste prend en compte que Lyon est de droite et qu’il fait des politiques en fonction. Bon, tout le monde le dit… 🙂

  34. Florian

    Pour les prochaines municipales, on verra ce qu’il va se passer, mais je doute que EELV et le FDG soit dès le 1er tour avec le PS… Et là ça risque d’être compliquer.
    Encore une fois, nous accuser de marchandage alors que c’est grâce à l’union de la gauche dont le PC que Collomb a réussi à accéder à la mairie je trouve ça assez déplacé.
    Sinon si l’appel est « marqué » socdem c’est quand même qu’il est soutenu (en tout cas dans l’idée) par Collomb. Donc bon c’est pas comme si c’était un blogueur. J’attend de voir une personnalité représentative du FG le soutenir…
    Et encore une fois, ce n’est pas une volonté politicienne de se démarquer, il y’a des différences fondamentales de programme, un candidat commun ne serait pas crédible. Cela n’empêche pas de pouvoir se réunir pour battre la droite. Le Front de Gauche construit son programme, comme le PS, je vois pas pourquoi il y’aurait forcément obligation de s’entendre la dessus.
    Ou alors forcément si on est de gauche mais qu’on veut un programme différent du PS on fait forcément de la politique politicienne?
    Et perso ça ne me dérange pas d’être minoritaire pour le moment, je milite justement dans le but qu’on ne le soit plus, je participe à un mouvement auquel je crois. Et petit à petit on avance, je pense qu’on a gagné en crédibilité contrairement à ce que tu penses.

  35. En quoi l’appel est-il soutenu par Collomb ? Relis mon billet, il a lancé un autre appel.
    Après si le Front de Gauche veut se présenter séparé à Lyon pourquoi pas. Même à ce moment là qu’il prenne même l’engagement de ne pas fusionner au second tour. Sinon ce serait encore un calcul politicien.
    Chiche ? Je crois pas. C’est justement le probléme, trop de marchandage. Moi je préfère un truc clair où on est d’accord dés le départ, où l’on met tout dans le pot commun comme cela est proposé ici ici. Mais on ne se convaincra pas. A bientôt m’sieur.

  36. EJe ne vois pas en quoi cela ne passerait pas. Je sais que cela peut être gonflant mais la politique c’est surtout des choix et des ACTES.
    Et zut arrête de repartir sur des choses absconces sur un billet où ce n’est pas le sujet. C’est même tellement hors sujet que tu ne serais pas un camarade en apprentissage, je l’aurais viré.
    Le débat théorique m’intéresse à mort aussi mais pense à un truc, la politique ce n’est pas des parlotes sur internet et donner des leçons derrière un écran, c’est surtout de l’action. Tu verras plus on voit des vrais gens, plus on se retrouve à penser à des vraies choses, moins à faire du verbiage, moins à regarder des virgules dans des textes.
    Plus on se retrouve à combattre l’injustice et sa représentation politique, la droite et l’extrême-droite, moins on tape sur sa propre équipe. Il y a débattre et il y a partir dans l’auto-destruction. Il y a refuser la dérive et il y a jouer les supplétifs de la droite. Il est possible de faire l’un sans faire l’autre. Il y a pousser ses idées et il y a deesservir son camp par son comportement et ses discours.
    Réfléchis-y.
    Et bonne soirée. Amitiés socialistes

  37. @Romain
    « Et pourquoi se situer uniquement dans la différenciation avec le PS alors que nos concitoyens ont besoin d’une société moins dure ? Cette volonté de faire du politicien, c’est justement ce que le peuple de gauche rejette. »
    Cette société « dure », qui l’a mise en place, qui a ouvert les vannes des marchés financiers, de l’Europe libérale et de la mondialisation incontrôlée ? De Strauss-Kahn 1 ministre des finances (convertissant Jospin aux cadeaux fiscaux à la finance) à Delors président de la Commission européenne, de Tony Blair aux lois Harz de Schröder en Allemagne, de Strauss-Kahn 2 en directeur du FMI à Papandreou et Zapatero… La social-démocratie est depuis les années 80 le meilleur élève du néolibéralisme, le plus dynamique, le plus zelé ! (35 heures comprises : l’arme absolue pour la flexibilité et la modération salariale).
    Je reviens donc à mon idée de départ : le qualificatif de « socialiste » ou « de gauche » concernant le PS est une imposture (« humaniste », « progressiste » si l’on veut, mais pas de gauche) ; par conséquent « le peuple de gauche » n’est pas concerné par son programme, ni ses primaires ni ses combats de chefs. Il ne vote plus (ou vote FN) car il a été abandonné par la gauche « raisonnable », « gestionnaire », bien-pensante…
    Je suis persuadé que la vie politique va se recomposer dans les années à venir en quatre pôles : un pôle d’extrême droite ; la droite dure ; un centre large (au sens large, de Borloo au PS et à l’aile droite d’EELV : c’est du pareil au même en réalité) ; et la gauche, la gauche tout court j’entends, celle qui annonce clairement une transformation sociale et écologique (donc union du FDG et de l’aile gauche d’EELV, en gros Les Verts, peut-être pas au niveau national mais au niveau local, sûrement, dans de nombreuses collectivités locales) (je mets de côté l’extrême-gauche sectaire et stérile, qui ne participe pas, ou de très loin, au jeu électoral républicain)
    Ainsi, l’enjeu pour le FDG n’est pas de battre le PS tout seul, mais de s’élargir pour battre avant tout le FN, et faire jeu égal avec le PS pour proposer un vrai choix aux électeurs.

  38. Bertrand Colin

    Merci de la tolérance à mon égard.
    Merci de l’amitié en dépit de l’apparente leçon derrière l’écran. C’en est pas, juste du débat.
    Je ne retirerai pas grand chose de mes écrits. Mais on s’accordera sur la nécessité du choix et des actes, des Actes.
    Et promis, je vais poursuivre le terrain. Et dès que je pourrai choisir et agir, ce sera un honneur de servir.
    Bien à toi.

  39. J’ai dit une majorité.

  40. romain blachier

    Eric, j’en reviens à la même chose: non le PG ne représente pas le peuple de gauche. C’est un parti très minoritaire qui est massivement délaissé. Qu’il ai des orientations c’est son droit mais ton discours me montre qu’au lieu de prendre les problèmes des gens, il se situe juste dans « le PS c’est pas bien ». Qu’il joue les idiots utiles de la droite ou qu’il se marchande c’est juste dommage. Voila.

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