• 9849-xxx-xxx
  • noreply@example.com
  • Tyagal, Patan, Lalitpur

Le MEDEF s’en prend à nouveau aux intermittents

C’est le retour du combat du MEDEF contre les entrepreneurs et indépendants de la Culture.

Comme il y a deux ans. Comme il y a douze ans. Comme très souvent en fait. Les intermittents pour le MEDEF c’est un peu comme la viande de veau pour les végétariens,  les arabes pour le FN, les juifs pour Dieudonné ou les socialistes pour Mélenchon : des ennemis à combattre férocement et un instrument pour fédérer son camp .

Pourtant les entrepreneurs culturels sont salués par une partie moins extrémiste du patronat que celle représentée par le MEDEF: en effet ce statut repose sur l’idée qu’un intermittent du spectacle doit être autonome, travailler, prendre des risques, créer, pour avoir droit au statut.

Et qu’est-ce que l’intermittence, sinon un régime qui permet aux artistes et techniciens de pouvoir travailler et vivre de leur art (quelques explications sur le fonctionnement de l’intermittence dans la vidéo ci-dessous)

Le système des négociations chez dans ce secteur est pour le moins biaisé. C’est un syndicat patronal quasi-absent du monde culturel (Le MEDEF) qui négocie. Et ceux qui signent les accords avec lui dans ce domaine sont certes issues de confédérations intéressantes (la CFDT et la CFTC) mais dont le poids chez les intermittents est faible. Niveau syndicat la CGT qui est de loin la mieux implantée dans le monde du spectacle. Mais elle est hélas peu écoutée par le patronat.

Le MEDEF qui a pourtant exigé et obtenu 25 000 000 000 d’euros de CICE veut en plus, cette année, obtenir une réduction de 400 millions d’ici à 2020 des fonds versés aux travailleurs de la Culture au titre de l’intermittence. Dont 180 millions immédiatement. Une situation pouvant provoquer des baissés d’indemnités allant jusqu’à moins 25%.  Une vraie baisse de pouvoir d’achat dans un métier où l’on ne gagne pas souvent correctement sa vie. Et une réforme qui ne règle pas les vrais abus qu’on peut trouver dans le régime.

On voit monter des mouvements d’intermittents, on voit se poser la question une nouvelle fois de la tenue des festivals. On doit aussi se poser la question de la place de la Culture dans notre pays. Une place qui n’est pas économiquement à perte puisque le secteur pèse bien davantage dans la richesse nationale produite que l’automobile…

Les mobilisations commencent. Verdict après négociations à la fin du mois.


Intermittent, précaire à temps plein… par datagueule