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L'Allemagne et moi | Romain BlachierRomain Blachier

Quelques amis allemands du SPD de Stuttgart viennent nous voir à partir de ce soir dans le cadre d’un échange mis en place il y a quelques années.Ainsi, avec quelques camardes, nous sommes allés découvrir comment nos cousins d’outre-rhin faisaient de la politique, avant eu le plaisir de les accueillir à Lyon à deux reprises et sommes allés dans un camp d’été avec eux pour de fructueuses discussions et de très chaudes soirées (là et là).

Même si je suis en retrait par rapport au passé sur ce jumelage (relai passé, un peu de désengagement des structures et sensibilités internes…) le germanophile instinctif que je suis est ravi de revoir quelques vieilles connaissances issues de cet échange.

J’ai une forte admiration pour le pays de Luther, son fonctionnement, son modèle politique et social, la culture de ses habitants.La chose est assez paradoxale quand on sait que je ne parle pas allemand (espagnol deuxième langue…) et que mon caractère est fort peu germanique en général.

Une partie de mes ancêtres,toutefois, du côté de ma mère, furent allemands et alsaciens, me léguant ce physique plus typique d’un habitant de Bavière que de Bastia.

En 1871 toutefois, il n’en reste pas moins que lors de l’annexion, mes ancêtres maternels furent parmi les optants, ceux choisissant de garder leur nationalité française et de quitter l’Alsace pour aller vers l’actuel Rhône-Alpes.

Je dois à l’Allemagne mes premiers émois politiques et ma première action politique.Ma grand-mère maternelle, fervente gaulliste, au pourtant germanique nom de famille Engelhardt ,était plus que méfiante vis à vis de la nation de Luther, question de guerre et de génération et mes parents accueillaient dans notre maison de campagne des amis germaniques.J’ai  vu au fur et à mesure ma très méfiante grand-mère, que le Seigneur aie son âme, s’adoucir et s’ouvrir, chose qui m’évoquera plus tard ce  fameux  proverbe  camerounais « On ne hait point l’autre, c’est juste qu’on ne le connait pas« .

Première action politique aussi, même si elle relevait du trash-ado lorsque en 6e, dans mon collège.un élève français s’amusa à faire le salut hitlérien à un correspondant allemand de passage et se retrouva, par la brutalité  juvénile de votre serviteur, la tête dans les toilettes scolaires, chasse tirée…Matiére un peu brute de défendre l’Europe certes !

Emois d’homme ensuite avec, il est vrai le charme et l’étreinte de nos cousines de germanie, de la musique de Bach, du courage et de la lucidité d’un Luther.Admiration d’un modèle fédéral, d’un peuple farouchement attaché à l’Europe, du SPD, d’Habermas…

Même si je suis toujours aussi peu roué dans la langue de Schopenhauer, la région d’Europe de nos hôts suscite ainsi chez moi un mélange de rationnel et d’admiaration.Ceci dit j’en ia marre des histoires d’amitiés-franco allemande.Ces histoires entre vieilles nations n’ont plus de sens.N’est-il pas temps de penser plutôt en termes de nation européenne qu’en minces liens transnationaux? La tâche est longue mais comme le disait le trés germanique Schopenhauer: « La volonté est l’idée« .

L'Allemagne et moi | Romain BlachierRomain Blachier

Quelques amis allemands du SPD de Stuttgart viennent nous voir à partir de ce soir dans le cadre d’un échange mis en place il y a quelques années.Ainsi, avec quelques camardes, nous sommes allés découvrir comment nos cousins d’outre-rhin faisaient de la politique, avant eu le plaisir de les accueillir à Lyon à deux reprises et sommes allés dans un camp d’été avec eux pour de fructueuses discussions et de très chaudes soirées (là et là).

Même si je suis en retrait par rapport au passé sur ce jumelage (relai passé, un peu de désengagement des structures et sensibilités internes…) le germanophile instinctif que je suis est ravi de revoir quelques vieilles connaissances issues de cet échange.

J’ai une forte admiration pour le pays de Luther, son fonctionnement, son modèle politique et social, la culture de ses habitants.La chose est assez paradoxale quand on sait que je ne parle pas allemand (espagnol deuxième langue…) et que mon caractère est fort peu germanique en général.

Une partie de mes ancêtres,toutefois, du côté de ma mère, furent allemands et alsaciens, me léguant ce physique plus typique d’un habitant de Bavière que de Bastia.

En 1871 toutefois, il n’en reste pas moins que lors de l’annexion, mes ancêtres maternels furent parmi les optants, ceux choisissant de garder leur nationalité française et de quitter l’Alsace pour aller vers l’actuel Rhône-Alpes.

Je dois à l’Allemagne mes premiers émois politiques et ma première action politique.Ma grand-mère maternelle, fervente gaulliste, au pourtant germanique nom de famille Engelhardt ,était plus que méfiante vis à vis de la nation de Luther, question de guerre et de génération et mes parents accueillaient dans notre maison de campagne des amis germaniques.J’ai  vu au fur et à mesure ma très méfiante grand-mère, que le Seigneur aie son âme, s’adoucir et s’ouvrir, chose qui m’évoquera plus tard ce  fameux  proverbe  camerounais « On ne hait point l’autre, c’est juste qu’on ne le connait pas« .

Première action politique aussi, même si elle relevait du trash-ado lorsque en 6e, dans mon collège.un élève français s’amusa à faire le salut hitlérien à un correspondant allemand de passage et se retrouva, par la brutalité  juvénile de votre serviteur, la tête dans les toilettes scolaires, chasse tirée…Matiére un peu brute de défendre l’Europe certes !

Emois d’homme ensuite avec, il est vrai le charme et l’étreinte de nos cousines de germanie, de la musique de Bach, du courage et de la lucidité d’un Luther.Admiration d’un modèle fédéral, d’un peuple farouchement attaché à l’Europe, du SPD, d’Habermas…

Même si je suis toujours aussi peu roué dans la langue de Schopenhauer, la région d’Europe de nos hôts suscite ainsi chez moi un mélange de rationnel et d’admiaration.Ceci dit j’en ia marre des histoires d’amitiés-franco allemande.Ces histoires entre vieilles nations n’ont plus de sens.N’est-il pas temps de penser plutôt en termes de nation européenne qu’en minces liens transnationaux? La tâche est longue mais comme le disait le trés germanique Schopenhauer: « La volonté est l’idée« .