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Lyonnitude(s) : Mes 10 règles personnelles d'utilisation sur Facebook

Demain je dois aller donner une formation à un client, dans le cadre de mon activité de consultant web. Elle porte sur les usages marketings et commerciaux de Facebook. Par-delà l’utilisation professionnelle et les opportunités , nombreuses dans un monde qui a adopté massivement le réseau, si l’on sait s’y prendre mais qu’on abordera pas ici, j’ai, concernant mon profil , quelques habitudes bien établies qui me sont propres et subjectives. Ce n’est pas forcément une liste bonnes pratiques, juste ma manière de gérer mon petit coin de Facebook à moi. Voici mes 10 règles personnelles.

-Je ne discrimine personne à priori. Je fais mienne le dit la citation fétiche d’un copain à moi, « Si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m’enrichis » St Exupéry. L’opinion, le statut social, la provenance géographique (même les stéphanoises) tout cela importe peu. Je suis au contraire effrayé chez certains de ne voir que des « amis » Facebook complétements homogénes. Je suis parfois le seul contact de gauche de certains sympathisants UMP ou le seul cadre chez des copains profs.

-J’aime qu’on se présente lorsque on vient frapper à ma porte. Si je n’identifie pas la personne quand elle me demande en mise en contact, je lui envoie systématiquement un message lui disant en substance « Bonjour, j’ai bien reçu votre demande de mise en relation Facebook. Je vous en remercie. Pour mieux vous connaitre, pourriez-vous vous présenter ? Merci à vous et bonne journée ». Et je laisse en attente.Souvent la personne ne répond pas, ce qui laisse augurer de quelqu’un qui fait aveuglément la course au nombre d’amis, pour des raisons d’égo ou de marketing. Ou parce que la personne n’utilise pas « sérieusement » si je puis dire Facebook. Exit. Cela ne laisse pas augurer d’une relation virtuelle enrichissante. Parfois la réponse permet de trier « Je jeune russe cherche homme français » ou « bonjour j’ai inventé une méthode en 6 points pour gagner 4 millions d’euros en une heure ». Dehors. Parfois la personne, que vous ne connaissez pourtant pas s’offusque que vous osiez lui poser une telle question. Exit. Parfois vous connaissez la personne mais l’aviez zappé. Oups pardon et bienvenue ! Parfois on vous répond et pour une raison ou une autre vous n’êtes pas emballé à l’idée de rajouter la personne à vos contacts. Parfois enfin, vous tombez sur des présentations de gens qui ont l’air chouettes et/ou intéressants. Tant mieux et bienvenue. En tout cas vous savez à qui vous avez à faire.

-Je tolére peu les pseudos. Le web est le régne des noms qu’on s’invente pour des raisons souvent honorables de tranquillité sociale, familiale, professionnelle etc…parfois pour des motifs moins avouables. Cela est complétement normal et fait partie de la culture web. Sur Facebook par contre, le principe à la base est de donner un peu d’espace personnel à chacun, de représenter quelque part un portrait de l’image web d’une personne. C’est pourquoi bien plus qu’ailleurs, les gens apparaissent sous leur vrai nom. C’est d’ailleurs l’une des clefs du succès du réseau puisque l’on peut y retrouver facilement des connaissances présentes et passées. Niveau confidentialité, si tout n’est pas parfait sur le réseau de Mark Zuckerberg, il est possible de paramétrer énormément de choses pour conserver de la discrétion. Du coup je n’aime pas accueillir dans cet espace, dans lequel j’évoque aussi des tranches de vie, des gens masqués. Ce n’est ni confortable ni dans l’esprit de ce réseau à mon sens.

-Je fais régulièrement le ménage. Dès que je dépasse les 900 amis et que j’ai un peu de temps, je fais le ménage. Ou quand cela me chante. Il y a des contacts qu’on a pas envie forcément de garder à cause de ce qu’ils peuvent publier, dire ou parfois de leur attitude sur le réseau. Il y a ceux dont on arrive plus à se souvenir qui ils sont et pourquoi on les a accepté, il y a ceux dont l’agressivité ou le fonctionnement indispose, il y a ceux de qui on s’éloigne dans la vraie vie. Rien ne sert de garder des contacts pénibles ou avec qui on n’a pas envie de communiquer.

