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L’Arabe du coin

Arabeducoin Quittons un peu le congrés du PS (quoi que je viens de trouver un article intéressant-et qui a le mérite de plus de mentionner votre serviteur- de Mediapart sur le sujet à Lyon) pour évoquer une figure bien connue des habitants de la Guillotière (le genre est hélas plus rare à Gerland) à savoir "l'arabe du coin".Figure bien connue des allergiques au supermarché, des noctambules, des imprévoyants qui viennent y chercher l'ingrédient de derniére minute pour leur recette,des bordéliques au frigo éternellement vide, des fêtards qui viennent y prendre la bouteille à amener chez des amis, des gros buveurs qui viennent refaire le stock une fois les biéres terminées à minuit, des travailleurs finissant tard et des capricieux et capricieuses à envies subites, l"épicier est ici célébré par un ouvrage fort sympathique délivré par les éditions Dilecta.

Ecrit et photographié par Alexis Roux de Bézieux (oui il est de sa famille) et Thomas Henriot,préfacé par Éric-Emmanuel Schmitt, l'ouvrage alterne de nombreuses et belles photos et des témoignages, souvent surprenants d'épiciers.Tous ne sont pas arabes à proprement parler, la plupart sont kabyles et certains haitiens, d'autres encore sont des gaulois de gaule…mais de nos jours, l'épicier du coin se nomme plus souvent Abdel que Robert.A noter d'ailleurs que quelques décennies en arriére, c'était l'italien la figure des petites surfaces, des boites de conserve et des bonbons à l"unité.Témoin cette scéne des Tontons Flingueurs où "Oncle" Fernand s'invite chez sa niéce Patricia partie avec son Jean et où ce dernier va chercher du vin chez "l'Italien en bas".

Le mélange de ces personnalités atypiques,  des cultures, de ces lieux du quotidien où se brassent les populations du quartier donne un ouvrage chatoyant.On y croise même une icone du 7e art, la fameuse épicerie d'Amélie Poulain où l'on voit évoluer Djamel Debbouze.De cet ouvrage d'où montent l'odeur des épices, des friandises et des longues journées, se dégage un mélange de l'humanité propre à ceux qui font profession du commerce de marchandises mais aussi de contact avec l'autre, dans la chaleur de la vie.

L’Arabe du coin, d’Alexis Roux de Bézieux et Thomas Henriot. Préface d’Éric-Emmanuel Schmitt. Editions Dilecta, avec le soutien de l’Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l’Egalité des Chances. 18 euros.Possibilité de le commander ici.

4 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.


  1. jerome manin

    Pour une fois lorsque Romain écrit 7ème Art, il s’agit du cinéma et non à un lettre près sur le clavier : le 7ème Arr.
    On a peu encore d’étude sur ces lapsus des doigts… Le livre a donné lieu à de longue diatribe sur le blog d’Erick, il peut être passionnant d’en voir l’équivalent sur un blog ancré à gauche (je fais des progrès je n’ai pas parlé de coté obscur 🙂 )

  2. L’Arabe du coin ne vend pas encore de livres!
    Obligé de passer par internet!
    Un jour, peut-être…lol

  3. HD

    La petit épicerie, c’est la proximité, on tisse des liens, ça donne l’impression (l’illusion ?) de bien connaître son quartier..
    Je me plongerai volontiers dans le bouquin.

  4. Antoine

    Euh Romain, faut réviser tes classiques mon grand.
    Dans les Tontons, l’ami de Patricia interprété par un Claude Rich sous amphétamines (en tout cas il en donne bien l’impression) s’apppelle Antoine. Jean, c’est le majordome.
    « Patricia, mon petit… je ne voudrais pas te paraître vieux jeu ni encore moins grossier, l’homme de la pampa, parfois rude reste toujours courtois, mais la vérité m’oblige à te le dire : ton Antoine commence à me les briser menu !  »
    (http://dpallois.club.fr/les_tontons.html)

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