Sarkozystes de gauche: La réponse de la Diagonale

Francine Girond, du mouvement "sarkozyste de gauche" La Diagonale a souhaité répondre à mon billet sur les sarkozystes de gauche.Je lui laisse la parole et n’hésitez pas à apporter vos commentaires.

Francine Girond, membre du Bureau de LA DIAGONALE, attachée aux questions culturelles et humanitaires.

Cher ami,

Votre article intitulé : Division chez les « Sarkozystes de gauche » a le mérite de révéler une authentique curiosité intellectuelle ; et nous vous remercions de vous être penché sur ce nouveau courant.
Cependant, quelques inexactitudes pourraient fausser une réelle vision du paysage politique français.

Tout d’abord, il n’y a pas de division -surtout pas de la part de La Diagonale qui est, et a toujours été un espace de liberté, de véritable réflexion sans complexes ni culpabilisation- au sein du « sarkozysme de gauche. »
En effet, si les fondateurs de la Diagonale ont eu l’audace de lancer cette nouvelle tendance idéologique les premiers, un an et demi avant l’élection présidentielle, elle a été progressivement rejointe, à titre individuel ou non, selon diverses modalités. Même par d’ancien ministres ou élus socialistes !

Ensuite, La Diagonale n’est pas un club exclusivement parisien, puisque ses antennes fonctionnent aussi en province.
De même, vos informations concernant les législatives sont inexactes : je suis très bien placée pour vous rappeler que j’ai été plusieurs fois personnellement invitée à intervenir dans le 93, en particulier à Montreuil avec Patrick Rajoelina pour soutenir le jeune candidat Laurent Vigier, et que j’ai représenté La Diagonale lors du débat sur les questions humanitaires, que nous avions organisé avec Lynda Asmani… loin des Bains Douches.

Erronées encore vos affirmations sur la composition –prétendue de hauts-fonctionnaires- de notre club.
La Diagonale n’est pas l’UMP et c’est aussi la différence qui fait notre richesse philosophique.
J’ai moi-même créé ma propre entreprise culturelle, avec toutes les difficultés que vous imaginez et je suis par ailleurs chargée de cours à la Sorbonne Nouvelle… donc –hélas- pas fonctionnaire du tout !

Faux toujours votre appréciation sur notre intentionnalité !
Je peux témoigner énergiquement de la sincérité de notre engagement.
Sinon, comment aurions-nous pu consacrer tant de temps à un mouvement méprisé, moqué caricaturé à ses débuts…
Jusqu’au moment où des ministres ont été nommés, où des émules se sont exprimés… où vous-même, vous en faites cas !

Faux ! faux votre raisonnement !
La Diagonale n’a jamais déclaré être fournisseur officiel de ministres de gauche !
La Diagonale a d’une part permis que la jonction se fasse et que certains dossiers soient prioritaires. Bernard Kouchner n’est pas membre du club, mais c’est La Diagonale qui a évoqué la question du Darfour lors d’une réunion avec Nicolas Sarkozy en décembre 2006, soit trois mois avant que la candidate socialiste ne réaliste qu’un génocide perdurait en Afrique.

"Le député de la Drôme s’est ensuite adressé à la Diagonale.Refus direct.Les diagonalistes étaient les premiers sur le segment de marché du sarkozysme sinistre"

Faux, enfin, votre jugement sur nos relations avec Eric Besson.
Vous vous permettez de jeter « ils entendent rester les seuls pour ne pas se faire piquer le grisbi… »
Nous n’avons pas besoin de redouter quoi que ce soit : nous avons la légitimité, la crédibilité, la structure, les troupes, les événements les plus marquants de la campagne (la soirée débat au Show case), un livre sur le mouvement…
Et je conserve la souvenir d’un dialogue cordial et décontracté avec Eric Besson, qui a duré plus d’une heure et demi.
Chacun ayant entrepris un type d’actions, nos efforts ne sont en rien contradictoires.
Qui sait si l’avenir ne nous réservera pas des occasions de travail commun ?

J’adresse d’ailleurs toutes nos félicitations et nos souhaits de réussite au nouveau mouvement.

Le sarkozysme de gauche, c’est l’avenir !
Une autre manière de faire de la politique…
Car La Diagonale a permis, bien au-delà des prétendues ambitions personnelles, de favoriser une réflexion honnête, originale, courageuse et absolument constructive.

