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rue89ll y a un paradoxe politique tunisien. Ou plutôt des paradoxes politiques tunisiens.

Il existe en Tunisie un parlement élu dans lequel, toutes nuances confondues, la gauche domine largement. Mais ce sont pourtant les islamistes, arrivés en tête, qui arrivent à former une majorité avec deux organisations de centre-gauche Ettakatol et le CPR, faute d’accord entre les forces progressistes.

Autre paradoxe, ce pays, qui a élu librement un parlement, dispose paradoxalement d’un gouvernement ne reflétant pas une majorité politique

 

Retrouvez d’un clic le texte intégral de ma tribune sur rue 89 intitulée « Les paradoxes de la révolution tunisienne« 

4 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. tebruc

    J’ai apprécié vos articles sur la Tunisie et je suis assez d’accord avec votre analyse de la situation politique. Je veux seulement revenir sur un détail que je trouve inexact (mais que vous répétez dans deux articles) : la formation aux métiers du Tourisme
    Indépendamment des formations données par les hôtels, club ou organismes privés pour leurs besoins propres, il existe en Tunisie une filière de formations aux métiers du Tourisme. Pour info, le site http://www.tourisme.gov.tn/index.php?id=121
    Peut-être n’est elle pas assez développée, mais je n’ai jamais entendu vraiment un acteur du tourisme se plaindre que son activité était restreint à cause du manque d’employés. En ce moment, ce n’est certainement pas le défaut de formation qui fait chuter les résultats du tourisme.
    Je regretterai par contre que cette formation soit trop axée actuellement vers les besoins occidentaux, voire français (épreuve écrite de français obligatoire, restauration typiquement française), alors que le futur du tourisme en Tunisie devrait plus s’orienter vers une plus grande diversité, (en particulier vers les pays du Golfe, asiatiques, voire pays de l’Europe de l’est) et aussi vers une montée en qualité, pour attirer les clients plus aisés et dépensiers que nos pauvres occidentaux.
    Je ne pense pas non plus que le tourisme doive continuer à être l’élément fondamental de l’économie. Il ne concerne que la bande côtière, et laisse de coté tout l’intérieur, d’où, ne l’oublions pas, est partie la révolution, relayé après coup par une classe moyenne urbaine et progressiste, celle que vous avez manifestement plus rencontrée à Tunis et La Marsa.
    Le développement de la démocratie en Tunisie passe justement par la croissance de cette classe moyenne capable de résister aux sirènes des islamistes, mais dans tout l’étendu du territoire, sous peine de voir deux Tunisie, une moderne, aisée, démocratique dans les grandes villes et la bande côtière et l’autre pauvre, plus islamisée, et traditionaliste dans l’intérieur.

    • Ces formations sont si peu reconnues que la totalité des députés et responsables que j’ai vu en ignore l’existence. Sur la question du tourisme et du positionnement de gamme, nous somme en effet en Tunisie dans un éventail trop peu large, là où le Maroc propose du populaire (certes un peu plus onéreux que la tunisie) comme du haut de gamme.

      • tebruc

        Pourtant elles existent et ne sont pas récentes. Je connais personnellement celles de El Kantaoui, Hammam Sousse, Monastir. Je n’ai pas les chiffres de leur fréquentation, mais les sorties de classes étaient tout aussi agitées que celles de nos établissements :).
        J’ai oublié aussi de mentionner l’école hôtelière Vatel de Tunis, peut-être moins prestigieuse que celle voisine de la place Carnot, mais qui forme aussi à un master de management d’hôtel international et dont les diplômes sont reconnus non seulement en Tunisie, mais aussi en France, aux USA.
        La méconnaissance de ces formations par les interlocuteurs que vous avez rencontrés confirme ce début de fossé entre Tunis et ses environs et le reste du pays. Les responsables d’entreprises des deux grandes villes industrielles comme Sousse et Sfax se plaignaient déjà sous Bel Ali, de l’indifférence de la capitale par rapport à ce qui se passe en province. Il semble donc que la révolution n’ait pas fait changer ce « tuniso-parisianisme ».

    • romain blachier

      Pour le coup vous avez raison c’est inquiétant, surtout concernant un secteur aussi important.

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