Pour une gauche vraiment européenne

Je n'aime pas copier coller des textes sur ce blog mais je tenais absolument à vous faire partager cet appel porté notamment par Diego et que vous pouvez signer ici. Promis je refais bientôt un billet à moi quand j'aurais une seconde



Pour une gauche vraiment européenne !

Les crises récentes,
économiques, financières, géopolitiques, énergétiques,
environnementales sont autant d'appels à l'Europe. L'agrégation des
réponses nationales, même coordonnées, ne suffira pas face aux effets
d'un capitalisme dérégulé et d'un monde belliqueux.

Chaque jour les
conditions de vie et la sécurité des Européens se dégradent. Les
initiatives européennes sont devenues trop timides et ne relèvent plus
guère que de la basse négociation intergouvernementale.
Il manque une
vision, une politique d'ensemble et d'avenir, telle celle qui a permis
le développement des régions les plus pauvres, telle celle aussi qui a
fait l'euro dont il faut rappeler le rôle de bouclier face à la tempête
monétaire. Mais pourquoi nous sommes-nous arrêtés là ?

Les partis
conservateurs gouvernent dans la très grande majorité des Etats de
l'Union européenne. Au Parlement européen, la droite est majoritaire
depuis 2004.
Pour quels résultats ? L'Europe chargée de protéger,
d'appliquer la justice sociale et d'anticiper la croissance durable et
solidaire patine. La droite européenne s'est bien gardée de promouvoir
une Europe sociale, juste et moderne, pourtant indispensable et
souhaitée par les citoyens.

L'impératif d'une
Europe politique et sociale est dorénavant encore plus évident, mais
soyons sincères, seule une gauche vraiment européenne, unie et
cohérente autour de grands projets concrets et d'avenir, est en mesure
de construire une telle Europe. C'est cette gauche vraiment européenne
qu'attendent des millions de citoyens de l'UE.

Les élections
européennes de 2009 doivent être enfin l'occasion de répondre à cette
attente. La gauche européenne ne doit pas manquer ce rendez-vous, mieux
encore elle doit dire clairement que c'est là l'occasion de relancer
une dynamique européenne de progrès arrêtée par le double mouvement
conservateur d'une droite libérale exégète du marché dérégulé et d'une
gauche radicale préférant l'intérêt national égoïste à l'Europe.

Le 1er décembre
dernier, le Parti socialiste européen adoptait un Manifesto qui fixe le
programme politique d'une gauche vraiment européenne.
Le Manifesto,
ambitieux et réformiste, fait espérer une Europe force de progrès et de
stabilité, celle que nous entendons porter pendant la campagne de 2009,
avec tous les partenaires européens qui ont fait ce choix humaniste et
solidaire.

Ils ne doivent pas
être les seuls. Les militants des organisations pro-européennes, ceux
de Sauvons l'Europe,
doivent aussi participer à ce mouvement, appelé à
dépasser les frontières. Les élections européennes, trop souvent les
annexes opportunistes des élections nationales, méritent une véritable
campagne électorale trans-européenne.

Toutefois, remporter
les élections européennes ne suffira pas. Comment imaginer que le PSE
et ses alliés ne présentent aucun candidat à la Présidence de la
Commission européenne ? C'est pourtant une nécessité politique pour
être crédible auprès des citoyens et montrer que les institutions
européennes ne fonctionneront plus désormais sans clivage assumé,
appuyé sur un débat politique de fond.

À l'heure où le monde
connaît une crise globale, l'internationalisme qui nous rassemble est
plus que jamais d'actualité. Ne nous laissons pas emporter par les
tentations au protectionnisme et au repli souverainiste.


La construction
européenne ne sera crédible en Europe qu'à la condition de démontrer
très concrètement aux citoyens que leur existence est meilleure avec
l'Europe que sans, mais cela doit se voir.

Donnons-nous les
moyens d'apporter plus d'Europe dans le quotidien des citoyens : pour
2009, dépassons la nation et faisons campagne dans l'Europe, pour
l'Europe, celle que nous voulons, celle que nous ferons !

3 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. Diego

    Romain, merci d’avoir relayé l’appel !
    Amitiés,
    Diego

  2. Romain, bonjour,
    Oh, certes l’Europe est dirigée à droite par les néo-libéraux et même davantage encore à la Commission.
    Cependant, peux-tu m’expliquer la réelle différence entre DSK, Lamy et Sarkozy d’une part et celle entre José Socrates et se coupe-sombres du serice public et José Manuel Barroso d’autre part.
    Par ailleurs, Walter Veltroni qui a su si brillamment perdre la Sardaigne, en face d’un Berlusconi triomphant, a t-il signé ce « manifesto »?
    En effet, si d’un coté la droite a ses euro-bétats du marché, et la gauche ses socialistes européens euro-béats d’une Europe sociale qui viendrait comme par miracle corriger, à la marge, les disfonctionnements du capitalisme financier, il est fort à parier que le 7 juin 2009 ressemble au 29 mai 2005.
    Bien à toi
    Christine H

  3. Il y a une vraie différence entre toi et moi Christine, au-delà de la droite dans laquelle tu te situes et du centre-gauche qui est mien, c’est l’Europe.
    Moi je pense que face à un marché mondialisé, l’Europe est l’échelon de régulation et de possibilité de justice sociale, ce qui est une vraie différence avec la droite non europhobe, qui heureusement existe. Mais bien plus:en termes nationaux, je souhaite que ce soit le référent, qu’on se sente européen comme on se sent étroitement français ou polonais aujourd’hui et français ou polonais demain en tant que membre d’une région d’Europe comme on se sent par exemple provençal aujourd’hui. Moi je me sent européen, français et lyonnais.

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