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Comment qualifieriez vous une politique qui vise à la disparition de la seconde banque du pays, pour cause de pratiques contestables, taxe les créanciers des banques, vise à détruire un système basé sur le flou bancaire et le paradis fiscal et taxe les comptes des très grandes fortunes ? Si on rajoute que les dis comptes en question sont généralement tenus par de grandes fortunes venues d’un pays fort peu démocratique et connaissent souvent des origines douteuses?

Alors comment on la nomme ?

Delapierre, l’un cailloux dans la chaussure du Parti de Gauche, la qualifiait de “salopard” en désignant ainsi les ministres européens, dont Pierre Moscovici, qui ont concocté ces mesures. Que reprochait Delapierre mais aussi, beaucoup d’autres, au PG comme ailleurs dans la gauche radicale et dans la droite et l’extrême-droite souverainiste ? Il était tout de même logique que l’argent public européen ne serve pas à renflouer sans contrepartie des banques et des avoirs aux comportements des plus discutables parfois.

Les moyens des Etats pour financer les milliardaires russes! C’est aussi ce que voulait la droite chypriote. On a beaucoup glosé sur la taxe qui aurait pu être appliquée à tous les dépôts bancaires, y compris les plus modestes.

Certains ont oublié de dire que ce n’est pas l’Europe qui a demandé une taxe sur les dépôts de moins de 100 000 ou 20 000 euros (seuil abaissé au moment de l’examen puis du rejet du plan par le parlement chypriote, où la gauche et des élus de centre-droit ont mis en échec la proposition du président de droite) mais que cette demande provient du gouvernement chypriote lui-même, qui voulait une politique plus laxiste avec les banques et les fonds déposés par de nombreuses fortunes.

Reste encore des paradis fiscaux en Europe, à commencer par le Luxembourg et Malte. Et puis manque encore une harmonisation fiscale pour éviter la course mortifière à long terme du dumping sur lesquelles surfent le populisme des Depardieu et des Figaro Magazine. Cela posera sans doute la question de la place de la Grande-Bretagne en Europe. Ce sont des débats, de même que la position allemande sur la question des prêts directs aux banques a rendu la situation plus difficile. Encore une fois qu’ils sont lourds ces dogmes nationaux.Mais ce n’est pas un hasard si le Président actuel de Chypre demande de l’aide à l’Europe là où son prédécesseur croyait aux fausses promesses russes.

En attendant on pourrait peut-être se féliciter de l’accord trouvé sur Chypre, dans laquelle la France aura joué un grand rôle. Et puis insister sur les moyens d’accompagnements afin d’éviter aux chypriotes le moyen d’éviter la gueule de bois après un changement de modèle. Là est le vrai combat solidaire plutôt qu’à la stigmatisation et à l’insulte de l’Europe et/ou des chypriotes (en fonction de l’interlocuteur). La cure de désintoxication au paradis fiscal ne doit pas de terminer dans l’enfer des misères. Et des salopards, des vrais…

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