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Bce Bagarre entre Trichet (Directeur de la Banque Centrale Européenne) et Sarkozy, président du pays présidant actuellement l’Union Européenne, au sujet du relévement des taux de la banque centrale européenne (BCE)..




Il y a quelques jours, le premier a fait procéder à l’augmentation de son principal taux directeur d’un quart de point pour aller à 4,25%.


Cela veut dire pour simplifier qu’une entreprise de la zone euro qui veut emprunter de l’argent paiera donc un peu plus cher son crédit.Cela a des conséquences:Un peu moins d’investissement pour les sociétés, un peu moins de demande donc et donc normalement un ralentissement voire un arrêt (mais là faut pas rêver) de la hausse des prix.Les exportations, avec une monnaie plus coûteuse peuvent également être concernées mais l’Euro, déjà cher, ne devrait pas bouger notablement. La BCE, comme la Banque d’Angleterre ou la réserve fédérale des USA et même le Japon, où l’inflation est modérée,constatent que la tendance inflationniste se poursuit. La hausse dont il est question ici vise donc ralentir la machine à augmenter les prix dans une zone euro où les salaires ne suivent pas (le coût moyen de l’heure de travail-revenu direct et contribution sociales- est même en baisse).


Cette hausse, modérée, ne devrait durer sans doute que quelques mois et la banque centrale devrait baisser à nouveau le loyer de l’argent à la fin de l’été.C’est le moment alors que l’emploi repart en Europe (mais pas en France où le chomage augmente) de procéder à ce petit stop (la hausse, faible, est plus préventive qu’autre chose) à la vie chére.


Rien que du logique et comme l’a dit Trichet, bénéficiera sans doute aux foyers les plus modestes, premiéres victime des hausses de prix.


Mais Sarkozy ne l’entend pas de cette oreille.Avec des hausses de prix supérieures à celle de la moyenne de la zone euro, une dette qui lui a valu de se faire taper sur les doigts par l’Europe une nouvelle fois vendredi dernier, un chômage à la hausse, le président veut faire croire que pas plus que pour la libération de Bétancourt, il n’y est pour quelque chose dans les difficultés du pays.Haro donc devant l’UMP sur la banque centrale, dont la hausse est critiquée par le président qui affirme qu’elle va pénaliser l’économie et ralentir les exportations,qui se portent pourtant pas mal, malgré le coût élevé de l’euro, et détuire la croissance française.Il est vrai que le président continue à affirmer que cette derniére sera de 3% cette année alors que les instituts internationaux penchent plutôt pour moins de 2%, avant la hausse décriée.Sarkozy essaie peut-être de se défausser d’une politique économique qui n’apporte rien pour l’instant…


Mais au-delà de ça, indirectement, l’interpellation du président du pays qui dirige l’Union Européenne pose une vrai question: Est-il normal que le responsable politique de l’UE ne soit pas habilité à agir autrement que par déclarations sur la Banque Centrale? Est-ce souhaitable qu’il le fasse, sachant qu’il peut aussi utiliser cet outil à court terme, pour de simples ambitions e besoins du moment? La question n’est certes pas nouvelle, même si elle a été dans un premier temps tranchée par Maastricht.

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