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le curieux programme du FN en Corse

Le Front National est ce qu’on appelle, du camp des loyalistes. Comme les Républicains et le PS, il est partisan de garder les territoires qui composent la République au sein de la France. A cet effet il combat les indépendantistes Martiniquais, Bretons, Basques etc. Députée du Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen pose régulièrement des questions sur la Nouvelle-Calédonie, attaquant très violemment les nationalistes kanaks.

Parti jacobin, le FN a même souvent tendance à s’en prendre aux militants autonomistes et ou régionalistes au nom d’une vision centralisée de la France. Il ne nie nullement les traditions locales, qu’il a d’ailleurs un peu tendance à  folkloriser. Y compris au niveau des patois locaux.

Mais il se positionne généralement pour un rôle fort de l’Etat sur la décision publique face aux collectivités locales. On voit mal par ailleurs ce parti nationaliste proposer de faire promouvoir d’autres langues que  le français comme le créole ou le basque.

Le FN tient un bien curieux discours sur la Corse, dont certains éléments plaisent aux indépendantistes anti-français

C’est pourtant une autre orientation  qui est tenue par le FN sur la Corse depuis quelques temps.On sent comme un changement par rapport à l’époque où Jean-Marie Le Pen s’en prenait frontalement aux indépendantistes locaux.

Déjà le parti n’a pas exactement le même nom sur ce territoire qu’ailleurs dans la République : il se nomme FN-Fiamma Corsa. Le Parti Socialiste, les Républicains, les Communistes, l’UDI etc… se sont tous intitulés en français à Bastia comme à Ajaccio ou à Corte. Sauf le FN qui utilise donc la langue Corse pour se présenter sur ce territoire. Seul autre parti national à faire ainsi : les verts locaux. Mais il est vrai que ces derniers ont localement appelé à voter pour les nationalistes au second tour des élections territoriales.

Le nom du FN corse si il est toutefois surprenant pour un parti prônant l’unité du pays et parlant du rôle central de la langue française, peut paraitre anecdotique.

Sauf que le parti de Marine Le Pen prône le bilinguisme français/corse. Ce qui commence à poser question.

Sauf que le Sénateur-maire FN de Fréjus, David Rachline, en venant soutenir ses amis sur l’Ile de Beauté, a déclaré que les Corses, avant d’être français, étaient d’abord Corses. Ce qui est pour le coup vraiment surprenant quand on voit que ce parti prétend s’opposer fermement aux communautarisme et déclare régulièrement qu’il n’y a qu’un seul cadre en France : l’identité française.

Sauf que le FN évoque aussi un peuple Corse, une notion très discutée juridiquement. Et qui est un positionnement particulier . Parler de peuple Corse, et le FN ne peut pas l’ignorer au vu des nombreux débats qu’il y a eu sur le sujet, c’est considérer que les Corses sont un peuple à part. Distinct du peuple français. Il existe d’autres partis qui disent cela dans l’Ile. Ils appartiennent tous au camp indépendantiste ou à minima autonomiste. Ce camp qui veut séparer la Corse du reste de la France.

On comprend mieux pourquoi le FN n’a pas dénoncé nationalement la manière dont s’est déroulée l’investiture des nationalistes corses à l’Assemblée Territoriale. Avec discours dans une autre langue que le français et propos de sécession vis à vis de la France. Curieux non ? Et cela pose clairement la question de la cohérence intellectuelle du FN. Qu’on a certes peu vue dans le discours de son chef de file.

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