5 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. romain

    Merci déjà de votre réaction.
    quelques réponses:Les reunions aux bains-douches, c’est pas moi qui les ai inventés:Il suffit de voir sur votre site pour savoir que c’est votre lieu de reunion, ce qui est votre droit n’en ayez pas honte…
    Pour ce qui est des hauts fonctionnaires excusez moi mais ceux de vos membres que l’on voit le plus médiatquement sont souvent (pas toujours certes) des anciens de cabinets ou de la haute-fonction publique.
    Quand à votre implantation en province (quelle horreur ce mot) oui elle existe en Poitoux-Charentes mais je n’ai pas eu connaissance de la moindre structure dans ma ville, qui vous l’avouerez a quand même une certaine importance en France.L’exemple d’action « décentralisée » que vous prenez concernant le 93 (ce qui veut dire, si cela était une action ponctuelle que vous avez monté une action dans ce département sans y être implantés en temps normal) renforce encore plus mon sentiment d’un mouvement quasi-inexistant hors de la région parisienne.
    Enfin, si j’arrive à comprendre certains aspects de la problématique Sarkozyste de gauche (Lutte anti-totalitaire au moyen-orient par exemple comme en parle la revue Le meilleur des mondes) je ne comprend pas pour le reste en quoi il peut y avoir sur le fond, sur les idées un sarkozysme de gauche..
    .
    Si il s’agit des questions sociétales, le PS est plus ambitieux que ce que propose le président, notamment sur la question homosexuelle.La candidate présentée par le parti n’était pas la plus open en la matiére selon vous (elle ne méritait quand même pas de voir son projet qualifié de brun par le présidente de la Diagonale, les mots ont un sens !!!) mais son projet allait tout de même plus progressiste en matiére de liberté sociétale que celui de Sarkozy…

  2. Je trouve très intéressant qu’un blog puisse provoquer de tels échanges. Cette personne, que je ne connais pas, a le mérite de ne pas refuser le dialogue.
    Pourtant, je persiste à trouver complètement absurde d’accoler ces termes « Sarkoziste », et « de gauche » !
    Je ne m’étendrai pas sur la politique (déjà) menée (paquet fiscal, etc.). Il est évident qu’elle plus à droite et plus inégalitaire que jamais ! Je pourrais remplir toute la page d’exemples.
    Malgré cette très étonnante sincérité, à laquelle je crois, je prends l’existence de ce mouvement comme une bizarrerie amusante, et mon goût pour l’absurde me rend cette bizarrerie presque sympathique… (« presque », seulement, parce qu’il ne faut pas exagérer, beaucoup de gens vont soufrir de la politique sarkoziste !)

  3. Le sarkozysme de gauche ou le comble de l’incompatibilié:
    je suis en train de lire mon journal non imprimé, à la lueur de ma cigarette éteinte, lorsque j’entends un bruit suspect normal. Je monte à la cave, je descends au grenier, et… vous connaissez la suite
    (Je ne t’en voudrais pas si tu décides de censurer, mais franchement cette association de termes m’a vraiment surpris et amusé!)

  4. Karim AOU

    Je commencerais par saluer l’ecclectisme du lectorat du blog de Romain, avant de répondre à son invitation au commentaire de cette missive sarkoziste.
    Personnellement, je ne crois pas qu’on puisse se revendiquer de gauche et soutenir une politique ultra-libérale, sécuritaire et soumise au bon vouloir des USA. Aussi, la posture de « sarkoziste de Gauche » m’apparaît simplement comme une belle et énorme imposture.
    On peut reconnaître à certains anciens ministres ou responsables politiques socialistes le bilan de leur action à Gauche, mais de là à imaginer qu’ils sont représentatifs du peuple de Gauche ou même qu’ils pourraient être utiles comme contre-pouvoir au coeur d’une majorité clairement ancrée à droite, il y a un fossé, que dis-je, un grand canyon politique dans lequel ne tombent que ceux qui ont perdu la rason ou n’ont jamais eu de sens politique.
    Les Kouchner, Besson, Amamra et autre Bockel ou Jouyet ont préféré une aventure personnelle à la cohérence politique. Ce qui fait que nous pouvons, par le choix qui définit leur appartenance politique, les considérer comme des ministres de droite.
    Alors pour moi, le sarkozisme de Gauche, c’est bel et bien une autre façon de la politique, puisque ce n’est pas la mienne (fondée sur des idées, des valeurs et des convictions), c’est le choix de faire dans l’apolitique !

  5. zernin

    moi je suis de gauche, plutot socialiste, et j’ai voté Buffet puis Sarkozy (comme quoi) et franchement j’ai jamais vu autant de types de gauche voter à droite ou s’abstenir.Cette candidate qui devait dépasser les clivages a au contraire détourné nombre de d’électeurs de progrès de la candidature ps.
    J’ai voté Sarko car je voulais une politique plus dure vis à vis des dictateurs et plus équilibrée au moyen-orient.j’ai été déçu en voyant le président négocier avec le dictateur Lybien.

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