• 9849-xxx-xxx
  • noreply@example.com
  • Tyagal, Patan, Lalitpur

Les clichés sur la politique économique : édito sur mediavox

Quatrième et dernier édito sur Mediavox, comme chaque mardi. N’oubliez pas dans ce cadre d’aller donner deux ou trois sous au sujet de reportage sur la dyspraxie que je parraine.


Le fatiguant pays des clichés politiques et économiques

Je l’ai déjà dit ailleurs, le gouvernement mène une politique largement en faveur de l’entreprise et

de ceux, travailleurs et entrepreneurs, qui les font fonctionner.

En témoigne cette volonté de rééquilibrer les impôts entre PME et grandes entreprises. En témoigne aussi le plan de compétitivité de 200 milliards de crédits d’impôts que devrait voter prochainement le parlement. Certes des ajustements seront à faire. Par exemple, du fait de l’égalité devant les taxes, ces exonérations de charges pourraient toucher des secteurs peu concernés par la crise et le compétitif et fort peu

prioritaires comme les cliniques de chirurgie esthétique de confort.

Mais le signal est ici : le gouvernement dans la crise est au côté des entrepreneurs et des salariés. Il est même des ministres qui font la pub de nos produits nationaux en couverture de magazine. Oh il faudra certes résoudre la question du FISAC (Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce), indispensable pour le soutien au petit commerce et à l’artisanat, ravagé par la droite mais dont la question n’est pas encore résolue par la gauche. Certes il y a eu des discussions et des polémiques sur les droits de cessions, dans un dispositif qui aurai gagné à être mieux

pensé.

Mais l’essentiel est là : on fait bien plus pour les entreprises et en particulier les petites que sous l’ensemble des gouvernements précédents, de droite comme de gauche. La crise mondiale l’exige et, comme le disait Michel Rocard il y a déjà moins longtemps, il n’y a pas d’employés sans employeurs. L’inverse, c’est absurde de le rappeler mais, c’est un fait, dans une France encore trop crispée, étant

au moins aussi vrai.

Sans nul doute les sectaires qui avaient envie de voir au soir du 6 mai dernier des bolcheviques tueurs d’initiatives en sont-ils pour leurs frais. Cela n’empêche pas les clichés d’avoir la vie dure et pour une raison qui m’échappe, on continuera souvent à penser qu’un militant UMP n’ayant jamais montré le moindre intérêt pour l’entreprise (et dont faut-il le rappeler le gouvernement a creusé la dette comme jamais dans l’histoire de France) sera plus pro-business qu’un socialiste, fut-il très impliqué dans le monde économique. Et qu’un gouvernement de gauche est forcément, quoi

qu’il dise, quoi qu’il fasse suspect en matière économique.

Ainsi en va-t-il de ces clichés qui font que tous les dispositifs de compétitivité seront toujours noyés par certains, enfermés dans l’anecdotique, comme on a pu le voir ce week-end avec le retour en

France de Houellebecq et le départ de Depardieu, ou une peur du rouge (ou plutôt du social-démocrate!) plus ou moins rationnelle.

Qu’importe, des clichés, ce n’est ni nouveau, ni réservé à la lutte contre la gauche. Il y en a partout sur toutes les traditions politiques, de droite comme de gauche. Par exemple ces accusations trop souvent faciles de fascisme, de racisme contre la droite. Même si l’UMP actuelle fait de remarquables efforts pour être plus radicale que le FN dans le combat contre le mariage pour tous. Ses militants y sont davantage opposés que ceux du parti d’extrême droite et son chef appelle à aller dans la rue aux côtés des intégristes de Civitas pendant que Marine Le Pen hésite… tandis que le second tour de Nicolas Sarkozy reste dans les mémoires… et que certaines caricatures de l’adversaire n’aident pas au débat. Mal français ? Encore un autre cliché, allez donc voir les virulents débats

politiques aux USA ou au Mexique…

Le seul souci, c’est quand, en pleine crise, en matière économique, elles appauvrissent à ce point le débat alors que l’urgence court de son pas angoissant et l’union nationale est plus que jamais nécessaire. Face aux clichés il y a des faits. Lénine disaient qu’ils étaient têtus les fait. Mais ont-ils la

peau aussi dure que les clichés ?

Pour soutenir le sujet de reportage sur la dyspraxie