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Manuel de survie à un diner avec un réac: mon édito sur Lyon Mag

logo-lyonmagLe réac ? Un être multiple. Qui se recrute à l’extrême droite. Dans une partie majoritaire mais non hégémonique, de la droite. Chez quelques perdus de gauche. Chez un nombre grandissant de gens d’extrême gauche.

Le réac, c’est votre cousin élu UMP de Caluire qui éructe au Grand Lyon qu’il est bien et que tous les autres pas comme lui sont méchants, de l’intermittent du spectacle à l’homosexuel qui veut se marier, en passant par le type qui ne travaille pas dans le même secteur que lui. Le réac c’est le militant d’extrême-droite, quelque soit sa nuance, qui passe ses journées sur Lyon Mag à expliquer sous 15000 pseudos différents que lui seul sait que nous sommes en guerre civile et qu’on nous cache tout. Le réac, c’est le  Dieudonniste croisé au bistrot,  qui voit l’emprise de complots partout.  Le réac, c’est le type qui enferme sa médiocrité dans la haine fascinée et répétitive de celui qui diffère de lui.

Le réac étant dominant idéologiquement, malgré le fait qu’il se prend pour un rebelle au système, il peut arriver statistiquement que suite à une méprise ou à un hasard, vous soyez obligé de dîner à la même table que l’un des personnages de ce joyeux ensemble, quelle que soit sa nuance. Voici, sans être obligé de vous passer un sweat-shirt de la Manif pour tous, le moyen de passer un repas sans dommage.

La suite et l’édito ‘Manuel de survie à un diner avec un réac’ est à lire dans son intégralité sur Lyon Mag

13 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. Nicolas

    Je n’ai pas lu la suite mais ce que tu présentes ici me parait faux.

    Quand tu étais adjoint au commerce, tu défendais le commerce local. Je fais pareil dans mon blog pour Loudéac. C’est aussi être réac ! S’opposer à une évolution de la société qui voudrait que les gens fassent leurs courses par internet ou dans des hypermarchés de banlieue.

    Je viens de faire un billet contre l’apprentissage de la programmation à l’école. C’est réac.

    Pendant des années, nous avons lutté contre des réformes de Nicolas Sarkozy qu’il présentait au nom de la modernité. C’était réac.

    Utiliser le mot réac dans tous les sens est dangereux. Tout comme utiliser le mot libéral. On le voit, tous les deux, en tant que libéraux de gauche. Pour ma part, j’en ai marre de voir les copains de gauche utilisant leur smartphone pour engueuler les autres en les traitant de libéral. Hé bien, pour réac, c’est pareil. Les mots ont un sens.

    C’est ainsi que je suis copain et souvent très d’accord avec Didier Goux, réac revendiqué, tout comme d’autres, même si nous sommes en totale opposition sur certains points. Et c’est pareil avec Suzanne, authentique réac de gauche mais pas du tout d’extrême gauche.

    Mon avant dernier est contre le label « fait maison ». Il est réac. C’est quoi cette histoire de faire un label pour savoir si mange bien ? Certains présentent ça pour du progrès, l’opposé de la réaction, mais en quoi est-ce un progrès de dire aux gens ce qui est bon, les empêchant de réfléchir par eux-mêmes.

    Enfin, la plupart des vrais reacs revendiqués sont des libéraux. Comme toi et moi. Alors que les électeurs reacs ne le sont pas (ils se foutent de ces conneries).

    Voilà. Je me demande si tu ne confonds pas réac et vieux con, ce qui, somme toute, n’est pas incompatible. Mais tu as fait un billet décrivant un vieux con de droite. Pas un réac.

    • Romain Blachier

      Nicolas:as tu lu tout l’article et pas seulement cet extrait?

  2. Nicolas

    Dans ma première phrase, je dis que je n’ai lu que cet extrait. Je vais lire le reste.

  3. Nicolas

    J’ai lu. Et je maintiens. Tu confonds le gros con de droite avec le réac.il y a eu une cassure… En 1981, disons… Dans le Centre Bretagne, on avait les cocos et les cathos. Les cocos traitaient les cathos de reacs « car » la description que tu en fais était bonne. Plus maintenant. Le progressiste (l’opposé au réac par définition) revendique des conneries. Et il en devient plus réac que réac. Par exemple, au moment du mariage pour tous, tu avais les progressistes revendiqués qui défendaient une institution obsolète : la mariage. Ils ont été effroyablement reacs.

    J’ai lu. Trop de caricature tue le truc.

