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janvier 2013 Page 3 de 3 Romain Blachier | Page 3

Je l’avoue,  cela ne se fait pas trop, je suis très satisfait de la décision du Président de la République au sujet de l’intervention de nos troupes au Mali, à la demande implicite comme explicite de cette nation souveraine comme des instances internationales.

Je trouve fort et satisfaisant de vois nos soldats filer un coup de main aux troupes nationales maliennes et aux forces africaines contre des troupes extrémistes orphelines du régime de Kadhafi.

Et puis il n’est que normal que notre pays répare une situation dont il est coauteur: certes ce n’est pas la France qui a armé et entrainé les membres d’AQMI mais leur présence en nombre dans ce pays provient des suites mal accompagnées de l’intervention décidée par Nicolas Sarkozy en Lybie.

Que ce soit les femmes lapidées en public ou tout simplement réduites en esclavage, les hommes terrorisés et abattus,  les imams pourchassés parce que pas dans la ligne, les garçonnets enrôlés de force, les monuments de Tombouctou détruits, la situation au Nord Mali est intolérable et injuste.

Alors je vois déjà, j’ai vu déjà sur la réseaux sociaux comme AFK ‘Ah mais pourquoi on intervient la et pas la?’. Je me suis aussi un peu disputé en demandant, sans réponse tangible, des solutions alternatives à l’opération actuellement menée…

Déjà faudrait-il n’intervenir nulle part ou partout? Et quels sont les autres pays dans lesquels on nous demanderait si urgemment d’intervenir avec une telle unanimité? Bien sûr que l’injustice du monde n’est pas concentrée sur le seul Mali. Bien sur qu’il y a des intérêts pour le Mali comme pour la région comme pour l’Europe, comme pour l’humain en général.

Mais nous devons prendre notre part dans la résolution des problèmes de ce monde. Et, en l’absence de moyens pour l’armée africaine, en l’absence d’armée européenne, c’est à un pays certes ancienne puissance coloniale mais avec le lequel le Mali a des liens forts que se sont tournés les regards.

Bref en ces temps où cela ne se fait pas ou peu, je suis de tous cœurs derrière nos troupes, celles du Mali et celles des autres pays africains participants, mes pensées et prières vont vers eux. Et aussi à nos otages en Somalie et ceux qui essaient et ont essayé de les sauver. Parfois en y perdant la vie.

J’ai aussi un agacement en pensant aux immondes « pris en otage » balancés à tout bout de champs lors des négociations et gréves dans notre pays.Quel indécence. Hier quelqu’un me disait que le MEDEF était otage de la CGT…Sans commentaire

L’un de mes prochains billets sera d’ailleurs sans doute sur l’accord sur le travail trouvé entre syndicats et patronat. Je vais le relire attentivement.Il parait ceci dit que cela ne se fait pas d’être pour.

En explosant le projet de ville française capitale de la gastronomie, la commission en charge de choisir le projet a saboté une opportunité pour un territoire de notre pays et a refusé de donner la prime au projet le plus abouti sous prétexte d’aider les moins bon élèves. C’est à la place une dilution dans plusieurs villes françaises qui est acté. Un syndrome Ecole des Fans.

Beaucoup (beaucoup trop?) de lecteurs se souviennent de cette émission mythique émission dénommée l’école des fans.

Animée par le lyonnais d’origine et habitant de Neuilly, Jacques Martin, qui se fera piquer sa femme Cécilia par Nicolas Sarkozy, puis par Philippe Risoli, l’émission se déroulait autour d’un chanteur ou d’une chanteuse, qui me paraissait invariablement être Mireille Mathieu, et d’un groupe d’enfants, dimanche après dimanche.

Les enfants devaient interpréter des chansons de l’artiste (vous avez le droit de rajouter ou pas des guillemets à artiste) qui était l’invité principal. Leur prestation était notée et classée..

Pour ne vexer ni les personnalités des enfants en construction ni celle des parents, le moindre crissement sonore était notée 10 sur 10. Tout le monde ou presque était décrété vainqueur à la fin de chaque émission.

La cité de la gastronomie me fait penser un peu à cela dans ses conclusions de ce matin où tout le monde gagne: Pour faire vite et pour ceux qui n’auraient pas lu cet excellent billet sur Lyon Capitale de la Gastronomie, l’UNESCO avait accordé à une ville de France un label mondial pour devenir « capitale de la gastronomie française ».

