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La douzaine de propositions d’Emmanuel Macron à Lyon

Pour respecter l’esprit du meeting (et aussi parce qu’il avait envie qu’on y aille ensemble) de dépasser les frontières idéologiques, je suis allé là-bas avec un pote de droite, Guillaume. Devant le palais des sports de Gerland, mais quelle foule ! Cela se presse dans tous les sens. C’est vrai que c’est jeune, bien plus que dans les meetings politiques traditionnels, que ça vient de tous les horizons (il y a plein de monde avec qui je n’aurais pensé faire meeting commun au vu de nos idées et étiquettes souvent antagonistes dans le passé) de gens croisés il n’y a pas si longtemps dans une gauche très à gauche jusqu’à des élus et militants de droite libéral et de centre-droit. Et c’est vrai que ça bouge. N’en déplaise aux trolls particulièrements virulents (même si quelques-uns sont parfois drôles) que l’on croise sur nos murs Facebook lorsqu’on y charge des pbotos du meeting.

Une foule optimiste, nombreuse et ouverte au palais des sports de Lyon pour le meeting de Emmanuel Macron

La foule est enthousiaste, optimiste et riche en têtes nouvelles comme en visages plus anciens. Bruno Bonnell a joué les monsieur Loyal. Marlène Schiappa a parlé de la cause des femmes. Et puis Gérard Collomb a chauffé la salle après être montée sous des ovations nourries « Gérard, Gérard !  » scandait le public debout alors que le Maire de Lyon prenait place ce qui a sans doute surpris quelques observateurs extérieurs mais pas ceux qui connaissent la popularité de Collomb dans nos contrées lyonnaises. Un discours énergique mais un peu classique même si efficace dans la forme sur le rassemblement pour gagner.

Puis c’est sous les applaudissements et les levers de la foule l’arrivée d’Emmanuel Macron, forcément accueilli en star. Le ton était posé, pastoral j’aurais dit. Il y eu beaucoup d’explications sur la démarche menée, celle de ne pas nier le clivage gauche droite mais de penser qu’en certaines circonstances les deux peuvent travailler ensemble, qu’on peut aimer le discours de Mitterrand sur l’Europe et être de droite. Ou qu’on a pu vibrer pour l’allocution de Jacques Chirac sur le Vdl d’Hiv et être de gauche.  D’autres exemples suivirent : Charles De Gaulle et la résistance, l’alliance Zola-Péguy pendant l’affaire Dreyfus ou le vote de la loi autorisant l’avortement qui fut votée par une majorité composite. Et rendit même un hommage à Philippe Séguin.

Macron esquisse l’idée d’une société compétitive et dynamique mais qui protège les plus faibles et les autres

Tout le long du discours Emmanuel Macron , qui fut parfois un peu trop en postures de principes, esquissa l’idée d’une société compétitive et dynamique mais qui protège les plus faibles et les autres, qui amène des filets de sécurité. Il fait se lever, cela fait longtemps que je n’avais vu cela, les foules pour applaudir et acclamer l’Europe. Parle de laïcité mais aussi de respect de tous dans la République. Evoque la question du revenu universel et celle de Noeud les Mines où les chômeurs qui lui ont parlé lui ont demandé du travail et non une allocation type RSA doublé (pour le coup j’avoue que la question du revenu universel, si elle est abordée sans doute avec un peu de légèreté par Benoit Hamon, n’est pas forcément à balayer d’un revers de main.)

Niveau propositions de fond, on aura quelques éléments. Ils sont des plus intéressants et appétissants mais on restera hélas encore un peu dans l’attente sur nombre de points. De nouveaux points qui devraient être égrenés et précisés tout au long du mois de février.

Une douzaine de propositions concrètes d’Emmanuel Macron

Mais des propositions il y en eu. Et intéressantes.

Bien plus que dans nombre de meetings concurrents

-Supprimer le RSI, élément demandé par beaucoup de petits entrepreneurs

-Faire financer un pass culture par les multinationales du numérique

-Rétablir la police de proximité

-Allégement des cotisations des travailleurs pour les faire gagner en pouvoir d’achat

-Plan d’investissement sur le numérique et les énergies propres, la modernisation de l’état et la formation de nos jeunes.

-Plan de baisse des dépenses de l’Etat, proposition de servir de refuge aux starts-ups et chercheurs US menacés par l’obscurantisme de Donald Trump

-Protection sociale universelle pour assurer une indemnité chômage aux salariés mais aussi aux entrepreneurs et professions indépendantes

-Diminution par deux des effectifs des classes dans les quartiers ZEP

-Hausse du salaire des enseignants allant y exercer

-Ouverture des bibliothèques le week-end et le soir

-baisse des cotisations patronales jusqu’à 2,5 fois le SMIC

-Budget de la défense porté à 2% pour lutter contre le terrorisme…

Et puis le meeting s’est terminé dans l’enthousiasme et la Marseillaise. Sans voix éraillée. Si des éléments de programme restent à créer (mais je vais travailler à cela sur le point culture et celui du numérique au sein des équipes en charge de ces questions) le moment était plus que réussi, avec un vrai enthousiasme de nombreux citoyens. Un enthousiasme pas vu depuis longtemps. Il y a 78 jours pour convaincre encore plus large.