    • romain blachier

      Point du tout, une lecture attentive t’aurais montré que mon réac décrit n’est pas forcèment de droite: par exemple y’en a pas mal au pg

  4. Suzanne

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    C’est un billet qui ne vous ressemble pas. Hâtif, bâclé…

    Le fait est qu’il est difficile de définir « le réac », en tout cas je ne m’y risquerais pas.
    Si l’on en croit Wikipedia; « La pensée réactionnaire rejette un présent perçu comme « décadent » et prône un retour vers un passé idéalisé, voire considéré comme fictif par leurs opposants. Le terme serait apparu au cours de la Révolution française de 1789, pour qualifier le mouvement s’opposant aux changements initiés par les révolutionnaires, et voulant revenir à l’Ancien Régime. »
    Je ne suis même pas d’accord avec Nicolas qui me qualifie d' »authentique réac de gauche », mais pourquoi pas. Quand je fais les tests qui paraissent sur le Net « situez vous sur l’échiquier politique », je tombe dans la mouvance chevènementiste, qui me parait assez correspondre avec ce que pourrait être un authentique réac de gauche.
    On peut se demander ce qu’est le progrès.
    Personnellement, je voudrais que beaucoup de choses changent, mais je ne voudrais pas revenir en arrière. Je suis donc progressiste ? Oui, mais je regrette certains aspects du passé. Suis-je réactionnaire, conservatrice pour conserver ce qui peut être sauvé, nostalgique, ou simplement vieillissante ?
    Si l’on parle de l’école, par exemple, je suis rejoins la plupart des réacs de droite et de gauche sur beaucoup de sujet. Il se trouve qu’une grande majorité de professeurs sont singulièrement réacs, aussi. Pourtant, ils sont de gauche. Sont-ce des « perdus de gauche » ? Encore une fois, qu’est-ce que la gauche, alors ?
    J’aurais également des idées sur la prison et la justice pour les mineurs qui sont à l’opposé des idées de droite et plus loin, ou différentes des idées de gauche, sans invoquer le manque de moyens et sans tomber dans le « yaka ».
    Les idées « progressistes » concernant la GPA me semblent atrocément réactionnaires, en contradiction formelle avec tout le travail lent et difficile concernant la protection de l’enfance, depuis des siècles et surtout les six dernières décennies. Je me retrouve donc en intersection d’idées avec les religieux les plus extrémistes qui soient. Mais où est la gauche qui a lutté contre l’esclavage et le travail des enfants, cette gauche qui considère aujourd’hui comme progressiste le droit d’acheter et de vendre des humains ? Là, encore, peut-être ? http://www.franceinfo.fr/emission/un-monde-d-idees/2013-2014/sylviane-agacinski-la-gpa-est-une-demission-de-la-pensee-02-26-2014-11-40 (pardon, mais je n’arrive pas à insérer le lien comme d’habitude ) C’est encore ma gauche, mais pour combien de temps ? Qu’est-ce que c’est que cette gauche qui tolère de voire des petites filles voilées dans les rues de notre pays ?
    Je pourrais continuer longtemps comme ça.

    • romain blachier

      alors vous n’avez pas vraiment lu mon billet: il ne restreint pas à un camp politique la réaction.

    • romain blachier

      Et pour vous répondre sur le fond:
      1-oui on peut être réac sur certains sujets et pas sur d’autres. Mais beaucoup d’individus sont capables d’être réacs sur tout.
      2-sur les petites filles voilées, vous voyez bien que vous aussi les réacs vous agacent. Aux dernières nouvelles les progressistes ne sont pas de grands pratiquants de signes religieux dans l’espace public.
      3-Un billet n’est pas baclé parce que vous (qui avez une certaine tendance à être réac et de gauche) êtes en désaccord.

  5. Suzanne

    euh, c’est bizarre les petits signes au début de mon commentaire. Avouez que vous avez un bouclier anti-réacs.

  6. Toutatis

    A priori diviser les gens entre « réacs » et « non-réacs » est la preuve d’une grande indigence intellectuelle. La bonne attitude en face d’un telle personne seraait donc de parler lentement, de ne pas employer de mots trop compliqués, et surtout d’être indulgent.

    • romain blachier

      A priori ce serait bien d’argumenter sur l’indigence du clivage…

  7. Toutatis

    C’est vrai que ça mérite une explication. Disons que dans le passé (il y a 40 ou 50 ans) le terme « réac » avait un sens, venant de gens qui avaient une vision précise de l’évolution qu’il voulaient que la société prenne. Pour la majorité de la gauche à l’époque on allait vers le socialisme (le vrai, au sens marxiste, je ne parle pas du PS), et le terme réactionnaire était utilisé pour désigner ceux qui s’opposaient à la marche vers cet avenir radieux. A l’époque même Le Monde était marxiste-léniniste (difficile à imaginer pour les lecteurs actuels de ce journal).
    Aujourd’hui on est plutot dans le flou, au point que certains distinguent entre une vraie gauche et une fausse gauche. Le projet de société est mort, ou du moins écartelé entre des tendances radicalement opposées (pour ou contre la finance par exemple). L’accusation de « réac » n’est donc plus qu’une parodie de ce que font les petits enfants (toi t’es méchant !). On fabrique ainsi à peu de frais un camp du bien et un axe du mal.

    • romain blachier

      Le monde n’a jamais été marxiste-léniniste, vous vous égarez. Pour le reste, relisez le billet: il n’est pas question de la gauche contre la droite.

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