Le gouvernement d’avant et celui d’aujourd’hui avaient demandé aux villes intéressées de porter candidature. Sans dire si oui ou non l’Etat mettrait et à quel montant à la poche. De quoi plomber sérieusement les finances municipales de beaucoup.

Niveau lyonnais,  l’opération n’attirait pas, c’est le moins qu’on puisse le dire, l’enthousiasme de nombre d’acteurs locaux de la restauration. Si tout le monde s’accordait à se déclarer favorable à Lyon Cité de la Gastronomie, personne ne voulait y mettre un euro et même si quelques collectifs dynamiques et méritoires cherchaient à entrainer la population, le projet, mal communiqué, était loin d’amasser les foules. Au point de décourager parfois le Maire de Lyon, qui avait pourtant fait le travail international nécessaire. En trouvant ensuite un accord avec le groupe Alliade, le Maire de Lyon donnait un projet ambitieux à la ville, un dossier des plus dominants.

Hélas, des discours récurrents étaient tenus par les interlocuteurs au jury final « vous êtes déjà patrimoine mondial de l’UNESCO en matière d’architecture, capitale française du bien manger, ville riche et industrieuse, laissez-en aux autres ».Un peu le même discours que celui tenu pour justifier, pour des raisons quasi-humanitaires, la désignation de Marseille comme capitale européenne de la culture. La prime au mauvais élève et le symbole « tout le monde gagne les enfants ».  Sauf que chacun gagne des clous et un micro Yoko…

Lorsque la décision est tombé ce jour, tout le monde avait gagné chez les finalistes: Tours, Paris-Rungis,Dijon (et donc un petit peu Beaune) et aussi un petit peu Lyon sont toutes gagnants sur un bout. Pour ne fâcher personne. Mais cela édulcore fortement l’impact du projet.

Bref, un projet qui devait donner lieu à un vrai dynamisme dans un lieu de France a été délayé et aura donc un impact quasi nul. En faisant ce choix, les gouvernants actuels et passés laissent passer une belle occasion de développement dans une région de notre pays. Et expliquent aux villes que rien ne sert de monter des projets ambitieux; l’Etat ne décide pas sur ces critères…

Je me rappelle lorsque Amazon avait annoncé son ouverture en France, je rentrais d’un agréable week-end parisien.

Libération en faisait sa une.

Beaucoup ailleurs ne comprenaient pas le phénomène que cela impliquait,  pensant à un simple vendeur de plus sur la toile française.

Depuis Amazon a fait son trou dans notre pays, amenant nombre de gens à y  faire, à côté de ses nombreuses emplettes de proximités et sur nombre d’autres sites,  des achats très réguliers.

Amazon vend une gamme qui est désormais loin de se limiter à la musique et aux livres mais s’étend aux articles pour bébés (ma carte bleue en sait quelque chose ! ) ou aux produits de mode.

Interrogée hier sur le dépôt de bilan des magasins Virgin, Aurélie Filippetti a estimé que le processus finalement choisi par Virgin donnera un délai au gouvernement pour trouver un éventuel repreneur.

Mais ce qu’on surtout retenu beaucoup, après cette déclaration, c’est que que la ministre de la Culture a dénoncé la concurrence déloyale d’entreprises comme Amazon, qui payent bien moins d’impôts que les distributeurs localisés en France. En effet cette entreprise dans les pays où elel est installé, a une fâcheuse tendance à créer des artifices pour payer moins de taxes que les autres.

Très curieusement la chose a été prise par certains,dont certes quelques-uns qui de toutes façon disent blanc dés que la ministre dit noir, comme une attaque contre le modèle du e-commerce.Et même contre le progrès technologique en général ! D

‘ailleurs suivant la figure désormais rituelle un hashtag #Filipettifact s’est déployé sur twitter. Basé sur le thème « La ministre considère que le progrès est une concurrence déloyale aux technologies du passé ».  Faisant preuve de vaste inventivité parfois humoristique et drôle, parfois agressive.

Numerama, lui, confondait le souci, réel de la plate-forme de téléchargement Virgin Mega et le probléme rencontré par les magasins  distributeurs de produits physiques.

D’autres ont se sont fait les avocats d’Amazon dans de simplistes calculs: Amazon serait en train de créer mille emplois, soit en gros autant que Virgin.

En premier lieu le chiffre est gonflé puisqu’on est plus proche des 250, ce qui est certes intéressant dans cette période de crise mais tout de même très loin du millier annoncé.

