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manifestations

La bataille des chiffres sur la mobilisation sur les retraites de ce jour a commencé. Rappelons qu’à chaque fois qu’un mouvement social se déroule, il y a deux évaluations disponibles: Celle des syndicats et celle des préfectures.

Les premiers ont bien entendu à coeur d’afficher les chiffres les plus importants possibles pour montrer l’ampleur du soutien qu’ils ont dans la cause. Jusque, bien que teinté d’un peu de comédie, là c’est logique.

En face, les préfectures et les services de police nationale, donc l’Etat fournissent une autre évaluation, généralement fort basse, des mêmes manifestations. Quel intérêt, me diriez-vous si vous avez un peu de candeur, pour des institutions censément plus ou moins neutres, que de diminuer la réalité des mouvements sociaux ?

C’est que justement, les évaluations de nombre de manifestants dévoilent ce que sont les institutions étatiques trop souvent: des instruments au profit de la communication gouvernementale et non des garantes de l’intérèt général, au-dessus des contingences politiciennes.

Ce n’est pas le cas: les préfets et les services de police nationale répondent en la matière aux ordres et instructions du Ministre Hortefeux. Du coup celui-ci a le plus grand intérêt à ce que l’attaque contre les retraites qu’il soutien soit le moins possible contestée.

Seulement entre la relativisation des chiffres et la désinformation pure, il y a des marges. A Marseille, où j’étais de passage hier, les rues étaient noires de monde. Pourtant la préfecture n’annonce que 22000 personnes soit moins qu’a Bordeaux ou Angoulême alors que les manifestants, certes en gonflant un peu, en annoncent dix fois plus! Toute personne ayant vu l’ampleur de la mobilisation marseillaise sait que le chiffre de la police est impossible. Pas mal calculé, pas juste minimisé mais complétement truqué. Une provocation ? Il semble d’ailleurs que certains se fassent chauffer les oreilles par cette évaluation trop basse qui décrédibilise les comptages effectués par les services de l’Etat.

Pareil à Paris où l’on peut s’étonner comme Benoit Hamon que la police annonce le même nombre de manifestants dans la capitale…qu’a Angoulême. Le chiffe a ensuite été revu à la hausse pour être moins invraisemblable. Une volonté de dégoûter de manifester ? Sans doute. A Lyon on est selon les cas entre 18000 et 36000 personnes.

Faire de la politique et du rapport de force oui, faire de la désinformation est une autre chose. Ce n’est pas en niant la réalité d’une contestation que le gouvernement fera avancer les choses ni ne fera grandir le débat démocratique. 

Reste aussi une possibilité comme le dit  Bix: Que la presse fasse son travail et qu’au lieu de sortir des chiffres de différentes sources, elle évalue les choses. C’est plus difficile que de reprendre simplement ceux d’autrui mais c’est cela, l’action d’informer et non de repomper.

manifestations

La bataille des chiffres sur la mobilisation sur les retraites de ce jour a commencé. Rappelons qu’à chaque fois qu’un mouvement social se déroule, il y a deux évaluations disponibles: Celle des syndicats et celle des préfectures.

Les premiers ont bien entendu à coeur d’afficher les chiffres les plus importants possibles pour montrer l’ampleur du soutien qu’ils ont dans la cause. Jusque, bien que teinté d’un peu de comédie, là c’est logique.

En face, les préfectures et les services de police nationale, donc l’Etat fournissent une autre évaluation, généralement fort basse, des mêmes manifestations. Quel intérêt, me diriez-vous si vous avez un peu de candeur, pour des institutions censément plus ou moins neutres, que de diminuer la réalité des mouvements sociaux ?

C’est que justement, les évaluations de nombre de manifestants dévoilent ce que sont les institutions étatiques trop souvent: des instruments au profit de la communication gouvernementale et non des garantes de l’intérèt général, au-dessus des contingences politiciennes.

Ce n’est pas le cas: les préfets et les services de police nationale répondent en la matière aux ordres et instructions du Ministre Hortefeux. Du coup celui-ci a le plus grand intérêt à ce que l’attaque contre les retraites qu’il soutien soit le moins possible contestée.

Seulement entre la relativisation des chiffres et la désinformation pure, il y a des marges. A Marseille, où j’étais de passage hier, les rues étaient noires de monde. Pourtant la préfecture n’annonce que 22000 personnes soit moins qu’a Bordeaux ou Angoulême alors que les manifestants, certes en gonflant un peu, en annoncent dix fois plus! Toute personne ayant vu l’ampleur de la mobilisation marseillaise sait que le chiffre de la police est impossible. Pas mal calculé, pas juste minimisé mais complétement truqué. Une provocation ? Il semble d’ailleurs que certains se fassent chauffer les oreilles par cette évaluation trop basse qui décrédibilise les comptages effectués par les services de l’Etat.

Pareil à Paris où l’on peut s’étonner comme Benoit Hamon que la police annonce le même nombre de manifestants dans la capitale…qu’a Angoulême. Le chiffe a ensuite été revu à la hausse pour être moins invraisemblable. Une volonté de dégoûter de manifester ? Sans doute. A Lyon on est selon les cas entre 18000 et 36000 personnes.

Faire de la politique et du rapport de force oui, faire de la désinformation est une autre chose. Ce n’est pas en niant la réalité d’une contestation que le gouvernement fera avancer les choses ni ne fera grandir le débat démocratique. 

Reste aussi une possibilité comme le dit  Bix: Que la presse fasse son travail et qu’au lieu de sortir des chiffres de différentes sources, elle évalue les choses. C’est plus difficile que de reprendre simplement ceux d’autrui mais c’est cela, l’action d’informer et non de repomper.