-J’accepte la communication marchande mais pas n’importe comment. J’accepte parfois d’adhérer aux fans pages des marques, de recevoir de la publicité…si il se passe quelque chose. Il faut soit que la marque m’intéresse d’une façon ou d’une autre, soit qu’être en lien présente un réel avantage en termes d’information, soit qu’un concept, une histoire, un story-telling bien foutu m’attire et me garde. Sinon c’est plutôt contre-productif qu’autre chose pour moi. Les sites internets de chaussettes qui m’envoient, sans autre forme de communication , des mails sur leurs nouvelles collections, ça m’énerve et ça encombre ma boite pour rien. De plus j’ai l’impression forte d’être un gogo à plumer. La relation client et prospect est spécifique dans un espace comme Facebook.

-J’utilise Facebook en lien avec mes blogs, écrits et présence globale sur le net mais à chaque discussion sa place. Comme toute personne passant parfois dans la presse et/ou ayant met en ligne sur le réseau mes présences diverses (articles de journaux, vidéos etc…) me concernant. Facebook est ici une centralisation de ma présence. Celle-ci est commentée par mes « amis ». Normal, nous sommes dans un espace de communication. Seule nuance, lorsque je met un lien sur les nouveaux billets de mes blogs, je préfère que la discussion se passe directement sur le blog en question. Pour deux raisons: Je trouve la conversation plus riche si elle se déroule complétement sur un seul endroit, où « mes amis » Facebook et les autres échangent. Et puis d’autre part, il est tout de même plus logique de commenter sous un article complet que sous un extrait de trois lignes…

-Je regarde assez régulièrement, quand j’ai le temps, mon fil d’actualité… et pas seulement celui de ceux de mes « amis » avec qui je commente le plus. Des informations intéressantes en surgissent, des discussions se mettent en place, des événements se créent.

-Je me laisse troller mais pas trop. Des disputes peuvent arriver sur le réseau social, allant parfois dans la virulence.La chose est tolérable jusqu’à un certain point. Surtout si vous connaissez la personne en face dans la vraie vie ou que vous avez régulièrement d’autres relations virtuelles comme réelles que la baston. Parfois c’est intéressant également. Parfois non. Dans ces cas là, si il ne faut pas se fermer au dialogue, il ne faut pas non plus hésiter à fermer la porte au nez de la personne. Rien de pire que des contacts qui n’ont d’autre vocation que vous troller. Rien de pire aussi que ceux qui posent un interdit sur votre vie. J’ai par exemple du virer un « ami » Facebook, pas antipathique, mais qui me harcelais littéralement chaque fois que j’allais au Temple ou que je faisais la moindre activité dans le milieu protestant. A l’inverse le refus systématique de la discussion est aussi un motif de porte de sortie. J’ai du mettre un coup de pied aux fesses d’une tante catholique intégriste pour cela.

-Facebook c’est comme un cocktail, il faut savoir doser les mélanges. A quelques exceptions près, nous avons tous des facettes multiples dans nos vies. Même si le ton sur Facebook se doit d’être généralement léger, que des passerelles se font souvent, il convient de respecter le contexte des conversations. Rien de pire ni de plus agressant que cette dame que j’ai du conduire à la sortie, tant elle tenait sans vouloir comprendre à m’interpeller de façon virulente sur la politique, alors que j’étais en train de demander à mes amis si je gardais la barbe de trois jours après mon séjour à Corfou.

-Et enfin Facebook est un lieu d’humains. Même si il n’y a pas de régle absolue, c’est plutôt dans le web 2.0 ce que j’appelle un lieu de troisième niveau. Il y a le blog, sur lequel le monde entier peut vous voir et dialoguer, Twitter, qui même si il diffuse le flux de vos tweets sur Google, demande plus de restrictions pour communiquer avec vous et Facebook où vous êtes dans un degré « d’intimité » un peu plus grand encore. Dans ce réseau social, les possibilités sont immenses et enthousiasmantes: garder contact avec une nouvelle ou une ancienne connaissance, rencontrer,approfondir ou construire en partie avec les autres, s’informer, se distraire, trouver des opportunités, le champ est vaste. Il est tout simplement celui de l’humain projeté sur la toile.