Mais oui 250 c’est toujours ça. C’est ce qui a amené, loin des discours des libéraux contre la méchante gauche qui serait anti-commerce, les socialistes de Saône-et-Loire à soutenir son implantation,

Par ailleurs il faut aussi comprendre que l’action de Amazon ne s’exerce pas que face à des Virgin Megastore mais aussi vis à vis de disquaires, de la filière livre mais aussi des vêtements, des équipements pour bébé, de l’animalerie etc…et donc que d’autres concurrents sont concernés.

La concurrence n’est pas forcément une question entre commerce physique et numérique

Et cette concurrence la ne se joue pas uniquement entre gentils et méchants où selon les points de vue, les uns seraient les magasins physiques et les autres des e-commerçants, elle existe vis à vis de tous, brick and mortar comme commerçants du monde numérique. 

Amazon, pour prendre l’exemple des produits pour bébés,  est tout autant un concurrent pour le magasin en durBébé 9 situé dans mon quartier, grande rue de la Guillotière , que pour un site comme Bébé au Naturel.

C’est le libre jeu du consommateur et de la concurrence . Seulement voila lorsque les règles pour les uns et les autres ne sont pas les mêmes, il est difficile de jouer dans la même cours et cela provoque une situation déloyale.

La Ministre a du coup saisi l’occasion pour aborder ce sujet qui est un vrai souci pour l’équité et la loyauté commerciale.

N’en déplaise à certains internautes de droite, ce que dit Filippetti est loin d’être isolé en Europe: même le conservateur, libéral et anti-européen, David Cameron trouve qu’il y a un souci et souhaite de nouvelles régulations tant nationales qu’européennes.

Mais Amazon ne se résume pas à un vilain petit canard du monde marchand et culturel: il a sans doute, comme beaucoup d’acteurs du e-commerce, créé des besoins par l’offre et le marketing, le choix et la disponibilité qui n’auraient pas peut être pas été exprimés et monétisés autrement. C’est à mon sens un élément important.

Quelle création pour quelle destruction? Il serait intéressant de s’y pencher, pour Amazon comme pour le reste. Il parait que cela va être fait et c’est tant mieux.

Avec l’impôt, des problèmes plus profonds pour Virgin

Et puis bien évidemment et la ministre d’ailleurs ne dit pas le contraire, la feuille d’impôts d’Amazon n’est pas le seul problème de Virgin.

D’abord parce que l’affaire est aussi financière: le fond d’investissement qui a racheté Virgin semble avoir eu, comme souvent chez les financiers purs, une gestion pour le moins hasardeuse du fond.

Ensuite parce que, outre une plate-forme numérique qui n’a pas su s’adapter et a été victime de la voracité des majors, Virgin a sans doute manqué d’idées ou d’envie pour être une valeur ajoutée en tant que lieu physique par rapport aux acteurs du e-commerce.

Peu d’animations, des choix standardisés, des magasins à la structure immuable, amenant fatalement à un fort showrooming. On vient davantage se renseigner sur l’existant plutôt qu’acheter.

Il ne peut ici s’en vouloir qu’à lui-même.

Concernant l’emploi, comme sur Florange, comme l’ont dit certains,  la gauche ne peut se satisfaire de ces emplois peu qualifiés, peu gratifiants. L’ambition a terme est de transformer le travail et de hausser la qualification.

Mais elle ne saurait non plus résumer les villes à des déserts commerciaux et les emplois à emballer des colis. Sans compter que la France manque d’emplois non qualifiés en ces périodes de chômage qui touche les plus faible. Mais cela ne peut se faire en maintenant artificiellement une activité non pérenne par la nationalisation, et cela aussi la ministre l’a dit. Un monde nouveau se créé tous les jours, il va vite et je ne veux être en retard, je dois vous laisser.

Texte de mon édito paru ce jour dans Lyon Mag sous le titre « Un petit goût de naphtaline »
C’était les premiers vœux de ce mois de janvier.

Ils sont pour les plus actifs si on prend le bout positif de la lorgnette, les plus mondains ou les plus pique assiettes de nos contemporains, synonymes de frangipane plus ou moins grasse, de mousseux plus ou moins digeste (certains étant franchement à classer du côté des armes chimiques) et de rencontres plus ou moins pertinentes. Une trentaine de jours entre paradis discutables et purgatoire.

