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L'Europe assommée avant d'être tuée ? | Romain BlachierRomain Blachier

Dans les abattoirs, les bœufs sont assommés avant qu’on procède à leur abattage.

C’est pour l’instant au seul coup de massue qu’ont procédé les dirigeants des états européens cette semaine.

Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, qui avait pourtant d’excellentes propositions, a perdu sur toute la ligne.

Il plaidait pour une création d’obligations européennes afin que nous gérions au moins en partie les dettes en commun et que nous puissions obtenir de meilleurs taux par ce biais. Rejetté. L’Allemagne était frileuse, comme toujours depuis Madame Merkel et le retour d’une vision centrée sur elle même du pays de Goethe et Luther. Le Président Sarkozy, qui si il n’est pas un européen de conviction, a été plus offensif sur ces questions, s’est rallié à cette position frileuse comme il le fait déjà depuis un certain temps. La chose aurait pu ouvrir aussi la voie à une plus grande intégration européenne, à plus de politique et moins de technocratie dans l’Union. Mais non. Premier coup de massue.

Autre bon combat de Juncker: Aller vers des moyens financiers européens plus ambitieux. Avec un pour cent du PIB des pays de l’Union, l’Europe ne peut pas faire grand-chose et apparait comme une grosse machine inutile et bien incapable de réguler. Du coup certains disent qu’il faut tuer la bête. D’autres, comme les conservateurs britanniques ou tchéques et quelques autres,souhaitent que ce modeste budget soit encore plus restreint. Le premier ministre de droite de l’UK, David Cameron a ainsi poussé pour que l’Europe ne dispose plus que de 0,85% du PIB. C’est une volonté politique de sa part et c’est aussi un moyen chez lui de calmer ses députés les plus à droite, échaudés par son alliance avec les libéraux-démocrates. Sans aller jusque là, c’est à un nouvel échec qu’à conduit cette proposition de Juncker puisque au contraire c’est un gel jusqu’en 2020 du budget européen qui a été décidé par les chefs d’Etat. Pourtant la nécessité de répondre aux excès de spéculation comme l’avait souligné DSK dans sa charge contre les égoïsmes nationaux et la simple ambition de relancer l’ambition européenne aurait du conduire à l’inverse et à une augmentation des moyens de l’Europe. Deuxième coup de massue.

Et le couteau europhobe s’approche…

L'Europe assommée avant d'être tuée ? | Romain BlachierRomain Blachier

Dans les abattoirs, les bœufs sont assommés avant qu’on procède à leur abattage.

C’est pour l’instant au seul coup de massue qu’ont procédé les dirigeants des états européens cette semaine.

Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, qui avait pourtant d’excellentes propositions, a perdu sur toute la ligne.

Il plaidait pour une création d’obligations européennes afin que nous gérions au moins en partie les dettes en commun et que nous puissions obtenir de meilleurs taux par ce biais. Rejetté. L’Allemagne était frileuse, comme toujours depuis Madame Merkel et le retour d’une vision centrée sur elle même du pays de Goethe et Luther. Le Président Sarkozy, qui si il n’est pas un européen de conviction, a été plus offensif sur ces questions, s’est rallié à cette position frileuse comme il le fait déjà depuis un certain temps. La chose aurait pu ouvrir aussi la voie à une plus grande intégration européenne, à plus de politique et moins de technocratie dans l’Union. Mais non. Premier coup de massue.

Autre bon combat de Juncker: Aller vers des moyens financiers européens plus ambitieux. Avec un pour cent du PIB des pays de l’Union, l’Europe ne peut pas faire grand-chose et apparait comme une grosse machine inutile et bien incapable de réguler. Du coup certains disent qu’il faut tuer la bête. D’autres, comme les conservateurs britanniques ou tchéques et quelques autres,souhaitent que ce modeste budget soit encore plus restreint. Le premier ministre de droite de l’UK, David Cameron a ainsi poussé pour que l’Europe ne dispose plus que de 0,85% du PIB. C’est une volonté politique de sa part et c’est aussi un moyen chez lui de calmer ses députés les plus à droite, échaudés par son alliance avec les libéraux-démocrates. Sans aller jusque là, c’est à un nouvel échec qu’à conduit cette proposition de Juncker puisque au contraire c’est un gel jusqu’en 2020 du budget européen qui a été décidé par les chefs d’Etat. Pourtant la nécessité de répondre aux excès de spéculation comme l’avait souligné DSK dans sa charge contre les égoïsmes nationaux et la simple ambition de relancer l’ambition européenne aurait du conduire à l’inverse et à une augmentation des moyens de l’Europe. Deuxième coup de massue.

Et le couteau europhobe s’approche…