L’enfant triste et le service public

shutdown

Une photo qui fait le tour des médias US. Une photo touchante et triste d’un tout petit enfant, garçon ou fille on ne sait. Un enfant  donc, déguisé en petit nounours. Un enfant déçu qui trouve grilles fermées à ses envies de rires, de joies, de gambades. Fermées à son enfance et aux coucous aux animaux du zoo.

Il voulait voir les ours et les autres animaux lesquels il s’est déguisé dan feuilles mortes et de ciel gris. Les services fédéraux ont fermé à cause du comportement d’un groupe d’élus de la droite locale la plus dure, qui ne veulent pas qu’on puisse financer le bien commun des américains.

La photo, qui illustre, Slate a raison, fort bien le shutdown dans son ensemble, m’a bouleversé, comme nombre de ceux qui l’ont vu. Mon fils est à peine plus petit et que je l’imaginais, lui aussi déçu, la barrière devant ses larmes. L’empathie paternelle c’est quelque chose…

Cette photo de l’enfant n’est pas qu’une histoire américaine.

Cette petit être a qui on a fermé les grilles, illustre aussi l’importance, là-bas comme ici du bien commun. Derrière les égoïsmes des particularismes de corporations, les exagérations, les « on est pris en otage » à tout bout de champ, des refus du partage d’un peu pour beaucoup, il y a un jardin, il y a un enfant, il y a un espace du vivre ensemble assuré normalement par la collectivité. Un espace collectif se vide lorsqu’on l’étouffe. Ne laissant que des feuilles mortes.

Et un enfant triste.

3 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. Beau billet, c’est le coté triste et inattendu de cette situation ubuesque.

  2. Rob

    Un enfant sans doute aussi triste car le joli zoo n’existe plus, les animaux ont disparus il n’y a déjà plus d’éléphants.

  3. Geeeeeeek

    Le poète Guillevic a dit quelque part quelque chose qui ressemble a « Le matin t’est donné, ne le prend pas comme un dû ».

    C’est un peu pareil, je pense, avec le bien commun. Plutot que de se scandaliser sur « un groupe d’élus de la droite locale la plus dure », comme vous dites – une forme autorisée pour « extrême droite », je présume ? – , ou de faire du sentimentalisme sur un enfant, il faut dire et répéter que le bien commun est une construction humaine, et donc quelque chose de fragile.

    Les enfants apprennent assez tôt que arriver au matin n’est pas d’une si grande facilité qu’on pourrait le croire. Ils peuvent apprendre que c’est la même chose pour les zoos, ce n’est pas le problème.

    En l’occurrence, le groupe d’élus de la droite la plus dure est un peu le lampiste de l’affaire. Les principaux responsables sont de mon opinion les démocrates et républicains, et, par delà eux, les américains eux mêmes… comme pour un certains groupe d’extrême droite – heureusement j’ai pris un pseudo -, dans un autre pays, où les vrais responsable sont à peu près les mêmes ?

    Cordialement.

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