C’était donc les premiers vœux et l’hôte inspiré, parlait à juste titre de la nécessité de trouver de nouvelles voies, de nouveaux modèles, dans un monde nouveau lui aussi à l’intérieur d’une année bien sûr nouvelle . J’avais pour ma part pris une citation du même tonneau en mettant cette année ce bon vieux JM Keynes, 3e anglais de rang en exergue de mes cartes de vœux après Ed Miliband en 2011 et Julian Barnes en 2012, ce bon vieux John Maynard, héros de mes cours d’économie de lycée et sa citation « La difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles mais d’échapper aux idées anciennes ».

Bref nouvelle année, nouvelles idées, mousseux nouveau, tout neuf ? Pas toujours, pas vraiment. Il est, dans cette assemblée comme dans une autre, assez frappant de voir que les représentants d’autorités les plus diverses, tant culturelles que politiques ou économiques sont un peu toujours issus des mêmes catégories, des mêmes lieux d’éducation ou presque et des mêmes âges. Le tout souvent combiné à une sur-représentation masculine concernant en particulier les plus anciens.
Il est vrai que l’autre jour sur ce site, dans un entretien jubilatoire et de qualité, Jeanine Paloulian voyait en renouveau lyonnais deux élus de très grands niveau mais déjà reconnus sur la ville et sexa et quinquagénaires… ce qui , je ne dirais pas le contraire, n’enlève rien à leurs compétences reconnues par le plus grand nombre, à l’apport qu’ils amènent à notre agglomération et à l’amitié que je leur porte. De même que les élus de l’opposition évoqués comme possibles candidats ont fait leurs premières armes alors que nous regardions Pas de Pitié pour les Croissants… Mais, c’est, logique et normal, les électeurs qui décident. En démocratie, fort heureusement le souverain c’est le peuple.

La chose n’est pas lyonnaise uniquement, elle est surtout très française : Nous sommes le pays des gérontocraties et des conformismes. Les systèmes politiques et d’entreprise sont souvent basés sur la prime au plus ancien. De la même façon en matière culturelle. Dans nombre d’entreprises surtout grandes et moyennes ou dans la fonction publique, à travail et efficacité égale, il est admis et pratiqué que le plus ancien reçoive un salaire  plus élevé, parfois considérablement. Ce qui entre parenthèses, parfois se referme comme un piège sur les derniers qui sont parfois considérés comme « trop chers » s’ils se retrouvent sur le marché du travail en fin de carrière.

Et puis l’âge est considéré comme un critère de compétence automatique. Certes nul ne contestera que l’expérience aide sans doute ou tout simplement que Simone Veil a sans doute un peu plus de pertinence que Rama Yade mais ce préjugé fixe notre fonctionnement français. Ou que la jeunesse n’est pas une vertu en soit, en témoigne cette pauvre dame de 94 ans expulsée de sa maison de retraite par le défaut de paiement de ses enfants.

Je lisais l’autre jour dans la presse professionnelle du secteur de l’énergie qu’on murmurait qu’une jeune conseillère de l’Elysée, Mademoiselle (pardon à Oser le Féminisme toussa toussa) Rufo, experte en politique étrangère, notamment asiatique, pourrait, éventuellement, si aucun souci, si aucun problème, si l’horizon se dégageait, éventuellement, avec un peu de chance être numéro DEUX d’une ambassade avant QUARANTE ans ce qui avait l’air d’être absolument révolutionnaire.

Nous ne sommes pas au niveau du comité central communiste vietnamien qui coopte les chefs d’entreprises et les dirigeants politiques mais nous sommes loin de ces pays où ce sont les députés plutôt que leurs assistants qui ont entre 25 et 45 ans. Même si les choses se sont améliorées depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir (11 députés de moins de 40 ans désormais) la moyenne d’âge est élevée, à un peu moins de soixante ans. Et parmi nos parlementaires, la proportion d’endogamie sociale est croissante…

C’est un peu pareil dans les grandes entreprises, où outre le fait que le CAC 40 soit généralement dépourvu de femmes, la triplette ENA-Sciences po-Polytechnique fait un administrateur sur deux et  la moyenne d’âge passant de 58,6 à 59,8 ans en dix ans…soit la même que celui des députés. Pas étonnant qu’on l’appelle l’âge d’or même si il n’est pas encore paru de vermeil.
Alors que faut-il faire ? Des quotas de jeunes comme il y a déjà des quotas de femmes et comme certains voudraient des quotas « ethniques » ? Mais à partir de quel âge on est jeune ? Faut-il mettre un quota d’énarques et d’HEC dans les grands groupes et en politique  ? Imbécillité et atteinte à l’égalité devant le suffrage.

Et puis il y a toujours moyen de prendre d’autres chemins : Vincent Carry avec les Nuits Sonores ou Laurent Constantin avec Acti le prouvent chaque jour avec brillance à Lyon. Dommage que si peu de voies soient débouchées en ces périodes de grand rhume.

Que faire donc ?  Un vœu un peu à la façon du Comte de Saint-Simon mais la chose passe sans doute par un changement de mentalité dans notre pays, dans les recrutements, les énergies, les préjugés. On gagnerait sans nul doute en créativité. C’est de cela plutôt que du reste que souffre notre pays : un petit goût de naphtaline.

Une connaissance de blogs, Rosaelle, nous demande à quelques copains et moi d’indiquer nos blogs de filles préférés. Je ne sais pas vraiment ce qu’est un blog de fille ni ne suis vraiment convaincu qu’il y ai une spécificité des blogs féminins.

Certes il existe une catégorie « blogs de fille » essentiellement autour des catégories modes, à l’audience souvent immense.

Mais, n’en déplaise à certains ouvrages sur le sujet,  elle ne regroupe qu’une fraction des blogs tenus par des femmes tout comme toutes les femmes journalistes n’écrivent pas forcément dans la presse féminine. D’ailleurs mes collègues qui ont fait l’exercice demandé par Rosaelle ont plutôt, c’est logique au vu du type de blogueur, privilégié les blog politiques tenus par des filles. Je vais faire une sélection un brin plus variée.

Nicolas en a mis 37, Elooooody 15, Gauche de Combat 5, je vais en citer 13, en plus de l’initiatrice de la chaine, ce qui ne veut pas dire que je n’en lis pas plus mais surtout que je manque de temps et puis cela correspond à l’année qui vient de déployer ses bras.

-Sasa La Loute: Sasa est ma voisine de quartier à Lyon 7 . Elle blogue perso surtout, sur sa vie de cadre sup et maman mais aussi politique et coquineries. Une copine dans la vraie vie.

-Laetitia Mannequin, entrepreneuse, blogueuse, photographe, c’est un vraie couteau-suisse. Copine de la vraie vie qui blogue sur la survie en milieu hostile, les voyages, la rêverie.

– Sophie La Modeuse: véritable star locale du fashion, portant très bien la tunique, Sophie est une blogueuse et une fille adorable que s’arrache tout le monde. Et pour une fois tout le monde a raison

-Camille d’Essayage: incontournable également cette blogueuse est une figure elle aussi. Elle blogue mode mais aussi société, marketing.Un must. Et une partenaire de crunchball

-Trublyonne: un classique des blogs politiques de gauche, blogue moins depuis que Doudou est dans sa vie.Une copine du cru!

-Sarah Peillon: Une copine avec qui je partage un engagement comme la précédente mais aussi à la Mairie de Lyon 7 où elle est élue avec moi.

-Tetedeblog Un blog tout récemment découvert, que j’ai croisé il y a peu grâce à sa propriétaire, active sur twitter.

-Olympe blogueuse : allez on se lance dans la série des non-lyonnaises. Je ne suis pas toujours d’accord avec la vision d’Olympe du féminisme, que j’aimerais plus liée au contexte socio-économique mais nombre de ses billets sont excellents

-Princesse 101: Se maintient vaillamment sur typepad. Blogue sur tout: high-tech, société, livres.Est une mine d’infos.

-Suzanne: Parfois un peu excessive, parfois un peu obsessionnelle sur certains sujets mais une vraie plume, un vrai talent, un côté grattant là où il faut.

-Marion: une copine de la vraie vie pas vue depuis longtemps.Un vrai talent d’écriture très inspirée, avec une vraie tribu de fans. Un exemple que je donne parfois dans mes cours.

-Elooooody: Un blog politique et féministe qui sort souvent d’excellent billets très frais.

-Pensées de ronde:L’une des grandes dames de la blogosphère française.Un must-have.

Des vacances bloguesques, un peu. Des vacances bloguesques pour régénérer les batteries et l’écrit.Des vacances aussi, pas forcément dans mon mandat et mon activité pro mais aussi pour changer de plate-forme.

Depuis mon retour dans le monde des blogs en 2008, à l’orée de l’été, j’avais pris comme plate-forme typepad. A l’époque dynamique quoi qu’en passe d’être dépassée par wordpress, elle était alors celle des blogs politiques des plus sérieux. Le souci c’est que six apart, la société possédant la plate-forme l’a très peu fait évoluer.

J’y restais, d’autant que Romain Biard et d’autres connaissances, avaient la gestion de la partie francophone. C’était pratique et convivial de communiquer avec eux. Et puis six apart et Romain et ses équipes se sont séparés.Et puis la plate-forme n’évoluait plus. Et puis les bugs étaient de plus en plus nombreux, les innovations de plus en plus rares voire inexistantes. Le tout pour un mode de blog payant ce n’était pas terrible.

Un jour j’en ai eu assez, je me suis définitivement dit que j’allais profiter de cet hiver pour changer de lieu et, comme mon autre blog, celui de mon mandat d’élu (le présent étant mon blog perso, suivez un peu!) , de déménager sur WordPress.

Immédiatement des copains de boites informatiques m’ont proposé de me filer un coup de main à l’instar de Laetitia ou Vincent Achille. Vincent a transféré et bichonné la bête dans son nouvel écrin avec gentillesse et perfection. Qu’il en soit remercié.

Alors une nouvelle année, un nouveau départ de blog. Bloguer…Nicolas expliquait l’autre jour que le manque de respect le fatiguait sur les blogs et réseaux sociaux.

Pas faux, sur Twitter par exemple où se transfère trop souvent en 140 caractères des débats au sujet de nos billets qui devraient se tenir sur nos blogs, on est souvent dans le simple, le trash, le clash. C’est l’outil mais c’est pas seulement l’outil qui favorise cela.

Il y aussi la qualité des discussions: on est souvent dans le blanc ou noir (je me rappelle lors de l’épisode des pigeons de certains insultes assez gratinées), dans l’anecdotique débile (voir l’obsession des twittos et blogueurs de droite pour les cravates de Hollande…) ou l’agressivité. Certes il arrive à tous de péter un plomb et de trasher. Le blogueur de droite et copain Falconhill exprime aussi une forte lassitude  mais il devient de plus en plus difficile d’avoir un débat de qualité ces temps-ci.Ou alors on est crevés?

Niveau local, après des débuts prometteurs il y a quelques années avec une floraison de blogs locaux, d’intéressants blogs de journalistes, la discussion est un peu retombée en qualité. Les blogs politiques lyonnais réguliers sortant du « j’inaugure des choses » sont aussi rares qu’une bonne mesure de Sarkozy et les discussions sur les sites de presse, entre squatt par des groupes d’extrême-droite, paumés écrivant sous 20 pseudos différents etc…tournent très souvent à la haine personnelle. Difficile, impossible de parler projet, de discuter, de débattre. La démocratie numérique n’avance pas à Lyon, elle recule par les trolls.

Il est parfois fatiguant d’entendre à son propos, faute d’arguments sur le fond des « ah mais comment il fait pour être élu, salarié, blogueur le tout en même temps? Y’a un truc suspect? Il fait pas son taf d’élu? Son emploi est fictif? Son blog est écrit par un autre? » le tout par des gens cumulant parfois 3 ou 4 mandats d’élus sans aucun problème ni état d’âme…tiens à ce propos rappelons que le chef du principal parti d’opposition est à la fois chef de parti, député, avocat,Maire d’une commune (Meaux) et Président de Communauté de Communes. Sans parler à Lyon et dans les environs des maires de droite ou divers droite cumulant 3 mandats et une activité professionnelle… J’ai de la marge non avec mon activité d’élu de quartier? Remarquez je me plaint trop souvent aussi qu’on ne fasse pas le distingo entre mes activités et ce blog perso et mon mandat et mon blog d’adjoint au maire qui ne cumule pas. Couplé avec mes longues journées c’est fatiguant. On pense parfois porter plainte.Puis on s’habitue à la merde dans les bouches ennemies qui ne devrait être qu’adverses.

Bref, ne jouons pas aux Cosettes, bloguer est un plaisir qui m’a manqué. Y compris dans ses aspects les plus futiles. Futile? Finissons donc avec une vidéo de chat bien élevé, qui mange avec ses pattes.Celui de mon copain Fauxlower.

Bonne soirée et surtout bonne année à vous et vos proches.